Votre avis sur les impacts de la relation Iran USA Israël sur les marchés en mars?

Je ne savais pas dans quelle file mettre le lien…

https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/vendredi-a-wall-street-l-un-des-meilleurs-mois-de-mai-du-21e-siecle-ce7f5dd8df8cf020

Bonne semaine

C’est le file fourre tout sur les marchés . Contrairement à certains , je n 'étais pas pessimiste mais de là à penser qu 'on aurait de telles performances avec l 'IA …

C’est surtout les émergents qui ont cartonné , notamment l ’ indice émergent asie avec du +12 % en 1 mois . Et le Nasdaq très proche avec presque 12 % . Après le SP500 plus modeste avec 5 % et Eurostoxx avec 4 %

Je ne sais pas si j’ai bien fais, le problème se fera peut être sentir au début de l’automne, mais comme je l’avais évoqué ici j’ai remis une petite louche fin mars, sans me désinvestir , et pour l’instant à part ma nouvelle ligne « or physique » d’amundi, tout est vert foncé (avec une nuance pour Air Liquide dont je suis franchement déçu pour le moment après 9 mois de détention…)

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Pour ceux qui auraient manqué le feux d’artifice…

La fête continue !

Info exclusive Philippe le 17 avril !

Les echos :"la Réserve fédérale américaine a laissé en l’état sa politique monétaire, le loyer de l’argent restant dans la fourchette de 3,5 à 3,75%.

L’inflation revue en forte hausse

Les nouvelles projections économiques font état, sans surprise en raison des conséquences du conflit au Moyen-Orient sur les prix de l’énergie d’une hausse des attentes en matière d’inflation, désormais vue à 3,6% cette année en données brutes et à 3,3% hors éléments volatils, contre 2,7% dans les deux cas en mars. Ces nouvelles projections n’anticipent pas de retour de l’inflation PCE et core PCE à l’objectif de 2% avant 2028. La croissance du PIB est estimée à 2,2%, contre 2,4%.

Euronews :" La Fed maintient ses taux lors de la première réunion de Kevin Warsh, mais près de la moitié des responsables envisagent une hausse cette année alors que l’inflation reste élevée.

En rupture marquée avec ses précédentes prévisions, neuf responsables de la Fed anticipent au moins une hausse des taux d’intérêt cette année, tandis que la banque centrale a également supprimé, dans son communiqué de politique monétaire, les formulations laissant entendre que son prochain mouvement serait une baisse de taux

Ma vision des choses : Quel contraste avec ce début d’année où les indicateurs etaient au vert et où les marchés anticipaient 3 baisses de taux de la FED, prenant en compte la faiblesse de l’inflation, un scenario de chute du cours du pétrole et l’aspect politique à la suite de la nomination d’un Président de la Réserve fédérale.

Il y aura un avant et un apres guerre du Golfe, un avant et un apres mars !
Mars, dieu de la guerre, a déjoue toutes les prévisions !

Boursorama : " La présidente de la BCE a défendu la mesure prise la semaine dernière par la banque centrale qui, pour la première fois depuis près de trois ans, a relevé ses taux d’intérêt afin de freiner l’inflation provoquée par la flambée des cours de l’énergie depuis le début du conflit.

« Moi, je dois tuer l’inflation si elle se réveille, parce que si elle sort de la bouteille, pour la faire rentrer, ça sera beaucoup plus difficile, ça sera beaucoup plus coûteux », a-t-elle déclaré, ajoutant que la bloc commençait "à sentir frémir les effets de second tour, c’est-à-dire des risques d’augmentation des salaires en particulier".

Je crois utile cette hausse des taux en tant que message clair : la BCE restera droit dans ses bottes pour eviter les effets de second tour. Certes l’inflation a en l’espèce une cause exogène mais la BCE ne s’en laissera pas conter.
Les marchés sont toujours demandeurs de baisses de taux mais c’est à mon avis plus malin d’agir préventivement pour casser avant qu’elle snenclenche la boucle prix-salaire.
De plus, la BCE démontre son indépendance politique.

Bonjour
Le premier coup de canon a durablement modifié la donne sur les taux longs.
Le 10 ans US est encore à 4,51%, contre 3,99% la veille de la guerre.
Manifestement les marchés obligataires restent pessimistes et s’alignent sur les analystes macroeconomiques, intégrant la modification profonde, y compris à 10 ans, des anticipations inflationnistes. Et la chute du Brent n’y fera rien, la rivière des prix est sortie de son lit.
Cette inquiétude du marché du crédit est probablement le vecteur qui contrarie la reprise du cours de l’or.
La macroéconomie ignore la symetrie : ce qu’un seul coup de canon peut declencher n’est pas résorbé lorsque le canon se tait car toutes les anticipations en sont durablement affectées.
Autre image : bon courage pour remettre à sa place le dentifrice sorti de son tube !
J’ai repris mon flux d’achat d’or depuis 10 jours car je suis acheteur pour les 15 ans à venir, les seuils techniques touchés il y a 10 jours etaient nets. Les baisses sur quelques jours, semaines, mois ou années ne me font pas plaisir mais me permettent de prévenir un achat en surcote.
Ce que j’espère à présent, ce sont de multiples hausses des taux directeurs de la FED, seules à même à mon sens de casser la boucle prix-salaire qui va démarrer. La baisse des taux longs est au prix de la hausse des taux courts, même si cette inversion de la courbe des taux est souvent annonciatrice d’une baisse d’activité, donc moins favorables aux actions

Au Pakistan, les mangues restent sur les arbres, victimes collatérales du conflit au Moyen-Orient

Impact de la macroéconomie qui concerne directement chacun d’entre nous, investisseur francais nanti comme paysan de l’un des pays les plus pauvres. Mais que ce dernier vit dans sa chair en voyant ses mangues pourrir dans ses arbres.

D’aucuns craignent un impact prononcé sur les récoltes 2027, en Afrique mais également aux USA, suite aux comportements déjà mis en oeuvre par les filieres agricoles à l’égard des engrais et des choix de semailles, en reaction aux événements de mars. Les prix agricoles seront l’une des voies de propagation de l’inflation alors même que le cours du Brent pourrait continuer de baisser.

Ouah je ne sais pas comment j’ai fait pour réussir à lire les 150 derniers messages de ce fil de discussion !! J’avais quitté le navire le 31 mars.. et je constate que c’est devenu LE fil de son créateur :grinning_face_with_smiling_eyes:

J’espère que tu ne t’embêtes pas trop Hervé ici depuis le 3 juin :laughing: (je plaisante :wink: )

Allé je re-quitte pour de bon ce fil, sachant qu’en plus je bosse dans le pétrole en Afrique, donc on se délecte de la situation à Ormuz et le catastrophisme ambiant de ce fil ne m’intéresse donc pas trop :grinning_face_with_smiling_eyes:

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Je te remercie de ton courage !

As tu pris du doliprane ?

En plus, en pleine canicule ça n’est pas évident…

Puisque tu es un lecteur assidu et ne crains pas les romans étoffés, je te recommande " Guerre et paix" !

Je te recommande aussi une seconde lecture : tu pourras constater que je n’ai jamais pensé que la fin de la guerre ramenerait le compteur à zéro. Au contraire je dis depuis fin mars que c’est à la fin de la foire qu’ô compte les bouses, et que cette fin, c’est la publication du T3, donc fin octobre. Et même si la guerre avait duré 3 semaines.

A présent, même avec un Brent de retour au point initial, le ver de l’inflation est dans le fruit de la macroéconomie.

Ce qui explique le changement de politique monétaire, tant de la BCE que de la FED.

La différence entre le 27 février et le 29 juin ? Les marchés n’anticipent plus les baisses de taux !

La guerre n’est plus, mais son enfant, l’anticipation d’inflation, conduit les banques centrales à etre plus faucons. D’ou les cours actuels, tout particulièrement sur l’or.

Au final il y a pas mal de monde et qui se délecte des problèmes sur Ormuz . Ceux qui ont profité comme professionnel et notre ami Brésilien qui s’ Imaginait manger des pop corns en regardant un désastre devant nos yeux incrédules. Au final un coup de chaud et puis plus rien . Oh pardon un raz de marrée inflationniste en vue, peut être un Krach boursier et enfin une dépression, tout cela au rythme d’ une samba endiablée !

Personne n’a jamais évoqué de raz de marée inflationniste. Pas moi, ni personne ici ni aucun économiste.

Il s’agit d’un changement de tendance inflationniste en 2026 et 2027 qui amènent la FED et la BCE à ne plus anticiper les baisses de taux prévues avant la guerre.

Regardez les retournements spectaculaires des 10 ans US, Japon, Brésil, France. Les taux plongeaient avant la guerre, et, comme souvent, les marchés du crédit sont plus réactifs que ceux des actions.

Lisez les déclarations de Christine Lagarde en début de mois, constatez le retrait des anticipations de baisse dans le rapport de la FED. Le dernier rapport comprend 130 mots, cette lecture est abordable.

Dans la vie, toute analyse est une question de nuances.

"Tout ce qui est excessif est insignifiant " Talleyrand.

Je pourrais aussi reprendre une maxime de Talleyrand .

" Quand je me regarde je me désole. Quand je me compare je me console"

Je ne vise personne bien évidemment !

Je sais, je sais, je me réponds à moi-même ! :joy: Vous avez l’habitude…

Depuis le 28 février, le débat est inédit entre économistes (et en conséquence les banques centrales et les acteurs du crédit) et les analystes des marchés actions : l’incident en Iran, résolu, aura-t-il des impacts durables au S2 2026 et même en 2027 : inflation, taux, croissance ? Et donc quel niveau d’exposition faut-il adopter en matière obligataire d’une part, actions d’autre part ?

Pour l’instant, nous constatons un impact :

  • sur les politiques monétaires de la BCE et de la FED en raison des anticipations d’inflation (inflation de second tour = même si le Brent continue de baisser)
  • sur les taux longs et donc sur l’or
  • mais pas sur les actions

Voici la situation au 1er juillet vs 27 février :

  • 10 ans USA = progression de 53 points de base = un mini crack obligataire en mars suivi d’une stabilisation, pour un total de 13% d’écart
  • Or $ = baisse en mars, stabilisation, baisse en juin pour un total de 24%, intégrant le changement de phase sur les marchés obligataires
  • Marchés actions : baisse en mars, progression depuis : les niveaux sont, sur de nombreux marchés, nettement supérieurs à ceux d’avant la crise

Le débat (effet ponctuel vs effet durable) de la crise passée est donc toujours Le sujet de l’été avec une très nette divergence entre :

  • Tous les marchés actions
  • Les marchés obligataires, donc les positions de banques centrales et l’or

Je repostule que ce débat ne pourra être tranché qu’à la publication du T3 avec la question clé : les résultats du T3 seront ils « normaux » donnant ainsi raison à des marchés actions optimistes depuis le 28 février ou impactés par une quelconque stagflation.

NB : tous les pronostics sont argumentables, le débat économie/marché reste très captivant.

J’ai réussi à relancer le fil !! :partying_face: :joy:

Pas besoin de Doliprane, te lire ne me donne pas mal à la tête !! Enfin la plupart du temps du moins :grinning_face_with_smiling_eyes:

La canicule… je suis en Afrique en ce moment, là où il fait chaud 365j/an… donc bon…

Bref, mode hors-sujet OFF :roll_eyes:

Pour la situation actuelle, entre les profits engrangés par les pétrolières et les soldes sur l’or, je trouve qu’on vit un moment plutôt sympathique moi :rofl: et aussi je trouve que c’est plus les mouvements globaux de capitaux qui sont captivants à observer plutôt que nos débats ici :joy:

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J’ai l’impression que vous avez quelques difficultés à quitter ce fil pour de bon.

Cette fois-ci vous avez mis à peine 3 jours au lieu de 3 mois pour y revenir pour peser dans le débat avec votre analyse et contre-arguments très intéressants…

Ce sont les nuits africaines chaudes qui vous empêchent de dormir ou la compassion soudaine que vous avez eu pour Hervé qui vous ont fait re-tomber dans l’ambiance catastrophiste du fil?

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Merci pour vos sarcasmes Norayk, j’apprécie beaucoup ce type d’humour :grinning_face_with_smiling_eyes:

Je n’avais simplement plus de temps à perdre sur le forum, pas seulement sur ce fil ; mais désormais j’en ai à nouveau un peu :upside_down_face:

Pour la chaleur, on finit par s’y faire.. si si !!

Selon moi, aucune inquiétude pour ma part sur l’économie mondiale à venir. Que les US se décident à bombarder la Russie, que la Chine envahisse Taïwan, que Trump trouve le moyen de faire un 3ème mandat,… peu importe, l’économie mondiale est plus forte (sur le long terme) que la géopolitique et en est de plus en plus décorrelée comme on a pu le remarquer.

Après il faut évidemment se poser quelques questions pour investir au mieux et c’est ça qui nous intéresse tous ici je crois :slightly_smiling_face:

Au plaisir de continuer à papoter avec vous ! :wink:

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Guerre au Moyen-Orient : le taux d’intérêt de la dette française à 10 ans au plus haut depuis 2009

Les marchés actions ont fait abstraction des anticipations inflationnistes 2026-2027.

Les marchés obligataires encaissent durement le coup, c’est visible si vous portez des obligations à 10 ans.

Mais les particuliers sont souvent peu exposés car ils choisissent des échéances courtes. La culture obligataire s’est perdue au moment même où la culture actions s’est développée, c’est comme si l’epargnant français ne savait jamais se tenir sur les 2 jambes. C’est assez étrange car les mêmes n’hésitent pas à investir à long terme sur les actions.

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