Votre avis sur les impacts de la relation Iran USA Israël sur les marchés en mars?

Le Figaro : "Livret A : le taux va passer à 1,7% en août, annonce le ministre de l’Économie Roland Lescure

Cette hausse, qui s’explique par le rebond de l’inflation depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient fin février, suit les préconisations de la Banque de France."

Rappel de la règle de calcul :

"Le mode de calcul du livret A

Le taux d’intérêt du livret A est l’indice, arrondi au quart de point le plus proche, le plus élevé, entre :

  • L’inflation des douze derniers mois mesurée par la variation sur les douze derniers mois connus de l’indice Insee des prix à la consommation de l’ensemble des ménages, augmenté d’un quart de point ;
  • La moyenne arithmétique entre, d’une part, l’inflation des douze derniers mois et, d’autre part, la moitié de la somme de la moyenne mensuelle de l’Euribor 3 mois + la moyenne mensuelle de l’Eonia (pour le dernier mois connu)."

Bonne nouvelle toute relative pour mes liquidités, car je préférais 1,5% au 1er février que 1,7% au 1er août compte tenus des anticipations d’inflation revues à la hausse depuis fin février.

16/07 Les cours de l’or et de l’argent atteignent leurs plus bas niveaux depuis huit mois

L’or chute sous 4000 dollars l’once sous l’effet de la nouvelle flambée des prix du pétrole brut − alimentée par l’aggravation des violences et des menaces entre les États-Unis et l’Iran −, qui maintient les anticipations de hausse des taux d’intérêt américains.

L’offre pétrolière est aussi abaissée en raison de la guerre Russie Ukraine : les compagnies pétrolières russes auraient demandé à l’Inde de leur fournir de l’essence, sur fond d’attaques continues de l’Ukraine contre les raffineries du troisième producteur mondial de pétrole.

Mais bon, selon certains, les marchés boursiers (y compris obligataires) ne sont pas concernés par les événements mondiaux…Et l’affaire iranienne appartiendrait au passé depuis quelques mois.

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LE monde : Petrole : le niveau mondial des stocks au plus bas depuis un an, prévient l’AIE

La reprise des frappes américaines contre l’Iran et le blocage du détroit d’Ormuz ravivent les craintes sur l’approvisionnement pétrolier mondial. Déjà entamés par plusieurs mois de tensions dans le golfe Arabo-Persique, les stocks des pays de l’OCDE sont tombés à leur plus bas niveau depuis décembre 1990.

Taux : l’OAT a plus de 4,02 %, pire score depuis 17 ans et demi

25% de baisse de l’OAT 10 ans depuis le début des hostilités = crack obligataire

Le point d’orgue de cette séance de jeudi, c’était la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) : elle a décidé comme prévu de maintenir son principal taux directeur à 2,25 % (après une hausse de 0,25 % en juin) mais certains membres ont évoqué une prochain hausse du loyer de l’argent.
Christine Lagarde souligne elle-même « l’incertitude » due au retour des hostilités au Moyen-Orient, évoque la crainte d’un nouveau choc énergétique (avec une remontée de +40 % du prix du baril de Brent à 101 USD, c’était impossible d’éluder le sujet) qui pourrait contraindre l’institution à réagir dès le mois de septembre face à « une inflation plus élevée que prévu ».

Article du Monde « La crise au Moyen-Orient se propage à l’économie, les taux d’intérêt de la France dépassent 4 % pour la première fois depuis 2008 »

Je viens de calculer le krach obligataire US : 19%.

NB : un krach est une baisse soudaine d’environ 20%.

J’ai l’impression qu’il n’y avait plus eu de krach obligataire depuis 1994, mais vous en savez peut-être plus que moi.

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Je n 'ai pas compris : 2022-2023 pas de krach obligataire? C’est LE krach obligataire de ce siècle …

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Il faut en effet relativiser la récente hausse des rendements obligataires qui fait suite à 2 ans de reflux. Nous ne sommes que 10% au-dessus des plus hauts de 2023 qui ont fait suite à la remontée la plus rapide et brutale depuis longtemps, à partir de taux qui étaient alors négatifs. Pour le moment les banques centrales temporisent et ne parlent que de quelques hausses d’un quart de point des taux directeurs à venir, même si cela peut rapidement évoluer.

Beaucoup l’ont oublié car cela commence à dater, mais si vous élargissez la fenêtre au-delà de 2008, les taux actuels en eux-mêmes n’ont rien d’anormal, ils sont même plutôt sains économiquement parlant. Ce qui est réellement inquiétant est le niveau d’endettement et le niveau de valorisation des actifs, stimulés pendant des années par une abondance de liquidités et des taux anormalement bas.

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Au lieu de parler de vos mauvais souvenirs de plateaux de bureau, on attend votre réponse sur la hausse phénoménale des taux en 2022- 2023.

Je pense que l 'on ne l 'aura jamais étant donné que vous avez des problèmes pour voir un éléphant dans la pièce !

Cheshkharis, le plus grand port pétrolier russe de la mer Noire, n’effectue plus de chargement de pétrole sur des pétroliers depuis quelques jours, à la suite d’attaques menées par des drones ukrainiens dans cette zone.

Cette information est rapportée par Bloomberg, selon Ukrinform.

Les houthistes, du Yémen, alliés de Téhéran, ont, de leur côté, revendiqué des attaques aux missiles et aux drones sur des sites pétroliers de Saudi Aramco en Arabie saoudite, au bord de la mer Rouge – à Jizan, près de la frontière yéméno-saoudienne, et à Yanbou, plus au nord sur la côte.

Et pendant ce temps-là, toujours 1500 navires bloqués dans le Golfe d’Aman et le Detroit d’Ormuz.

Ca vaut « ce que ça vaut », mais je trouve ce biais de lecture intéressant…

Pour ceux n’ayant pas confiance dans les liens, je fais un c/c ci dessous :

Et si la crise pétrolière n’était, finalement, pas si « grave » que cela ? Et si on exagérait sur notre dépendance immuable au pétrole ?

Nombre d’institutions et d’experts ont, à juste titre, sonné l’alerte rouge car 20% de l’approvisionnement mondial (20 mbpj) s’est soudain retrouvé bloqué.

C’est également le parti que nous avons pris dans ces lignes, notamment en gardant un oeil attentif sur les stocks stratégiques s’approchant vertigineusement des seuils critiques opérationnels, et en vous partageant les données à ce sujet.

Mais un scénario alternatif se dessine potentiellement. Après tout cela fait bientôt 5 mois qu’Hormuz est sévèrement perturbé et on reste loin du cataclysme énergétique et économique redouté (pour le moment).

Comme relaté précédemment, le marché s’équilibre pour le moment comme suit pour compenser les 20 mbpj de perte :

• Environ 6 mbpj ont trouvé des routes alternatives à Hormuz, notamment les pipelines menant aux ports de Fujairah (Emirats Arabes Unis) et Yanbu (ouest de l’Arabie Saoudite) : ces infrastructures restent à portée de tir de l’Iran, mais imaginons ici qu’il n’y ait pas cette escalade

• 2 mbpj sont couverts par l’excédent de départ d’avant la guerre

• 1,7 mbpj sont couverts par des hausses de production ailleurs dans le monde (US, Guyana, Brésil, Venezuela…)

• 5,8 mbpj sont couverts par la baisse de la demande (économies d’énergie se traduisant malheureusement parfois par de l’appauvrissement, substituts au pétrole, électrification)

• 4,1 mbpj « seulement » sont couverts en tapant dans les stocks stratégiques

Il resterait donc à grapiller 4% du pétrole mondial pour détendre le marché.

Autre signal intéressant bien qu’un peu mystérieux : d’après cet article de CNN, malgré la réouverture partielle et temporaire du détroit d’Hormuz en juin, le pétrole libéré trouvait difficilement preneur. La demande mondiale, portée notamment par la Chine, chute de façon inattendue.

Face à la hausse des prix, les consommateurs ont accéléré leur transition vers l’électrique et les transports publics, et ont plus généralement appris à se passer un peu de pétrole. Cette baisse de la consommation crée une suroffre sur les marchés et contraint les producteurs du Moyen-Orient à brader leurs prix.

(publié par Cyrus Farhangi)

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J’ ai déjà entendu ce type d’ analyse. Concrètement voyons nous des files d’ attente aux stations essence: eh bien non ( en dehors de la Russie). Malgré le discours alarmiste de certains, ca n’ a rien à voir avec les années 70.

4 nuances à apporter :

  • Baisse des exportations russes en raison des bombardements des capacités de production et d’exportation
  • Entrée dans le jeu depuis quelques jours des Houtis, menace sur l’itinéraire saoudien bis vers la Mer Rouge
  • Baisse de consommation des pays d’Asie pauvres par Baisse du PNB (le fameux "5,8 mbpj couverts par la baisse de la demande (économies d’énergie se traduisant malheureusement parfois par de l’appauvrissement). Appeler "economie d’énergie le fait de ne pas en avoir pour produire et consommer…C’est comme si j’appelais « economie de nourriture » la famine
  • Baisse de la consommation : info à vérifier, les français se déplacent moins depuis mars

NB : je doute que l’électrification depuis mars ait une influence dès à présent.

Je crois plutôt à une baisse de la consommation par l’adage coluchien : " Explique moi ce dont tu as besoin, je t’expliquerai comment t’en passer"

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La vraie nouveauté , c’est le risque Houtis avec la fermeture potentielle du détroit de Bab el-Mandeb qui bloquerait les exportations pétrolière venant d’ Arabie Saoudite. A suivre

" 20 Minutes » présente en exclusivité les résultats d’une enquête réalisée par Keolis qui montre que 44 % des personnes interrogées ont réduit leurs déplacements en voiture, au cours des six derniers mois, en raison de la crise des carburants.

Les gros rouleurs, c’est-à-dire ceux qui font plus de 400 km par semaine, passent de 7 % de la population à 3 %. A l’inverse, la catégorie de ceux qui font moins de 50 km par jour augmente de 22 % à 37 %. »

Et ce ne sont pas les déplacements professionnels - qui représentent 30 % de l’ensemble des déplacements, et qui sont pour la plupart contraints - qui sont sacrifiés, mais les déplacements de loisirs. Six répondants sur dix ont en effet renoncé au moins une fois à certains déplacements (« visites amis ou familles », et/ou « partir en vacances ou en week-end », et/ou « sortie loisirs »).

C’est la vie sociale qui est la première rationnée, et nous faisons face à un phénomène de démobilité devant la crise du carburant qui nous frappe de façon très forte. »

Espérons que c’est vrai. Mais venant de Jancovici… si on le suis, la fin du monde s’est déjà produite il y a plusieurs décennies. Et là on est en enfer et il nous annonce tout les quatre matins la fin du monde, donc de l’enfer. Pour une fois qu’il est positif, croyons-le :slight_smile:

C’est surtout qu’il relaie une info qui n’est pas directement de lui qui fait que j’y ai porté un peu d’attention.
Tout n’est pas toujours à jeter dans ce qu’il dit, mais il manque un peu d’humilité dans ses propos, sa posture de « moi je sais que je savais et vous êtes des ignorants » est parfois agaçante j’en conviens aisément !

Il m’étonne aujourd’hui car il considère que l’absence de pénurie est effectuée par "économie d’énergie ", alors que celle ci est due à la pauvreté de certains pays bien obligés de se passer du précieux liquide.

Donc pas de pénurie puisque d’autres font face aux pénuries.

Pourtant il explique toujours que le PNB est une fonction du petrole utilisé.

C’est probablement des politiques économique internes, mais des entreprises commencent à demander de limiter les déplacements.

Si on en croit le Monde, les niveaux de pétrole dans l’OCDE sont au niveau de 1990

La chine, qui a des réserves, aurait plutôt eu un rôle de stabilisateur.

Pour la Russie, il ne faut pas confondre petrole brut et carburant. Attaquer les raffineries fait qu’a court terme, ils ont trop de pétrole par rapport aux débouchés. A court terme ca peut avoir un effet positif sur le prix du pétrole (besoin d’exporter du brut). Mais, ca fait aussi qu’à long terme des puits pourraient être fermés (donc moins d’offre mondial).
C’est le même problème à Ormuz. Si on arrête un puits, le temps de remise en service peu être long, très long

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Nicolas Baverez

"Les États-Unis enlisés dans une guerre longue en Iran

Sans vision stratégique et incapable de libérer le détroit d’Ormuz, Donald Trump perd sa domination sur le terrain, entraînant dans sa chute l’Occident tout entier.

La malédiction de Versailles a frappé le protocole d’accord signé entre les États-Unis et l’Iran le 17 juin 2026 tout aussi sûrement que le traité de 1919, qui acta une fausse paix et une simple suspension des hostilités dans la guerre civile européenne pendant trente ans. Le caractère très général et ambigu de ses quatorze points, notamment sur la question clé du statut du détroit d’Ormuz, ne pouvait que conduire à une reprise rapide des opérations militaires. Quand les États-Unis prétendaient acquise la réouverture d’Ormuz, la République islamique, qui a pris conscience qu’elle dispose d’une arme de destruction massive de l’économie mondiale plusredoutable encore que la bombe atomique, n’entend à aucun prix en céder le contrôle."

La suite dans Le Point…

Il semblerait que le "traité " de Versailles ne correspondent pas tout à fait à la clôture de l’incident ouvert le 28 février…

Je vois plutôt un élargissement des « échanges » entre pays, aux vues de l’actualité depuis ce matin.

Les Etats-Unis et l’Arabie saoudite franchissent une étape inédite en frappant l’Irak de manière conjointe.

Un pétrolier stockant du gaz frappé par un drone dans un port égyptien.

L’Iran rejette une proposition d’Oman sur la gestion du détroit d’Ormuz. La proposition omanaise prévoyait de diviser le détroit en deux couloirs de navigation, chacun destiné à accueillir 50 % des navires transitant par cette route maritime.

Les rebelles houthistes du Yémen prévoient, sous la direction de leur allié iranien, d’imposer des droits de passage aux navires transitant par la mer Rouge et le détroit de Bab Al-Mandab

Selon l’agence Reuters, l’Iran devrait recevoir au cours des prochaines semaines une première livraison de 300 à 400 lanceurs portatifs de missiles sol-air (Manpads) de fabrication chinoise,.

Seule note d’espoir, la déclaration de la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Kaja Kallas, vice-présidente de la Commission européenne, qui appelle l’Iran à « trouver une voie vers la diplomatie » dans le Golfe. Elle indique s’être entretenue par téléphone avec Abbas Araghtchi, le ministre des affaires étrangères iranien, à propos de la situation dans le Golfe et de la guerre en Ukraine. Elle estime que la trêve des combats dans le Golfe pouvait offrir aux médiateurs « le temps de trouver une voie vers la diplomatie et d’éviter un retour à une guerre à grande échelle ».