Votre avis sur les impacts de la relation Iran USA Israël sur les marchés en mars?

On nous a raconté des blagues il y a 15 jours sur le fait que nous n’étions pas dans une situation comparable aux chocs pétroliers de 73 et 79, et sans expliquer la raison de cette affirmation.
Tous les produits que vous avez dans votre maison sont transportés par camion = pétrole
Une large part d’entre eux viennent pas bateaux = pétrole
Votre voiture éclectique est faite de métaux = pétrole
Les éoliennes sont composées de métaux = pétrole…
La transition éclectique est une fable : nous sommes au pic historique de toutes les énergies : biomasse, charbon, pétrole, gaz…
Nous consommons du pétrole, nous mangeons du pétrole : votre pain est issu du blé dopé aux engrais issus du gaz, dans des champs labourés au pétrole, le blé a été transporté grace au pétrole…
Nous sommes toujours dépendants des hydrocarbures, donc dépendants d’une douzaine de pays, et à présent nous sommes dépendants de la Chine, du Chili, de pays africains pour les métaux. Et là pour chaque métal, nous pouvons dépendre de 2 ou 3 pays…

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On dirait que tu travailles chez Total energies :slight_smile:

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  1. Le PDG est excellent
  2. Pour moi, l’économie repose sur les hydrocrabures et la classification ESG n’a aucun sens tant que nous ne sommes pas prêts à la décroissance

Hervé Jancovici !
Analyse irréfutable en termes de physique ceci-dit…

Je recommande à tous d’écouter Jancovici.
BFM mardi ; " Totalenergies : Après un bond de 33% cette année, Barclays voit l’action Totalenergies grimper de plus de 25%
(BFM Bourse) - Dans une note sectorielle, la banque a relevé ses cibles sur le secteur pétrolier et a pris comme hypothèse des perturbations sur le marché du pétrole liées au conflit en Iran jusqu’à la fin du deuxième trimestre. Totalenergies devraient, selon l’établissement, se distinguer en raison de ses réserves prouvées d’hydrocarbures.
Pour [Totalenergies), Barclays a rehaussé sa cible à 94 euros contre 78 euros précédemment tout en confirmant sa recommandation à « surpondérer », équivalent d’acheter. Au cours actuel (environ 74 euros), le nouvel objectif de l’établissement accorde un potentiel de 27% à l’action.
La banque explique qu’avec le conflit en Iran, les préoccupations autour d’un marché pétrolier largement excédentaire du côté de l’offre ont été remplacées par des coupures de production. Plusieurs pays (comme l’Irak ou le Koweït) ont été contraintes de stopper leurs opérations sur plusieurs sites. Le trafic dans le détroit d’Ormuz, par lequel transite quotidiennement l’équivalent de 20% de la consommation de gaz naturel liquéfié et de pétrole, est à l’arrêt.
Selon Barclays, l’équivalent de 8 millions de barils de bruts par jour auront été retirés du marché sur le mois de mars, soit un peu moins de 8% de la consommation totale quotidienne.
Tout ceci a « considérablement resserré toutes les estimations d’équilibre offre/demande, des reconstitutions de stocks étant nécessaires après les perturbations », écrit le bureau d’études.
La banque britannique a remis à jour ses estimations. Pour cela, l’établissement est parti du principe que le marché sera perturbé par le conflit au Moyen-Orient jusqu’à la fin du deuxième trimestre. Barclays précise bien qu’il ne s’agit pas d’une prévision mais d’une hypothèse de travail.
En conséquence, l’intermédiaire financier retient une prévision du baril de [Brent] de 84 dollars pour 2026, avec un pic à 95 dollars pour le deuxième trimestre.

Totalenergies stoppe une partie de sa production

Ces cours plus élevés porteront bien sûr les activités d’exploration et production des majors, gonflant leurs résultats et leurs flux de trésorerie.
Pour [Totalenergies Barclay estime qu’environ 27% de la production aval d’hydrocarbures est exposée au Moyen-Orient (Irak, Qatar, Moyen-Orient et Oman).
La société, de son côté, a annoncé [avoir interrompu les opérations sur l’équivalent de 15% de sa production totale, ces arrêts étant localisés au Qatar, en Irak et aux Émirats arabes unis.]/la-hausse-des-cours-devrait-compenser-cette-perte-totalenergies-suspend-l-equivalent-de-15-de-sa-production-mondiale-de-petrole-et-de-gaz-dans-plusieurs-pays-du-golfe
Cependant l’entreprise explique que sa production au Moyen-Orient génère moins de cash que celle en dehors de cette région, en raison d’une taxation plus élevée. Si bien que les 15% évoqués plus haut ne représentent que 10% de son flux de trésorerie opérationnel.
« En 2026, la croissance de notre production à valeur ajoutée devrait provenir en grande majorité de l’extérieur du Moyen-Orient, ce qui signifie qu’une hausse du prix du pétrole compensera largement la baisse de la production au Moyen-Orient : une augmentation de 8 dollars le baril du prix du [Brent]suffirait à compenser le flux de trésorerie d’exploitation (CFFO) prévu pour 2026 provenant de nos actifs offshore en Irak, au Qatar et aux Émirats arabes unis, à un prix de 60 dollars le baril », développe [Totalenergies](
Autrement dit, l’envolée des cours du baril (en hausse de plus 25 dollars environ pour le [Brent] a largement compensé la perte de production de [Totalenergies]au Moyen-Orient.

Barclays pense que le bénéfice par action de [Totalenergies]grimpera de 35% cette année.

Des réserves qui comptent

La banque considère que l’action du groupe français est « sous-évaluée » alors que l’entreprise « affiche certains des rendements les plus élevés du secteur, tant dans ses divisions en amont qu’en aval (raffinage, distribution, et présente l’activité la plus résistante » à la baisse des prix de marché.

L’établissement voit le flux de trésorerie de [Totalenergies] croître de 20% par an d’ici 2030 et considère que le couple « rendement/risque » est devenu plus attrayant.
En outre, « la société reste bien diversifiée, avec une forte exposition au marché européen du gaz – plus importante que celle de certains de ses concurrents –, ce qui pourrait lui permettre de tirer parti de la hausse des prix », poursuit la banque.
Barclays estime par ailleurs qu’au vu de l’environnement de marché actuel, les groupes qui possèdent les plus importants niveaux de réserves se démarqueront, citant l’italien [Eni] ainsi que [Totalenergies]
Le secteur pétrolier a assez peu investi en aval ces dernières années. Ce alors que « le portefeuille (d’actifs pétroliers, en amont commence désormais à passer du statut d’‹ actifs bloqués › à celui d’‹ actifs stratégiques ›, ce qui met clairement en avant la longévité des réserves et a constitué l’un des principaux facteurs à l’origine de l’évolution récente du cours des actions », développe Barclays.
Or les données sur les réserves d’hydrocarbures de [Totalenergies]/) [avaient tapé dans l’œil des analystes le mois dernier.]
La durée de vie des réserves prouvées (les gisements qui ont une probabilité d’environ 90% d’être extraits), un indicateur qui montre le nombre d’années de production au rythme actuel qu’assurent ces réserves, a atteint 12,2 années, avec un taux de renouvellement de 116% en 2025.
Plus cette durée de vie est élevée, moins un groupe pétrolier se retrouve sous pression pour investir dans de nouveaux actifs pétroliers, en les rachetant ou en les découvrant via l’exploration. Ce de sorte à maintenir la croissance de sa production.
Totalenergies dépasse ses rivaux sur ces indicateurs tant en termes de renouvellement que de durée de vie, constate Royal Bank of Canada.
Les chiffres du groupe français contrastent avec « Shell et BP avec une durée de vie des réserves en baisse et des profils de production stagnants », appuie la banque canadienne.
Selon une présentation de [Totalenergies](seul l’américain Chevron affiche une durée de vie des réserves prouvées comparables à la sienne (environ 12 ans) quand Shell et BP restent sur un chiffre plus proche de 7-8 années.

Un environnement de long terme porteur

Citi mettait également en avant la robustesse des réserves prouvées de [Totalenergies]pour justifier son opinion à l’achat sur le titre. La banque américaine estimait, dans une note publiée début mars, que le groupe français méritait « une prime de valorisation » par rapport à ses pairs européens, pour cette raison.
Au-delà des questions autour du court terme sur la guerre au Moyen-Orient, Barclays met en avant le fait que le secteur pétrolier se trouve à l’aube d’un cycle prometteur.
« Le conflit en Iran finira par prendre fin, et lorsque ce sera le cas, ce qui comptera avant tout pour les valeurs pétrolières et les investisseurs, ce sont les perspectives à long terme. À cet égard, notre opinion reste inchangée : le marché pétrolier sous-jacent se resserre, l’offre hors de l’Opep (l’Organisation des pays exportateurs de pétrole) étant incapable de suivre le rythme de la demande », explique la banque britannique.
Les producteurs américains de pétrole de schiste, qui ont assuré le gros de la croissance de l’offre (97% du total sur la période 2014-2024) commencent déjà à ralentir la cadence, en raison notamment de coûts plus élevés, souligne l’établissement.
Au passage, Barclays souligne que la construction à la vitesse grand V de centre de données dans le monde crée une hausse structurelle de la demande d’électricité et donc de gaz naturel.
Autant d’éléments qui, selon la banque, doivent inciter les investisseurs à se renforcer dans un secteur qui, malgré sa récente hausse, reste bon marché, s’échangeant en moyenne 8,4 fois les bénéfices attendus sur douze mois.

Acheter une action sur son plus haut historique est risqué. Personnellement je préfère opter pour des actions qui ont déjà bien baissé et qui ont plus de chances de faire +25% sur du moyen long terme.

D’ailleurs je crois que c’est ce que vous prônez également : attendre les démarques. Mieux vaut donc éviter Total à ce prix là (même si sur du court terme ça peut continuer à monter).

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OK la valorisation est historique mais le blocage du détroit d’Ormuz aussi est historique.
Je ne fais pas systématiquement les soldes, si un actif progresse mais que les raisons sont solides et surtout que je les comprends, je peux y aller.
Mon dernier achat remonte au deuxième jour de la guerre quand j’ai vu que les marchés ne prenaient pas la guerre au sérieux. Et le précédent achat remonte à fin octobre à 53,30 € pour un cours aujourd’hui de 78,59€
A présent je n’achète plus, je conserve.
J’allégerai s’il y a de l’exagération (90€) mais pour racheter à meilleur prix plus tard.

Les lois de la physique dont Hervé parle c’est cela:

Après 1 frappe :

« L’attaque iranienne contre le Qatar a endommagé les installations de gaz naturel liquéfié (GNL) du pays, réduisant d’environ 17% ses capacités d’exportation. Il faudra trois à cinq ans pour les rétablir, annonce jeudi l’agence de presse Reuters qui cite le CEO de QatarEnergy, la compagnie pétrolière nationale. »

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3 à 5 ans ! C’est vraiment une usine à gaz !

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C’est quand même surprenant de voir qu 'il y a beaucoup d 'émotion/spéculation sur le prix du baril de pétrole : on est passé aujourd 'hui de 119 à 107 $ soit -10 % en intraday et donc on arrive à une baisse finale sur un jour de presque -2 % .

Partir sur des investissent/spéculation sur ce secteur, très peu pour moi .

Le P/E de Total n’est que de 12 à relativiser par rapport au 28 de Chevron…
En noter aussi que la société cote aux US via ADR (ce qui la rend moins biaisée par les critère ESG).
C’est une excellente boite (avec un seuil de rentabilité les plus bas du secteur) et bien diversifiée…

A noter que les conséquences du manque de pétrole commence à se faire sentir en Asie, où certains gournement ont pris des décisions pour limiter les déplacements…

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J’ai passé mes premiers ordres depuis 2 semaines :

    • 2 000 € sur l’or : l’or a dégringolé, or je suis acheteur long terme mines d’or depuis 2018 car je m’inquiète des dettes publiques, mais sur les mines, dans un contexte de hausse de l’or noir, j’encaisse de lourdes pertes
  1. +3 800 € sur actions : Brésil en premier (producteur d’énergie : pétrole, agrocarburant… La monnaie reste stable face à l’euro alors que depuis des décennies elle baisse dès qu’on a un dollar fort), Australie, Chine, Japon. 0€ sur USA car je pense la hausse du dollar juste technique, et 0€ sur l’Europe qui en faisant un blocus sur ses approvisionnements gaziers et pétroliers auprès de la Russie a accru sa dépendance au Moyen Orient.

Pourquoi acheter des actions alors que je pense la crise vraiment grave et encore sous-cotée par les marchés ? Car je souhaite passer à une exposition de 60% d’ici 3 ans et que là j’étais seulement à 8,1% d’actions depuis la veille de la guerre, avec ce petit ordre je passe à 9,9%. Si j’étais exposé à 30 ou 50 % je n’aurais pas acheté. J’achèterai les nouvelles baisses (qui sont très probables) mais je ne ferai d’achat massif qu’en cas de panique des marchés.

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Bonjour Izidor,

plus d’ADR depuis le 8 décembre mais titre avec double cotation Paris N-Y.
En complément de ce que vous écrivez sur Chevron / Total, qui reprend des infos que j’ai lu dans la presse il y a qques mois j’ai interrogé GPT 5.2 hier soir selon les nouveaux cours.
Réponse ci-dessous.

Voici le tableau demandé. J’ai pris le PER TTM de marché et le rendement du dividende TTM autour du 19 mars 2026. Pour les rachats d’actions, j’indique soit le montant 2025 réalisé, soit le dernier programme annoncé quand c’est plus parlant.

Groupe PER TTM Rendement Rachats d’actions Lecture rapide
TotalEnergies 13,9x 3,25 % 7,5 Md$ en 2025 ; guidance 2026 de 0,75 à 1,5 Md$ par trimestre La moins chère du panel sur le PER.
ExxonMobil 23,6x 1,91 % 20 Md$ rachetés en 2025 ; plan de 20 Md$ encore prévu sur 2026 Nettement plus chère que Total sur le bénéfice.
Chevron 29,7x 2,58 % 12,1 Md$ rachetés en 2025 Multiple élevé, malgré une politique actionnariale solide.
ConocoPhillips 17,5x 1,94 % 5,0 Md$ rachetés en 2025 Plus chère que Total ; profil plus “E&P pur” que major intégrée.
Shell 18,9x 2,32 % Nouveau programme de 3,5 Md$ annoncé le 5 fév. 2026 Au-dessus de Total en valorisation.
bp 75,0x 3,31 % 4,479 Md$ rachetés en 2025 ; buybacks ensuite suspendus PER peu lisible car bénéfice très comprimé ; à comparer avec prudence.
Equinor 20,2x 2,88 % 5 Md$ en 2025 ; programme 2026 jusqu’à 1,5 Md$ Plus chère que Total, mais retour actionnarial encore important.
Repsol 19,2x 4,23 % 600 M€ exécutés en 2025 ; premier programme 2026 de 350 M€ Rendement élevé, mais PER quand même supérieur à Total.

À retenir : TotalEnergies ressort comme la moins chère du groupe sur le PER, avec un rendement encore correct. Repsol paie davantage en dividende, mais avec un multiple plus élevé. Exxon et surtout Chevron se paient bien plus cher. bp fait exception : son PER est gonflé par un bénéfice 2025 affaibli, donc ce n’est pas le comparatif le plus pertinent pour elle.

Et pour ton cas précis sur TotalEnergies : avec le cours de 78,59 €, le calcul direct sur le BPA ajusté 2025 de 6,10 € donne bien un PER d’environ 12,9x. Le 13,9x du tableau est le PER TTM de marché utilisé par les agrégateurs, donc la logique est cohérente mais la base de calcul n’est pas exactement la même.

Je peux aussi te faire un classement du plus attractif au moins attractif pour un investisseur “rendement + valorisation”, avec un petit score synthétique.

Oui volontiers

Réflexion durant 23s

Oui. En prenant une logique simple “valorisation + rendement actionnarial”, je classerais aujourd’hui ce panel ainsi :

1) TotalEnergies
C’est pour moi le meilleur compromis du groupe : PER TTM d’environ 13,9x, donc le plus bas du panel, avec en plus un dividende trimestriel de 0,85 € par action au titre de 2025 et un programme de rachats qui reste conséquent. TotalEnergies a aussi publié un BPA ajusté dilué 2025 de 6,10 €, ce qui explique qu’au cours de 78,59 € on retombe sur un PER “maison” proche de 12,9x.

2) Repsol
Repsol me paraît le deuxième dossier le plus attractif sur ce critère mixte. Son PER TTM est autour de 19,6x, donc plus élevé que celui de TotalEnergies, mais la rémunération actionnariale est forte : la société indique avoir distribué environ 1,8 Md€ en 2025, dont ~1,1 Md€ de dividendes et 700 M€ de rachats, et vise autour de 1,9 Md€ en 2026 avec un dividende cash de 1,051 € par action.

3) Shell
Shell reste solide, mais un cran moins séduisant que TotalEnergies en valorisation pure : son PER TTM est d’environ 18,9x. En contrepartie, le retour actionnarial demeure régulier, avec un dividende de 0,372 $ par action ordinaire annoncé pour le T4 2025 et un nouveau programme de rachat de 3,5 Md$ annoncé début février 2026.

4) ConocoPhillips
ConocoPhillips a un PER TTM autour de 17,5x, ce qui n’est pas excessif, mais le profil est plus “amont pétrolier pur” et moins intégré que celui de TotalEnergies ou Shell. Le dividende ordinaire déclaré pour le T1 2026 est de 0,84 $ par action. Je le mettrais derrière Shell parce que le couple diversification/résilience me semble un peu moins bon.

5) Equinor
Equinor affiche un PER TTM autour de 20,2x, donc plus élevé que TotalEnergies et ConocoPhillips. La distribution reste néanmoins robuste, avec une proposition de dividende de 0,39 $ pour le T4 2025 et un programme de rachat pouvant aller jusqu’à 1,5 Md$ pour 2026. C’est un dossier intéressant, mais moins “bon marché” à ce stade.

6) ExxonMobil
Exxon est une très belle machine opérationnelle, mais le marché lui accorde une prime : PER TTM d’environ 23,6x. Le dividende reste bien installé, avec 1,03 $ par action au T1 2026, et Exxon a encore racheté massivement ses titres en 2025. Mon classement plus bas n’est donc pas une critique de qualité, mais un constat de valorisation plus tendue.

7) Chevron
Même idée qu’Exxon, mais encore plus marquée : PER TTM d’environ 29,7x, donc très élevé pour une major pétrolière. Chevron a relevé son dividende trimestriel à 1,78 $ et a racheté 12,1 Md$ d’actions en 2025, mais à ce niveau de multiple je trouve le dossier moins attrayant en entrée.

8) bp
Je mets bp en dernier, non pas forcément parce que l’actif est le moins intéressant industriellement, mais parce que le signal financier est le moins propre : le PER TTM ressort autour de 75x, ce qui traduit un bénéfice très affaibli, et surtout bp a suspendu ses rachats d’actions en février 2026 pour privilégier le bilan. Le dividende reste là, mais le couple visibilité/valorisation est moins convaincant aujourd’hui.

En synthèse, mon classement “achat aujourd’hui” serait donc :
TotalEnergies > Repsol > Shell > ConocoPhillips > Equinor > ExxonMobil > Chevron > bp. Cette hiérarchie est une appréciation, pas un classement mécanique officiel : je privilégie ici le prix payé pour 1 €/$ de bénéfice, puis la qualité de la redistribution aux actionnaires. Sur cette base, TotalEnergies ressort clairement comme la valeur la plus équilibrée du lot.

Je peux te faire maintenant un tableau noté sur 10 avec trois colonnes : valorisation / dividende / qualité globale, puis une note finale pour chaque major.

Fais donc cela

Réflexion durant 46s

Voici une notation sur 10 en trois volets, puis une note finale.
C’est mon scoring d’investisseur, donc une appréciation argumentée, pas une mesure “officielle”.

Méthode

  • Valorisation: plus le PER TTM est bas, meilleure est la note.
  • Dividende / retour actionnarial: j’intègre dividende + rachats d’actions.
  • Qualité globale: diversification, discipline capitalistique, visibilité, robustesse du modèle.
Groupe Valorisation /10 Dividende & rachats /10 Qualité globale /10 Note finale /10 Commentaire synthétique
TotalEnergies 9,5 8,5 9,0 9,0 Le meilleur équilibre du panel.
Shell 7,5 9,0 8,5 8,3 Très bon retour actionnarial, un peu plus chère que Total.
Repsol 7,0 8,5 7,0 7,5 Attractive pour la rémunération, mais profil plus petit et moins diversifié.
ConocoPhillips 8,0 7,5 7,5 7,7 Bien valorisée, mais plus exposée à l’amont pur.
Equinor 6,5 8,0 8,0 7,5 Solide, mais la revalorisation récente a tendu le multiple.
ExxonMobil 5,0 8,0 9,5 7,5 Qualité exceptionnelle, mais prime de valorisation marquée.
Chevron 4,0 8,0 8,5 6,8 Très belle qualité, mais multiple élevé.
bp 2,0 5,5 6,0 4,5 Signal brouillé par un bénéfice faible et arrêt des buybacks.

Pourquoi ce classement

1) TotalEnergies — 9,0/10
C’est la meilleure combinaison à ce stade : PER TTM ~13,9x, le plus bas du groupe, avec un dividende 2025 de 3,40 € par action et 7,5 Md$ de rachats en 2025. Le groupe a en plus confirmé pour 2026 une guidance de rachats de 0,75 à 1,5 Md$ par trimestre.

2) Shell — 8,3/10
Shell reste très bien placée en retour actionnarial : dividende Q4 2025 de 0,372 $ par action et nouveau programme de rachat de 3,5 Md$ annoncé en février 2026. Sur 2025, Shell indique avoir versé 8,5 Md$ de dividendes et 13,9 Md$ de rachats. Son PER TTM ~18,6x la rend toutefois moins bon marché que TotalEnergies.

3) ConocoPhillips — 7,7/10
Conoco affiche un PER TTM ~17,8x, donc encore raisonnable, et a distribué en 2025 5,0 Md$ en rachats et 4,0 Md$ en dividendes, avec un dividende ordinaire de 0,84 $ pour le T1 2026. Je la classe juste derrière Shell car son modèle est moins intégré et donc un peu moins défensif.

4 ex aequo) Repsol — 7,5/10
Repsol a un PER TTM ~19,7x, mais compense par une rémunération attrayante : 0,975 € de dividende brut versé en 2025, ~1,8 Md€ de rémunération totale en 2025, et ~1,9 Md€ attendus en 2026. Très intéressant pour une logique rendement, avec un peu moins de profondeur industrielle que les très grandes majors.

4 ex aequo) Equinor — 7,5/10
Equinor me paraît solide, mais plus chère qu’auparavant avec un PER TTM ~21,4x. En contrepartie, le retour actionnarial reste robuste avec un dividende Q4 2025 proposé de 0,39 $ par action et un premier tranche 2026 de rachat allant jusqu’à 375 M$. La qualité est bonne, mais le point d’entrée est moins séduisant qu’avant.

6) ExxonMobil — 7,5/10
Exxon est probablement la référence du secteur en qualité opérationnelle et discipline, mais le marché le paie cher : PER TTM ~23,6x. Sur 2025, Exxon a versé 17,4 Md$ aux actionnaires, dont 5,1 Md$ de rachats au T4, et a confirmé viser 20 Md$ de rachats en 2026 sous conditions de marché raisonnables. Très belle valeur, mais moins attractive en pur couple prix/rendement.

7) Chevron — 6,8/10
Chevron garde une excellente qualité, mais son PER TTM ~30,3x est franchement élevé pour le secteur. Le groupe a annoncé un dividende trimestriel relevé à 1,78 $ et a payé 12,8 Md$ de dividendes en 2025. J’aime la qualité, moins le point d’entrée actuel.

8) bp — 4,5/10
bp reste le moins lisible aujourd’hui : PER TTM ~77,7x, bénéfice comprimé, et surtout suspension des rachats d’actions annoncée avec priorité donnée au renforcement du bilan. Le dividende demeure, avec 8,320 cents par action ordinaire pour le T4 2025, mais le signal actionnarial est moins fort qu’ailleurs.

Mon ordre d’achat aujourd’hui

TotalEnergies > Shell > ConocoPhillips > Repsol = Equinor > ExxonMobil > Chevron > bp.
Ce classement privilégie la valorisation d’entrée avant la seule qualité intrinsèque. Si on classait uniquement la qualité industrielle, Exxon remonterait nettement.

Je peux te faire maintenant la version “investisseur revenu” ou au contraire la version “potentiel de revalorisation boursière”.

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Je suis en perte de 1,5% depuis le début de la crise essentiellement à cause des mines d’or : mes gains sur plus values depuis le début de l’année sont effacés.
Sur mon portefeuille global, depuis le 1er janvier, en moyenne entre 80 et 85 % sur fonds €, je suis gagnant car j’ai 135 000 € sur le fonds € Spirica, soit 80% de mes fonds €, avec une bonification de +1,2 sur 2027 en plus des 3% escomptés

Je vois des -28 % sur les fonds de minière gold depuis le 02 mars( contre -12 % pour le physique ) . Comprends pas que l 'on puisse acheter des minières gold de manière général sur le long terme( car beaucoup de facteurs rentrent en compte et donc ca dépend du fond acheté avec en plus beaucoup plus de volatilité ) et surtout pas quand les couts d 'exploitation augmentent comme maintenant.

De plus la fiscalité sur le physique est hyper favorable sur la durée car ca finit par 0 impots .

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J’ai beaucoup gagné sur les mines d’or depuis 2018.
Je préfère les actions que l’or physique car l’or physique est inerte (sa valeur bouge mais l’or reste de l’or, quand l’or monte c’est en fait la monnaie qui baisse par rapport à un référentiel fixe, l’or)

Ce qui compte , c 'est ce qu 'on a gagné net d 'impots . Le reste n 'est que paroles …

L 'anti Hervé ! :slight_smile:

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J’ai fait mes gains sur un PEE (Plan d’Epargne Entreprise) net d’impôts. Maintenant je suis sur assurance vie et PER également nets d’impôts>.
Et sur mes actions (hors ETF sur assurance vie et PER) je suis sur le PEA, je n’utilise jamais le compte titres

Je lui reproche de n’envisager qu’un scénario.

  1. Nous avons un scénario de guerre sans effets avec reprise des pertes en 1 mois : je n’y crois pas ou alors ce sera un feu de paille
  2. Scénario le plus probable : la guerre laissera des traces cette année et les années suivantes (manque de gaz), pour autant le trend haussier, moins vigoureux cependant, peut se poursuivre
  3. Scénario alternatif : bear market : je ne l’envisageais pas tant que les installations gazières n’avaient pas été touchées car je comptais sur le sang froid des acteurs américains. Si Trump agis en fonction de son ego et si l’Iran veut lui donner l’envie de ne pas y revenir, l’énergie peut durablement être chère et toutes les prévisions de janvier tomber à l’eau

Je pense que les acteurs du marché ne tiennent pas compte du scénario 3 , qui est mon scénario minoritaire, car ils sont trop jeunes pour avoir connu les chocs pétroliers de 73 et 79. Je suis né en 66, je peux vous dire que c’était violent y compris pour l’enfant que j’étais : peur de manquer de carburant pour rouler, inflation, vente des résidences secondaires en raison des coûts routiers, chômage de masse…)

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