Les cryptomonnaies

Le monde des pro ou anti crypto c’est 2 mondes incompatibles comme le montre le débat. Si on ne parle pas de la techno blockchain mais des cryptos monnaies on pourrait dire que le bitcoin ne sert à rien mais il est spéculatif (pour l ethereum le débat pourrait être différent car il y a un objectif derrière). Et si on regarde toutes autres crypto comme le dogecoin on comprend bien l’inutilité de certains crypto. Préfère t on investir dans l’économie réelle avec derrière de vrais entreprises en espérant un gain ou spéculer sur un actif très volatile et non régulé. Chacun son choix. A titre perso bloquer 1000 milliards de capi dans le bitcoin au vu de tous les challenges que l’on doit financer m’embête mais les gains sont tels que l’on comprend l’attrait. Nous sommes des investisseurs et il n’y a pas de honte de dire que beaucoup de crypto monnaies ne sont que des actifs spéculatifs et qu’on aime jouer.

Et bien, justement, expliquez nous donc la philosophie de Bitcoin ! Quand on dit l’avoir compris, on doit être capable de l’expliquer simplement…

Vous n’expliquez rien. Vous êtes dans la posture pure et simple, dans la croyance même, comme l’a écrit un autre contributeur un peu plus haut. Voyez votre argument : « croyez-moi ça en vaut la peine »… je pense que vous n’y avez probablement pas compris grand chose mais vous ne pouvez l’admettre, forcément. Expérimenter et croire que ça va marcher ne me convainc guère…

Bonjour,

cryptomonnaie = placement dangereux et très risqué.

Dans un autre domaine, il y avait H20 multibonds mis en avant dans beaucoup de forums quand il faisait 80%/an. On sait ce que c’est devenu.

Toujours se tenir à l’écart des performances trop mirobolantes. Se limiter à 30% l’an c’est déjà bien en choississant un placement plus fiable.

@eurydice

Vous m’aprenez que je suis idiot, merci cela m’est très utile.

Quant à vos bitcoins je vous les laisse.

Faut-il vraiment y voir une défaite de la SEC?
Le temps nous le dira…
En tout cas, j’y vois aussi un grand danger pour la plupart de ces plateformes de transaction de Bitcoin.
Si je décide d’investir en Bitcoin, je ne vois plus d’intérêt à en détenir en direct.
Avec cette décision, le Bitcoin ne perd pas un peu de son « indépendance » et de son image « hors système »?
Quant à son utilisation comme monnaie de change, tant qu’il n’y a pas un gouvernement mondial comme monnaie officiel le Bitcoin, j’aurais du mal à croire que les pouvoirs qui détiennent les monnaies (FED, BCE etc) laissent libre les populations choisir leurs monnaies car ce sont justement ces monnaies qui leurs procurent leurs pouvoirs.
J’ai l’impression qu’avec ces ETF, c’est plutôt le Bitcoin qui commence à rentrer dans les rangs…
Ce qui est hautement probable aussi c’est que les ETF risquent d’augmenter la volatilité du Bitcoin le rendant encore un peu plus spéculatif par rapport à l’or.

Je me demande bien qui a pu vendre ses BTC à 8.900$ et pourquoi et qui sont les heureux qui ont pu les acheter à ce prix.

Si, brutalement en 3h30, il y a eu autant de fuites au point de passer le prix de 64300 à 8900$, cela ne peut être que l’affaire des grosses mains.
Ou bien tout le monde s’est aperçu par hasard au même moment que les frais de gestions étaient 7 fois plus élevés chez GBTC, ou bien c’est bien de la spéculation et manipulation de la part des baleines.
Je penche plutôt vers la deuxième hypothèse.
Plus les institutionnels en auront dans leurs portefeuilles, plus le BTC deviendra spéculatif.

Où est-ce que vous avez senti une évolution d’opinion ?
Ce n’est qu’un article journalistique…

On y apprends que la neobanque N26, en s’appuyant sur Bitpanda, qui par ailleurs a sponsorisé l’étude de KPMG pour l’Adan qui revendique à son tour représenter le Web3, permet désormais à ses clients, majoritairement de jeunes hommes, de tendance gauche et gagnant moins que le smic, d’investir en quelques clics dans 200 cryptos avec des frais de transaction de 1 à 2,5%.

Tant mieux pour N26 si elle peut rattraper Revolut et gagner un peu de sous…

Alors?

Plus sérieusement, ce que je ne comprends pas, c’est que dans le future proche ou lointaine lorsque la majorité de humanité va comprendre ce qu’est la révolution de Bitcoin, vous dites que ce sera inaccessible au commun des mortels puisqu’il sera trop cher? Ou peut-être qu’il ne sera détenu que par les grosses mains? L’or, depuis des millénaires reste encore assez démocratisé.
Ce sera une révolution de plus qui créera sa propre classe de riches oligarques? Je ne pense pas qu’on en ait besoin plus. Ceux qu’on a actuellement sont déjà de trop.
Comment voient les gens le Bitcoin aujourd’hui? Comme une révolution future de l’humanité ou comme une opportunité de spéculation avant l’éclatement possible de la bulle qui est en train de se former? D’ailleurs, la bulle commence aussi à grossir pour les autres actifs notamment certaines valeurs boursières qui atteignent des niveaux au-delà du raisonnable.
Mais là alors on parle de la révolution de l’IA entre autres pour nous expliquer que le prix des actions de nVidia peuvent encore monter jusqu’au ciel alors qu’elle ont augmenté de 2200 % depuis 2019, juste avant le Covid, sans compter son évolution de près de 18.000 % en 10 ans. Son prix actuel représentant 66 années de bénéfices serait donc encore sous-évalué par rapport à l’importance de cette révolution…

D’après-vous qui voyez en Bitoin une valeur de refuge, pensez-vous qu’en cas de krack boursier notamment des technologiques, il va pouvoir se décorréler de cette bulle des techno qui est en train de se former et de servir de refuge? Ce qui fuient le Nasdaq se réfugieront-ils chez le Bitcoin?

Le Bitcoin est-elle une révolution au même titre que l’invention de l’imprimerie?
Le blockchain est une évolution technologique certaine mais je n’irai pas encore jusqu’à la comparaison avec l’imprimerie.

Avec une offre très limitée et une demande explosive, comment le Bitcoin pourra jouer, une fois que sa révolution sera actée, un rôle de « monnaie de réserve » pour les états, de « valeur refuge » et « d’accumulation de richesse » pour les investisseurs capitalistes (ou pas),"de « monnaie d’échange courante » pour la population sans qu’aucun état ne le contrôle (DeFi) et tout cela à le fois en démocratisant la finance au niveau mondial et se raréfiant au point d’atteindre le stratosphère et qu’il n’y en ait plus pour tout le monde? Ce serait la mondialisation puissance 10 sans régulation?
Nous sommes nombreux à avoir du mal à imaginer que les états qui détiennent le contrôle des monnaies de réserve, qui permettent à la fois d’exercer leurs souveraineté et sont des armes économiques à leur disposition, permettent l’effondrement du système qui par définition ne sera plus sous un quelconque contrôle centralisé.
Je laisse les jeunes faire leurs expériences et expérimentations dans ce domaine que je considère encore à l’heure actuelle comme la spéculation d’un actif financier comme d’autres où la bulle commence à gonfler (mais elle n’est la seule).
Si je me trompes, tant pis pour moi. A ma retraite, je me contenterai de mon potager.

Alors j’ai du mal à comprendre… C’est du trading et spéculation en espérant de gagner facilement et rapidement beaucoup d’argent ou c’est LA révolution que l’humanité attendait et qui changera le monde?
S’il n’y en aura pas pour tout le monde et ceux qui ratent le train le regretteront demain, pourquoi vendre ses BTC aujourd’hui alors? Il faut en mettre toujours un peu plus de côté puisque plus on en accumule et plus longtemps on les conserve, moins il y en aura sur le marché et plus son prix augmentera inexorablement. Les spéculations vont jusqu’à 600.000$ pour le BTC si je ne me trompes pas mais je ne sais pas à quelle échéance. Pourquoi les vendre à 70.000 ou à 150.000? D’ailleurs, qui va déterminer sa juste valeur? Uniquement sa rareté et la demande?
Il faut bien distinguer le monde de la finance du monde de l’économie réelle. Heureusement qu’il y a encore des gens qui gardent leurs pieds dans l’économie réelle.

Bonjour

Cela fait bien longtemps que des ETF adossés au Bitcoin sont disponibles en Europe.
Ceux de WisdomTree et de VanEck existent depuis plus de 5 ans !

Quelques dizaines d’euros, parfois moins (mes ETF Solana cotent 7.20 euros ce soir).
Il y a même régulièrement des split de valeur quand celle ci devient trop haute.
Et la liquidité, sur Xetra, est parfaite.
J’ai fait des mouvements de dizaine de milliers d’euros sur des ETF BTC, ETH et SOL, et je n’ai jamais eu aucun problème d’exécution ni de spread.

Avec un suivi en hebdomadaire et juste quelques ordres passé lors des cycles haussiers, je ne pense pas que l’on puisse parler de trading.

ETH : rentré début novembre 2023, toujours en position
SOL : idem, rentré début novembre 2023, toujours en position
BTC : rentré un mois plus tôt (c’est toujours lui qui donne le signal), toujours en position.

Si l’histoire se répète, je sortirais début 2025.
On peut penser ce que l’on veut de cette classe d’actifs (moi je n’en pense rien de particulier), mais il y a tellement d’argent à se faire quand on a des connaissances minimales en analyse technique, qu’il faudrait être stupide pour ne pas profiter de cet argent « facile ».

Analyse5 raisons qui expliquent l’envolée du cours du bitcoinDes facteurs techniques, réglementaires et un contexte macro plus favorable aux actifs risqués expliquent le boom du bitcoin.
Jocelyn Jovène07.03.2024FacebookTwitterLinkedInFont-Size

Les analystes de Deutsche Bank ont cherché les raisons qui expliquent l’envolée de la cryptomonnaie bitcoin, dont le cours s’est approché ces derniers jours pour atteindre un nouveau record historique de 69.000 dollars.

Ils ont identifié cinq possible raisons de cette envolée :

L’afflux de capitaux vers les ETF bitcoin.
Une augmentation du nombre d’ETF liés à la cryptomonnaie.
Une augmentation de la rareté de bitcoins
Assouplissement des conditions financières
Avancées de la régulation
Aperçu historique du bitcoin

Envolée de la collecte
Depuis l’approbation par le SEC d’ETF suivant le cours du bitcoin aux Etats-Unis, les instruments passifs qui suivent la cryptomonnaie ont vu les capitaux affluer, avec près de 7,9 milliards de dollars selon la banque.

Dans une note publiée le 29 février, les stratégistes de Bank of America Securities observait que les flux de 7,7 milliards de dollars depuis le début de l’année vers les ETF bitcoin dépassaient le précédent record de collecte de 5,2 milliards de dollars observé en 2021.

Nouveaux ETF
L’autre facteur qui explique le bond du cours de la cryptomonnaie est la multiplication des ETF autour de ces actifs numériques. Aux Etats-Unis là encore, les autorités réglementaires ont donné leur agrément au lancement commercial d’ETF lié à l’Ethereum.

« Le monde des cryptomonnaies évolue vers une plus grande institutionnalisation avec l’arrivée d’acteurs financiers traditionnels sur le marché », souligne Deutsche Bank.

Ce faisant l’arrivée d’acteurs institutionnels qui embrassent la technologie aide à la crédibiliser et en faire une classe d’actifs mieux établie.

A cela s’ajoute un regain d’intérêt plus général pour les ETF exposés aux cryptomonnaies et à la technologie « blockchain », en faisant des instruments très populaires l’an dernier.

Effet rareté
L’année 2024 sera marquée par une division par deux du nombre de bitcoins qui peuvent être minés. Cette effet rareté artificiellement provoqué se traduit par une diminution du nombre d’actifs devrait toutefois être facilement absorbé et contrebalancé justement par l’arrivée des ETF, selon cette analyse de Grayscale.

Le minage de bitcoins consiste en l’utilisation d’une grande quantité de puissance de calcul informatique pour la résolution de problèmes qui sont récompensés par l’attribution de bitcoins.

Cette réduction du nombre de bitcoins attribués aux mineurs ne signifie pas que l’effet rareté va alimenter une hausse du cours de la cryptomonnaie.

« Étant donné la nature hautement anticipée de ces événements, si une flambée des prix était une certitude, les investisseurs rationnels achèteraient probablement à l’avance, faisant grimper le prix avant que la coupe (‘halving’) ne se produise », note Grayscale.

Un environnement favorable aux actifs risqués
Le regain d’intérêt pour le bitcoin est aussi alimenté par un contexte macro où les investisseurs se montrent plus friands d’actifs risqués, même si dans certains cas les niveaux de valorisation peuvent être tendus (problème pour le bitcoin, comme pour l’or, il n’y pas de modèle standard pour en déterminer la valeur comme pour une action ou une obligation car ces actifs ne génèrent pas de flux financiers de manière intrinsèque).

Le recul de l’inflation et la perspective d’une baisse des taux des banques centrales est un puissant soutien pour les actifs risqués. Le bitcoin étant l’un des plus volatils, il est donc logique qu’il progresse, même fortement.

Un contexte réglementaire qui se stabilise
En Europe, la réglementation des actifs numériques - MiCA pour « Market in Crypto-Assets » - est progressivement entrée en application depuis l’an dernier avec l’objectif d’imposer des règles uniques à travers l’UE en matière de transparence, information, autorisation et supervision des transactions. L’ensemble du paquet réglementaire devrait être implémenté d’ici la fin de cette année.

Aux Etats-Unis, l’intervention des autorités s’est le plus souvent faite à travers l’engagement de poursuites judiciaires à l’encontre de plates-formes, comme Binance ou Coinbase Global. La mise en place d’un cadre permettant le développement de la gestion passive dans l’univers des cryptoactifs constitue un facteur de soutien pour le cours du bitcoin et d’autres cryptomonnaies, selon Deutsche Bank.

« Un cadre réglementaire plus clair devrait favoriser l’adoption par les entreprises et l’augmentation des liquidités (ce qui se traduira par une moindre concentration) et, en fin de compte, contribuer à réduire la volatilité. Ces facteurs devraient à leur tour contribuer à une augmentation des prix du bitcoin », estime la banque.

© Morningstar, 2024 - L’information contenue dans ce document est à vocation pédagogique et fournie à titre d’information UNIQUEMENT. Il n’a pas vocation et ne devrait pas être considéré comme une invitation ou un encouragement à acheter ou vendre les titres cités. Tout commentaire relève de l’opinion de son auteur et ne devrait pas être considéré comme une recommandation personnalisée. L’information de ce document ne devrait pas être l’unique source conduisant à prendre une décision d’investissement. Veillez à contacter un conseiller financier ou un professionnel de la finance avant de prendre toute décision d’investissement.

FRAYEUR SUR LE MARCHÉ CRYPTO: LE BITCOIN CHUTE (QUELQUES MINUTES) DE 87% SUR BITMEX
Pauline Armandet
Le 19/03/2024 à 11:40
BFM Crypto:
Lundi, la reine des cryptomonnaies a chuté jusqu’à 8.900 dollars sur la bourse crypto Bitmex alors qu’elle se négociait au-dessus des 67.000 dollars ailleurs.
Après le krach éclair du bitcoin sur Coinbase il y a deux semaines, une chute bien plus importante a eu lieu ce lundi 18 mars. Vers 22h40, le bitcoin a brièvement chuté de 87% jusqu’à 8.900 dollars sur la bourse crypto Bitmex.

Au même moment, la reine des cryptomonnaies se négociait autour des 67.400 dollars sur les autres plateformes d’échanges. « Ce glissement de marché semble dû à une succession de ventes massives pour un total de 1.000 bitcoins en 3,5 heures sur la plateforme », peut-on lire sur le média spécialisé Cryptoast.

« Les fonds sont en sécurité »
Bitmex a lancé une enquête sur une « activité inhabituelle impliquant un utilisateur vendant des ordres importants » sur son marché au comptant bitcoin-USDT.

« La plateforme de trading fonctionne normalement et tous les fonds sont en sécurité », a déclaré Bitmex dans un communiqué.
Si la situation est rapidement revenue à la normale après quelques minutes, les investisseurs sont amenés à rester prudents face à la volatilité du bitcoin en ce moment. Après avoir atteint un sommet au-dessus des 73.000 dollars la semaine dernière, c’est la douche froide pour le bitcoin depuis quelques jours. La reine des cryptomonnaies a perdu 12% en une semaine, dont 7% sur les dernières 24h. A 10h45 heure française ce mardi 19 mars, le bitcoin s’échange sous les 64.000 dollars selon les données de Coinmarketcap.

Pauline Armandet
Chute de 15% du bitcoin: « la spéculation sur le marché des cryptos peut jouer un rôle important »

Banque en ligne : N26 ouvre son offre cryptos en France
Par Benoît LETY Publié le jeudi 21 mars 2024
Les clients N26 vont désormais pouvoir investir dans les cryptoactifs directement via leur application. L’offre N26 est déployée en France en s’appuyant sur Bitpanda. La banque annonce la possibilité d’investir dans « près de 200 cryptoactifs ».
La néobanque N26 tente de rattraper sa grande concurrente Revolut. Cette dernière propose depuis 2018 à ses clients d’investir en cryptos directement depuis son appli. La banque en ligne N26 annonce lancer ce jeudi 21 mars 2024 son offre N26 Crypto.

Cette offre N26 Crypto était déjà disponible dans 7 des 24 pays où N26 est implanté. La France les rejoint. La bascule pour N26 en France a été le déploiement d’un IBAN en « FR ».

N26 : cette nouveauté qui va rassurer les clients français de la néobanque allemande

« Tout se passe dans l’application N26 et du bout du doigts »

« L’IBAN français, lancé l’été dernier, était la pierre angulaire pour déployer notre offre bancaire globale à nos quelques 3 millions de clients en France », explique ainsi Jérémie Rosselli, DG N26, dans un communiqué de presse. « Ce premier produit d’investissement, sur les crypto­actifs, va permettre à nos clients de réaliser simplement et en toute sécurité, leurs premiers pas dans ces nouveaux types d’actifs qui suscitent beaucoup d’intérêt. Pas besoin de wallet, de télécharger une nouvelle application ou de s’inscrire sur une plateforme pour les spécialistes. Tout se passe dans l’application N26 et du bout du doigts. Les clients y sont accompagnés avec les justes informations et les mises en garde nécessaires. » La banque annonce la possibilité d’investir dans « près de 200 cryptoactifs ».

Des frais allégés pour les clients N26 Metal
Concrètement, les clients N26 pourront accéder au service « Crypto » via « une nouvelle section Investissement » sur leur application bancaire. « N26 Crypto est proposé en partenariat avec Bitpanda GmbH », précise la banque en ligne allemande. « Les clients N26 Metal pourront effectuer des transactions à des conditions plus avantageuses, avec des frais de transaction de 1% appliqués pour le trading de Bitcoins et de 2% pour toutes les autres cryptoactifs disponibles. Tous les autres clients N26 pourront échanger du Bitcoin avec des frais de transaction de 1,5% et des frais de 2,5% pour les autres cryptoactifs. »

Selon une étude de KPMG pour l’Adan (organisation professionnelle revendiquant représenter le « Web3 » et donc l’environnement de la crypto en France) sponsorisée par Bitpanda, 12% des Français détiendraient des crypto-actifs, contre 9,4% en 2022. « L’adoption des cryptos touche principalement un public jeune (18-35 ans) et majoritairement masculin, observe l’Adan. La surreprésentation des jeunes continue de se renforcer parmi les Français ayant déjà détenu des crypto-actifs, 57% d’entre eux ayant désormais moins de 35 ans, contre 50% début 2023. »

Pour ma part je ne critique pas le bitcoin et les cryptos je ne comprends pas donc je n investi pas, tout ça me fait penser à une chaine de Ponzi et beaucoup de spéculations peut-être je me trompe nous verrons bien la suite
Il faudrait peut-être plus de pédagogie pour faire comprendre ce système

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Tribune libre
CRYPTOMONNAIES
Banques et crypto : chronique d’un mariage forcé

Alors que Bitcoin intègre les produits financiers traditionnels, les entreprises du secteur crypto n’ont d’autres choix que de composer avec un cadre pensé pour le secteur bancaire. Vice-présidente stratégie chez Deblock et entrepreneuse historique du secteur blockchain, Claire Balva revient pour Capital sur l’emprise progressive de la finance traditionnelle sur le marché crypto.

Par Claire Balva
Vice-présidente Stratégie chez Deblock
Publié le 07/03/2024 à 8h17

Nous sommes en 2015. Les bitcoiners se retrouvent chaque mois dans un petit bar du 2ème arrondissement de Paris pour payer leurs bières en bitcoins et débattre de la taille des blocs. Ils aident les néophytes à créer un portefeuille avant de leur transmettre quelques sats pour se lancer. Des moqueries retentissent à la vue d’un événement Bitcoin payant sur un sujet pourtant open source.

Les banques refusent d’entendre parler de crypto et les geeks que l’on rencontre aux meetups bitcoin ressentent vis-à- vis de ces institutions une aigreur non dissimulée. Les rares entrepreneurs du secteur affichent dans leur bureau les lettres de fermeture de comptes bancaires. Leur espoir n’est même pas d’être accepté par les banques mais de survivre sans elles.

Société Générale recrute le directeur des ventes institutionnelles de Coinbase. Merrill Lynch et Wells Fargo, deux des plus grandes banques américaines, proposent des ETF Bitcoin à leurs clients. En Allemagne, la Commerzbank a obtenu sa licence crypto. En France, bien que la plupart des banques soient discrètes sur leurs intentions, la plupart ont déjà annoncé des partenariats avec des services de conservation (BNP Paribas avec Metaco, Crédit Agricole avec Taurus…). Il ne reste guère que la BCE pour dire que Bitcoin vaudra bientôt zéro.

Une normalisation du secteur crypto
Côté crypto, les choses ont aussi bien changé. Les événements mondains du secteur prennent désormais place dans de grands hôtels parisiens. On célèbre la naissance des ETF Bitcoin au comptant aux États-Unis et on se réjouit que Bitcoin soit devenu un actif accessible comme un autre. Il faut admettre que pour beaucoup, cela fait du bien au portefeuille. Il ne reste guère plus que les maximalistes d’antan qui se font discrets - voire sceptiques - face à cette adoption croissante.

Cette idylle entre le monde crypto et la big finance donne du grain à moudre aux détracteurs des cryptos comme de la finance. Une petite musique moqueuse se répand : « Alors les crypto bros, on s’allie à la finance ? ». Une mélodie insinuant que les idéologies crypto cachent un immense appât du gain, ou que le pragmatisme financier est le masque d’une idéologie réactionnaire. Mais les plus complotistes ne sont peut-être pas là où on le croit.

La réalité est en effet bien plus banale. Dans cette histoire, les entreprises crypto n’ont pas réellement eu le choix de ce rapprochement. Car avoir des convictions c’est bien, mais survivre c’est mieux.

L’alliance diabolique avec la big finance débute par une étape incontournable pour lancer et faire vivre une entreprise : le compte en banque. On ne saurait dire ce qui est le plus difficile pour un entrepreneur crypto : obtenir un compte bancaire ou opérer sans en avoir un ? Certains entrepreneurs français et suisses ont bien tenté de construire des entreprises sans avoir de compte courant. Techniquement et économiquement, une société peut très bien fonctionner uniquement en cryptos. Légalement et administrativement, en revanche, c’est une autre histoire. Entre les obstacles pour immatriculer la société et le paiement des salariés - théoriquement - illégal en cryptos… Échapper au monde bancaire devient rapidement mission impossible.

Un secteur bancaire omniprésent et imparable…
On aurait pu imaginer un lien a minima, puisqu’après tout, on peut avoir un compte bancaire (si tant est que l’on y parvienne) sans être un allié du grand capital. Oui mais voilà : les barrières à l’entrée se multiplient. Enregistrement PSAN auprès de l’AMF (autorité des marchés financiers), puis agrément. Obligations de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme (LCB-FT). Contrôles ACPR (autorité de contrôle prudentiel et de résolution). Autant d’étapes et d’obligations décidées pour protéger les investisseurs des risques d’arnaques.

Les réglementations ont séparé les idéalistes des pragmatiques, en conduisant les entrepreneurs cryptos qui voulaient survivre à s’approprier les codes de la finance traditionnelle. On assiste à une harmonisation des codes sociaux et professionnels : les régulateurs et les fonds d’investissements sont naturellement rassurés par les profils qui ressemblent à ceux qu’ils avaient déjà l’habitude de rencontrer.

Les pionniers d’origine, souvent des profils techniques et/ou engagés, rarement issus de l’élite traditionnelle, ont refusé ou échoué à rentrer dans le moule. Ceux qui ont voulu s ‘assurer une insertion sociale et professionnelle ont été contraints d’accepter une forme d’ambivalence.

Ce ne sont pas les “crypto bros” ni les entreprises crypto qui ont voulu s’allier à la finance traditionnelle. Ce sont les politiques et les régulateurs qui sont à l’origine de ce rapprochement entre deux mondes qui s’évitaient soigneusement.

À qui profite ce mariage forcé ? S’il était présenté comme la solution pour protéger les consommateurs, il bénéficie aussi et surtout… aux géants du secteur bancaire. Ils ne renoncent pas à leurs convictions (ils n’en ont pas), continuent de fermer des comptes bancaires (pro ou perso) liés à la crypto, évitent l’émergence d’une vraie industrie alternative et s’assurent un boulevard pour de futures activités cryptos devenues lucratives. Jackpot.

Alors que les interactions entre crypto et finance attirent les regards, l’accord tacite et inquiétant entre banques et régulateurs est bien plus fondamental dans l’architecture de la finance mondiale. Et si la véritable alliance n’était pas plutôt à chercher de ce côté-là ?

Cofondatrice et PDG du cabinet de conseil Blockchain Partner puis directrice blockchain & cryptos de KPMG France à partir de 2021, à la suite du rapprochement des deux entreprises, Claire Balva est désormais vice-présidente en charge de la stratégie chez Deblock, solution de compte courant compatible avec les cryptos. Autrice, elle est également consultante chez BFM Business.