Investissement SCPI

Bonjour à tous,

Je viens de voir une opération côté Epargne Pierre (SCPI00003929), datée du 01/07 :

  • Division par 10 de la valeur de part.
  • Multiplication par 10 du nombre de parts.

Donc opération neutre sur le montant total, mais je me demande si vous avez des infos sur le pourquoi ?

Pour ma culture financière disons :grinning_face:

Source : EPARGNE PIERRE | Bureaux | 0,26 €/part le 23-04-2026

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Bien souvent l’objectif est de rendre le support plus accessible en investissement.
Ici pas de changement pour un primo investissement puisque au lieu d’exiger 10 parts minimum, maintenant c’est 100 part minimum donc le ticket d’entrée reste à 2080€.

Cela joue surtout sur les investissements complémentaires, les gens peuvent désormais réinvestir par pallier de 20,8€ et autres multiples sans être obligé de réinvestir par pallier de 208€.
Cela peut paraître anecdotique mais pour les personnes qui n’ont pas besoin de revenus complémentaires et souhaite réinvestir c’est plus flexible.

En plus ATLAND propose depuis le début d’année le réinvestissement automatique des dividendes ( sauf qu’il ne fait pas de fractionnement de parts) donc + de gens pourront en bénéficier et de manière + efficace.

Evidemment pour la détention en assurance vie aucun changement puisque ces soucis de minimum n’existent pas.

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Merci pour le retour !

SCPI : Vendre avant la nouvelle vague de baisse du prix des parts ?

2 Guillaume FONTENEAU 11 juin 2026

Les sociétés de gestion de SCPI qui n’ont pas encore baissé le prix de leurs parts vont probablement être contraintes de le faire dans les prochains mois. Ce n’est plus seulement une hypothèse. Pour certaines d’entre elles, c’est devenu quasiment inévitable.

Le pari d’une crise temporaire

En 2022, lors du grand mouvement de hausse des taux d’intérêt, la valeur de l’immobilier d’entreprise a mécaniquement baissé. La logique financière est simple : lorsque les taux montent, les cash-flows futurs sont actualisés avec un taux plus élevé, ce qui réduit la valeur actuelle des immeubles. Cette mécanique a particulièrement touché l’immobilier de bureaux, déjà fragilisé par des évolutions d’usage profondes liées au télétravail notamment.

À l’époque, plusieurs sociétés de gestion de SCPI ont pourtant choisi de ne pas baisser immédiatement le prix de leurs parts. Certaines avaient une raison compréhensible : elles maîtrisaient encore leur collecte, ne subissaient pas de vague massive de retraits et pouvaient donc temporiser.

Leur scénario était simple : la hausse des taux était brutale, mais temporaire. Une fois le pic d’inflation post-Covid passé, les banques centrales baisseraient leurs taux, les taux longs reculeraient et les valorisations immobilières retrouveraient progressivement des niveaux plus favorables.

Dans cette lecture, la baisse de l’immobilier de bureaux n’était qu’un accident de marché. Une parenthèse. Il suffisait d’attendre, de maitriser la collecte avant de retrouver une forme de normalité.

Ceux qui ne pouvaient pas attendre

Les sociétés de gestion les plus exposées à la décollecte, elles, n’avaient pas ce luxe. Elles ont été contraintes de baisser fortement le prix de leurs parts pour freiner les demandes de retrait, rétablir une cohérence entre le prix de souscription et la valeur réelle du patrimoine, et éviter d’aggraver la crise de liquidité.

Mais celles qui maîtrisaient encore leur collecte pouvaient se permettre d’attendre.

Le problème, c’est que le scénario d’une crise temporaire devient de moins en moins défendable.

Une crise de taux, mais plus seulement

Aujourd’hui encore, certaines SCPI n’ont pas réellement ajusté leur prix de part malgré la forte baisse de valeur de l’immobilier d’entreprise. La crise se concentre principalement sur les bureaux, mais la mécanique de valorisation concerne plus largement l’ensemble de l’immobilier tertiaire.

Lorsque les taux longs restent élevés, lorsque les investisseurs exigent des rendements plus importants et lorsque les acheteurs se raréfient, la valeur des immeubles doit finir par s’ajuster.

Surtout, l’immobilier de bureaux ne subit pas seulement un choc de taux. Il subit aussi un choc d’usage.

Le bureau n’est plus le même actif qu’avant

Le télétravail a durablement modifié les besoins des entreprises. Beaucoup d’employeurs cherchent à réduire leurs surfaces, à flexibiliser leurs implantations ou à privilégier des bureaux mieux situés, plus modernes, plus économes en énergie.

À cela s’ajoute désormais l’intelligence artificielle, qui pose une question encore plus profonde : combien d’emplois administratifs, tertiaires ou intermédiaires seront réellement nécessaires demain dans les bureaux ?

Autrement dit, la crise des bureaux n’est plus seulement une crise de valorisation financière. C’est aussi une crise de demande.

Le prix des parts doit finir par dire la vérité

C’est ce qui rend la situation plus délicate pour les SCPI qui n’ont pas encore acté la baisse. Tant que l’on pouvait croire à une simple parenthèse de marché, le maintien du prix des parts pouvait se défendre.

Mais si la baisse de valeur devient structurelle, alors le prix des parts doit finir par refléter la réalité du patrimoine détenu.

On ne peut pas durablement expliquer aux épargnants que la valeur de leur SCPI reste stable lorsque le marché sous-jacent, lui, a profondément changé.

Le scénario de la baisse rapide des taux s’éloigne

La remontée des tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, renforce encore cette difficulté. Elle entretient le risque inflationniste, maintient une pression sur les prix de l’énergie et rend beaucoup moins évident le scénario d’une baisse rapide et massive des taux longs.

Or, sans baisse significative des taux, il devient difficile d’imaginer un rebond rapide des valorisations immobilières.

C’est là que le discours de certains gestionnaires devient fragile.

On ne peut plus affirmer avec certitude que les taux vont redescendre rapidement. On ne peut plus présenter l’ajustement des prix de l’immobilier de bureaux comme un phénomène purement temporaire. On ne peut plus ignorer les effets cumulés du télétravail, de la sobriété immobilière des entreprises, des normes énergétiques, de la vacance locative et de l’intelligence artificielle.

Une recomposition, pas un simple trou d’air

La crise de l’immobilier de bureaux n’est pas un simple trou d’air. C’est une recomposition.

Et dans cette recomposition, les SCPI devront accepter de dire la vérité : certains patrimoines valent moins cher qu’avant. Certaines valeurs d’expertise devront encore baisser. Certains prix de parts ne sont plus cohérents avec la réalité économique des immeubles détenus.

Pour les épargnants, cette vérité est désagréable. Mais elle est nécessaire.

Une SCPI n’est pas un placement magique dont le prix serait protégé des cycles immobiliers. C’est un véhicule collectif investi dans des immeubles réels, loués à des entreprises réelles, valorisés dans un marché réel.

Les sociétés de gestion peuvent retarder ce moment. Elles peuvent lisser le choc. Elles peuvent espérer que le marché reparte. Mais elles ne peuvent pas indéfiniment maintenir un prix de part déconnecté de la valeur réelle des actifs.

La vraie question n’est donc plus de savoir si certaines SCPI devront baisser leur prix de part.

La vraie question est de savoir lesquelles, quand, et de combien.

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Dans le bulletin trimestriel, ils parlent d’un rendement par parts de 9,18 euros (4,5%) à moyen terme (fin 2027 ou au delà, l’avenir nous le dira). Ensuite, on voit que le TOF a baissé à 93, 22% ce qui est un plus bas depuis que j’ai souscrit en 2018. J’espère qu’on pourra conclure que c’est une marge d’amélioration gérable par les équipes commerciales et pas un problème structurel. Ensuite, il y a eu des VEFA mais je pense qu’ils vont de moins en moins peser sur le TOF maintenant que les biens arrivent à location.

Je suppose que vous parlez de Pierval Santé ?

C’est un article d’ un gars qui fait payer son blog.

Je vous pousse cet article car cet homme là en 2021 avait averti de la future crise des SCPI. A l’ époque je l’ avais lu mais je n’ avais pas retenu sa mise en garde et je partais sur un crédit à 6 chiffres de SCPI en 2021. Maintenant je regrette de ne pas l’ avoir écouté à l’ époque…

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Et qu’en est il pour les SCPI récentes (>= 2024) ?

Globalement plutot assez bien car elles ont acheté après la baisse des prix. Mais après il y en a beaucoup qui ont été créées , et parmi elles, certaines n’ ont pas marché en terme de collecte. C’est comme pour tout maintenant, une minorité raffle la mise type Iroko zen. Et ce sera sur la durée que l’ on pourra juger mais il y aura des morts ( il y en a déjà il le semble) .

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Je me suis penché sur EPARGNE PIERRE, SCPI qui date de 2013 il me semble, du fait de l’absence temporaire de délai de jouissance. Et puis j’ai observé l’évolution de la valeur de reconstitution depuis 2022 et … j’ai renoncé…

J’ai une ligne en avie mais minoritaire en fait. Je ne la suis pas vraiment mais je constate que le rendement est dans les 6% sans perte de valeur.

Concrètement c’est quoi la baisse de la valeur de reconstitution depuis 2022?

Grosso modo presque 10 % depuis 2022, le prix de la part n’ayant pas varié, le fil bleu va toucher le fil rouge bientôt. Disons que ce n’est pas forcément la tendance que l’on a envie de voir…
[EDIT] y a même un effet d’optique, la valeur de reconstitution étant déjà (207,22 €) inférieure au prix de la part (208 €)

Le TD est de 5,28%, t’arrives à avoir plus ?

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Le taux de vacance de l’immobilier locatif de bureaux moyen en Île-de-France s’établit à 10,7 %,

C’est actuellement la publication de pas mal de foncières côtés.

Klépierre a par exemple augmenter ses loyers et la valeurs de son patrimoine c’est apprécié encore sur le premier semestre. Certes, ce n’est pas des bureaux. Gecina publiera démain. Ca peut donné un métrique (le sentiment de marché n’étant pas bon vu la valo, mais c’est justement là qu’on peut faire les meilleurs affaires).

Les SCPIs type Iroko sont plutot en dessous de leur valeur de reconstitution. Mais c’est vrai qu’elle n’augmente plus (même plutôt une légère baisse). On verra, ca parle plutot d’une réévaluation à la hausse en août pour le moment

En SCPI, l’apparente stabilité est a balancer par rapport à l’illiquidité.
Parfois le prix reste stable, mais personne n’achète à ce prix.

Epargne Pierre (100% francaise) est à 5.28% n’est vraiment pas la pire. C’est au prix de la valeur de reconstitution (qui baisse par contre). Ce n’est pas que des bureaux. En AV, ca se defend, en directe si on est bien imposable, il y a probablement mieux à faire

Pour la vacance, Gecina: 6,2% (on verra demain l’actualisation) et select pierre 2 serait à 5.11% (SCPI Selectipierre 2 de Fiducial Gérance, investire dans la SCPI Selectipierre 2)

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Merci pour le retour. Il y a eu la crise des bureaux même si pour eux ce sont des petites surfaces en province. Après rien d’ alarmant.
En avie, ca reste une des rares SCPI intéressantes malgré tout chez Spirica. Après les frais d’ entrée sont élevés. donc c’est un frein . En direct je ne pense pas que j’ en prendrais , on trouve mieux comme Iroko Zen ou Corum Origine et de toute façon je prendrais des européennes. A voir aussi du côté des nouvelles SCPI sorties après 2024…

Le taux de vacance en Île-de-France a progressé de 5,5 % en 2019 à 10,7 % en juin 2026.

Je ne vois pas en quoi seul l’immobilier de bureaux de province serait concerné.

Je ne connais pas l’impact sur les prix des surfaces, encore moins sur les prix des parts de SCPI, mais une surface non occupé me suffit à comprendre que le sujet doit être pris en compte, d’autant qu’il s’appuie sur du structurel.

Il est probable que, s’agissant des immeubles les moins bien placés, la reconversion en logements devra être considérée, avec les surcouts, les normes et les pertes de surface (15%?) associées.

je ne vois personne dire cela. À ma connaissance, c’est l’immobilier de bureaux IDF qui a le plus souffert, tant au niveau de la valeur des immeubles que des taux d’occupation à cause des grandes surfaces proposées et des loyers pratiqués.

En revanche Épargne Pierre n’a aucun bureau dans Paris intra-muros, 1/3 des surfaces en région parisienne et les 2/3 en province qui sont souvent de plus petites surfaces plus faciles à louer qu’une tour complète à la défense, raison pour laquelle cette SCPI a probablement été bien moins impactée que beaucoup d’autres SCPI.

Là est le propos.

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Tout à fait. Ce sont les SCPI type Primopierre, PF grand Paris… etc qui ont pris très cher. J’ en parle en connaissance de cause…

Je vais devoir reformuler pour ceux qui n 'ont pas bien compris ma formulation de départ : La crise des bureaux en Province et notamment avec des petites surfaces a été moins violentes que celle en Ile de France ( grands bureaux de banlieue notamment )

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Sans oublier la française Epargne foncière entre autres