H2O Asset Management

Quand Bruno Crastes (H2O AM) nous parle du pistolet sur la tempe


Publié le 17 Octobre 2016

Bruno Crastes, fondateur de H2O AM, Ă©tait trĂšs Ă©coutĂ© Ă  l’occasion de la confĂ©rence organisĂ©e par Natixis Global AM mercredi 12 octobre. Le gĂ©rant s’est exprimĂ© sur la volatilitĂ© des marchĂ©s et sur les prochaines tendances qu’il anticipe sur le marchĂ© des taux.

AprĂšs avoir Ă©tĂ© fortement chahutĂ© en dĂ©but d’annĂ©e et lors du Brexit, le fonds H2O MultistratĂ©gies (-9,61% YTD) gĂ©rĂ© par Bruno Crastes remonte progressivement la pente.

« Cette annĂ©e, tout ne s’est pas passĂ© comme on l’attendait » a reconnu le fondeur de H2O AM en introduction de sa prĂ©sentation. Pour lui, ces choix contrariĂ©s sont surtout dus au comportement « compliquĂ© » des marchĂ©s depuis le dĂ©but de l’annĂ©e.

« Les fantĂŽmes de 2008 et de 2011 sont toujours prĂ©sents dans l’inconscient des investisseurs » a-t-il affirmĂ©, et le comportement de ces derniers « induit une certaine mĂ©canisation des marchĂ©s ». Cette « mĂ©canisation » serait notamment due au mimĂ©tisme qui s’observe dans les choix des investisseurs, au dĂ©triment de l’analyse des variables Ă©conomiques fondamentales.

Ainsi, pour le gĂ©rant, « Il y a dĂ©sormais une forme d’homĂ©ostasie des marchĂ©s financiers ». Le terme dĂ©signe le fait qu’un organisme reste Ă  tempĂ©rature constante quel que soit l’environnement extĂ©rieur. En effet, Bruno Crastes estime que les variations des marchĂ©s « ne sont plus du tout liĂ©es aux Ă©lĂ©ments extĂ©rieurs ».

Ainsi, « Certains actifs [perçus comme peu risquĂ©s] sont extrĂȘmement chers, et d’autres [perçus comme plus risquĂ©s] n’arrivent toujours pas Ă  dĂ©livrer leurs performances intrinsĂšques ».

4 symptÎmes liés au comportement grégaire des investisseurs

Bruno Crastes identifie quatre « anomalies » sur les marchés liées au comportement jugé illogique des investisseurs.

1/ PremiĂšre anomalie : la baisse des taux souverains aux Etats-Unis, qui sont devenus nĂ©gatifs en termes rĂ©els, alors mĂȘme que la Fed souhaite remonter ses taux directeurs et que l’inflation redĂ©marre. « Un jour, ce symptĂŽme va disparaĂźtre », c’est-Ă -dire que les taux devraient se rĂ©ajuster Ă  la rĂ©alitĂ© Ă©conomique.

2/ Seconde anomalie : « La volatilitĂ© n’est plus constante sur les diffĂ©rents horizons de lecture ». En effet, « De 2002 Ă  2008, la volatilitĂ© des actions Ă©tait la mĂȘme sur un graphique en donnĂ©es journaliĂšres, hebdomadaires ou trimestrielles. De nos jours ce n’est plus le cas : il y a une forte volatilitĂ© Ă  court terme, mais toujours une faible volatilitĂ© sur un graphique trimestriel ».

Bruno Crastes dĂ©plore que « les gros investisseurs [soient] devenus des investisseurs de court terme » et que « Les banques [n’aient] plus des positions sur un mois, mais sur quelques jours seulement ». Cela participe Ă  augmenter la volatilitĂ© des marchĂ©s Ă  court terme, ce qui effraie d’autres investisseurs et « rend la grille de lecture difficile » sur l’orientation des marchĂ©s.

3/ TroisiĂšme anomalie : « Les primes de risque sont irrationnellement distordues » entre les diffĂ©rents types d’actifs. Ainsi, « Les actifs liĂ©s Ă  la dĂ©flation ont largement surperformĂ© face aux actifs liĂ©s Ă  l’inflation, alors mĂȘme que l’inflation ne baisse plus (
). La dispersion des valorisations des secteurs s’accĂ©lĂšre », surtout en Europe.

4/ QuatriĂšme anomalie : « Le moral des investisseurs est au plus bas, pire qu’en 2008 » alors que « l’économie va plutĂŽt bien ». Pour Bruno Crastes, « Les investisseurs n’ont plus le moral car ils n’arrivent plus Ă  performer ».

En effet, « Le carburant pour performer est trĂšs cher », comprendre : la valorisation des actions est devenue Ă©levĂ©e. Ainsi, « Le niveau du S&P 500 n’est pas du tout en adĂ©quation avec ce moral ». Certains investisseurs sont prĂȘts Ă  payer cher des actions qui offrent un rendement supĂ©rieur aux obligations, en oubliant que les risques sont Ă©galement plus Ă©levĂ©s.

Une hausse des taux pourrait tout changer

Pour Bruno Crastes, cette situation ne devrait cependant pas perdurer, contrairement Ă  ce que d’autres envisagent en Ă©voquant une « japonisation » latente des Ă©conomies occidentales.

Le gĂ©rant explique qu’« On a davantage d’inflation dans le monde, mais les marchĂ©s anticipent davantage de dĂ©flation. On a de trĂšs bons chiffres dans le monde, mais les marchĂ©s achĂštent encore des actifs dĂ©flationnistes ».

Pour le gĂ©rant, « Nous sommes au cƓur d’un environnement « reflationniste Â». Les risques dĂ©flationnistes ne se sont pas concrĂ©tisĂ©s et ils s’épuisent ». Aux Etats-Unis notamment, « À chaque fois que le chĂŽmage est retombĂ© sous 5%, l’inflation est revenue ».

MalgrĂ© cela, les taux Ă  court terme en Europe et aux Etats-Unis restent Ă  leurs plus bas historiques. En consĂ©quence, « Nous sommes dans une bulle obligataire » a affirmĂ© le gĂ©rant, avant de poursuivre : « C’est quand mĂȘme extraordinaire que les investisseurs investissent encore dans des fonds obligataires et sortent des marchĂ©s actions (
). Investir en termes rĂ©els nĂ©gatifs est dangereux lorsque l’inflation ne baisse plus ».

Bruno Crastes anticipe ainsi un renversement de situation Ă  l’avenir, considĂ©rant que dans les mois Ă  venir « la Fed va donner l’impulsion en montant ses taux directeurs ».

« Les taux remonteront doucement car les banques centrales ne les laisseront pas remonter vite, mais cela aura Ă©normĂ©ment d’effet sur la performance relative des diffĂ©rents secteurs sur les marchĂ©s actions ».

Seuls les gĂ©rants bien prĂ©parĂ©s Ă  ce mouvement sauront en tirer parti, et tous n’auront pas cette chance, a conclu Bruno Crastes. « Les seuls qui sont prĂȘts Ă  vous dire qu’il va peut-ĂȘtre falloir changer de cap, ce sont les petites sociĂ©tĂ©s de gestion, car les plus grosses ne peuvent pas. Si vous gĂ©rez 100 milliards et que vous faites une prĂ©sentation comme la mienne, je pense qu’il vous faut un pistolet sur la tempe en sortant ».

Face-Ă -face entre l’Homme qui gĂšre 30 milliards et la star des Ă©conomistes


Publié le 5 Février 2020

Plus de 700 conseillers financiers sont venus Ă©couter le dĂ©bat entre Bruno Crastes (Directeur GĂ©nĂ©ral de H2O AM), et Patrick Artus (Ă©conomiste du Groupe Natixis). Avec cet Ă©change, Natixis IM propose deux points de vue complĂ©mentaires entre un gĂ©rant et un Ă©conomiste. Exit les explications de produit, seules des clĂ©s de lecture de l’environnement de marchĂ© sont abordĂ©es. « Le programme est de faire triompher l’intelligence ensemble » explique Babak Abrar, co-dirigeant de la division française de Natixis IM.

Gare aux méduses !

Premier point abordĂ© : la mauvaise santĂ© Ă©conomique des Ă©mergents. « Ils ne vont pas tirer la croissance mondiale », prĂ©vient Patrick Artus, qui table sur une mauvaise passe durable. La Chine en particulier est visĂ©e. Pour Bruno Crastes, l’empire du milieu est « une balle de ping-pong qui descend les escaliers ».

Autre source de risque, le fait qu’un Ă©vĂšnement inattendu aura beaucoup plus de consĂ©quences en 2020 qu’en 2019 car toute surprise viendra impacter le prix des actifs. Bruno Crastes compare cette situation Ă  la piqĂ»re d’une mĂ©duse, qui attaque lorsque l’on nage sereinement dans la mer.

En ligne de mire, la seconde partie de l’annĂ©e qu’il anticipe « beaucoup plus complexe » avec les Ă©lections amĂ©ricaines et des prix qui seront plus Ă©levĂ©s. Plus que jamais, le fondateur de H2O AM insiste sur l’importance d’une boussole : « On a besoin d’un bon Ă©conomiste
 et d’un bon psychologue ».

La cible principale de sa critique ? Les investisseurs « naĂŻfs Â» et « mĂ©canisĂ©s Â» qui font des budgets de risque, notamment Ă  horizon un an. Ils n’ont pas achetĂ© en 2019 compte-tenu de la forte baisse fin 2018 et reviendront sur les marchĂ©s courant 2020. « Ce sont des robots qui regardent tous derriĂšre plutĂŽt que devant eux », pointe Bruno Crastes.

La mort de l’investissement sans risque

Sur le marchĂ© obligataire, il y a aujourd’hui un assĂšchement de l’investissement sans risque. « Les banques centrales l’ont dĂ©truit, c’est pour cela qu’il est si cher », note Bruno Crastes.

ProblĂšme, les investisseurs ont besoin d’acheter des actifs sans risque. On pense en France aux fonds euros des compagnies d’assurance. Lorsqu’il n’y a plus assez d’obligations comme le Bund et qu’il faut rééquilibrer son portefeuille avec des actifs sans risque, certains investisseurs se tournent vers les treasuries. Le danger viendra d’une remontĂ©e des taux long plus rapide que celle des taux courts, une situation « toxique Â» qui fera « beaucoup de dĂ©gĂąts dans l’industrie ».

Il n’y a donc aucun intĂ©rĂȘt Ă  ĂȘtre investi sur les marchĂ©s obligataires selon Bruno Crastes. « Nous ne finançons pas la naĂŻvetĂ© des investisseurs internationaux Ă  acheter des treasuries », assure-t-il.

Sachant que personne ne voudra ĂȘtre investi en obligations, Patrick Artus annonce une trĂšs importante logique de flux qui amĂšnera de petits chocs sur les marchĂ©s. « Ils donneront une seconde vie Ă  nombre d’actifs stupides comme l’or », indique l’économiste.

Sortir des taux négatifs
 sans causer un krach

Concernant les banques centrales, les deux experts ne sont pas d’accord sur la chronologie des hausses de taux à venir.

Pour Patrick Artus, la Banque Centrale europĂ©enne doit rapidement sortir de « l’aberration Â» des taux nĂ©gatifs. Ce qui le choque le plus est que l’on ne sache plus calculer la valeur fondamentale d’un actif. Les valorisations sont devenues forfaitaires. « On a dĂ©jĂ  une bulle immobiliĂšre dans la zone € et elle va continuer car en thĂ©orie, tous les actifs immobiliers valent + l’infini », souligne-t-il.

Il mise ainsi sur la capacitĂ© qu’aura Christine Lagarde Ă  consulter le conseil de la BCE, en comparaison d’un Mario Draghi « totalement totalitaire Â». « Il pensait qu’il pouvait tout dĂ©cider tout seul. Sa seule motivation n’était pas l’inflation, mais d’empĂȘcher le retour de la crise des dettes publiques », estime l’économiste de Natixis.

D’aprĂšs Bruno Crastes, il sera en revanche difficile pour la BCE de sortir du schĂ©ma actuel. « Le « QE infinity Â» est une bombe Ă  retardement. Si vous dĂ©cidez de changer cela seul, vous ĂȘtes sĂ»r de crĂ©er un krach. Si la BCE monte ses taux, il faudra vendre avant car cela va faire Ă©normĂ©ment de dĂ©gĂąts », alerte le gĂ©rant. Celui-ci est donc certain que la BCE ne peut pas monter ses taux seule, mais seulement aprĂšs la RĂ©serve FĂ©dĂ©rale amĂ©ricaine.

Et il faut Ă©galement faire les choses dans l’ordre, Ă  savoir crĂ©er plus de croissance grĂące un choc fiscal pour permettre une politique monĂ©taire en adĂ©quation. La clĂ© de la rĂ©ussite d’une remontĂ©e des taux en Europe passera par l’épargne privĂ©e pour le boss de H2O AM. « Les dettes publiques sont dĂ©jĂ  mutualisĂ©es mais l’avenir de l’Europe passe par cette rĂ©orientation de l’épargne privĂ©e », estime-t-il.

H2O passe à l’action

Une fois le contexte posé et les obligations écartées, que reste-t-il ?

Sans surprise, les actions sont donc favorisĂ©es par Patrick Artus, notamment les titres value. Une thĂ©matique souvent reprise par les experts financiers qui envisagent un retournement aprĂšs 10 ans de surperformance du style growth. MĂȘme avis pour Bruno Crastes qui prĂ©cise ne pas aimer le « vrai value Â» mais « le croissance devenu value Â».

En termes de gĂ©ographie, ce dernier met en garde contre le manque d’investisseurs domestiques en Europe, Ă  l’origine d’actions europĂ©ennes « pas chĂšres Â» mais beaucoup plus volatiles et qui « perdent beaucoup dĂšs qu’il y a un problĂšme ». Elles coĂ»tent donc plus cher en risque que les actions amĂ©ricaines dans un portefeuille.

Cependant, Bruno Crastes dĂ©finit comme « secondaire Â» l’arbitrage entre rĂ©gions et prĂ©fĂšre jouer Ă  l’intĂ©rieur de ces zones sur les mauvaises valorisations de certains secteurs ou de certains styles. Des arbitrages qui ont fait le succĂšs de la maison H2O ces derniĂšres annĂ©es, dont l’expertise est dĂ©sormais disponible au sein d’une solution peu volatile, H2O Largo (SRRI 2), ou encore sur un fonds moins connu que les historiques Multistrategies et Multibonds mais tout aussi performant, H2O Multiequities.

H2O Largo : +3,97% en 2019
H2O Multiequities : +41,84% en 2019
H2O Multistrategies : +29,64% en 2019
H2O Multibonds : +32,91% en 2019
H2O Moderato : +12,62% en 2019

Scoop : H2O AM ferme son fonds historique !

Publié le 17 Février 2020

En mai 2018, H24 annonçait en exclu la fermeture de H2O Multistrategies et H2O Vivace. D’aprĂšs nos informations, H2O AM prĂ©pare maintenant la fermeture de son fonds phare H2O Multibonds.

Depuis la création de la société en 2010, le fondateur Bruno Crastes rappelle que « la taille des actifs est un danger pour la vraie performance ».

Avec le succĂšs de H2O Multibonds, tant en collecte qu’en performances (+32,91% en 2019 ; +32,19% en 2018 ; +14,20% en 2017
), l’encours dĂ©passe dĂ©sormais les 5 milliards €. L’équipe H2O semble vouloir protĂ©ger les porteurs de part en limitant les actifs sous gestion.

Des droits d’entrĂ©e vont ainsi ĂȘtre appliquĂ©s au fonds, dĂšs le 1er mars pour les parts I et N, puis Ă  partir du 1er juillet pour la part SR destinĂ©e au marchĂ© Retail.

A noter que les parts I et N de H2O Allegro vont Ă©galement ĂȘtre soumises Ă  des droits d’entrĂ©e. La part SR de H2O Allegro n’étant pas concernĂ©e par cette dĂ©cision, elle devient un substitut naturel aux investisseurs qui apprĂ©cient la gestion global macro de la maison H2O.

Les autres expertises de la boutique restent également disponibles : H2O Moderato, H2O Multiequities, H2O Largo


Attention : modification du profil de risque des fonds de la gamme H2O

Publié le 18 Juillet 2016

D’aprĂšs nos informations, la sociĂ©tĂ© H2O AM pourrait modifier le profil de risque de ses fonds.

Par exemple, H2O Moderato qui est aujourd’hui en 3 sur l’échelle de risque devrait passer en 4 avant la fin du mois de juillet, ce qui semble logique puisque la Value at Risk passe de 1,08% maximum par semaine Ă  10% maximum Ă  horizon 20 jours.

Si votre client n’accepte pas ce nouveau « risque », c’est Ă  vous de le prĂ©venir afin d’effectuer un arbitrage sur un fonds plus plus conforme Ă  son profil de risque.

Pour la performance « pas d’inquiĂ©tude » puisque Bruno Crastes nous certifie que pour performer aujourd’hui, il faut accepter plus de volatilité 

A suivre


Risque 2 : H2O Adagio : - 0,69% YTD et + 5,87% en 2015

Risque 3 : H2O Moderato : - 7,00% YTD et + 14,72% en 2015

Risque 5 : H2O Multibonds : - 1,22% YTD et + 30,95% en 2015

Risque 6 : H2O Multistratégies : - 17,37% YTD et + 33,28% en 2015

« Scepticisme irrationnel Â» (Par H2O AM)

10/06/2016 PARLONS FINANCE

Rien ne va plus. La croissance est en berne, les entreprises ne font pas de profits. Le chĂŽmage est endĂ©mique. Les salaires stagnent. La dĂ©flation est partout. Les banques centrales sont Ă  bout de souffle et les gouvernements indigents. Une ambiance de fin d’époque plane sur les marchĂ©s financiers. Un instinct de survie semble dominer chez les investisseurs. Il faut prĂ©server le capital des moindres variations de court terme, Ă  n’importe quel prix.

Pour les moins jeunes d’entre nous, une telle ambiance ne manquera pas de rappeler, en contrepoint, l’euphorie de la fin des annĂ©es 90. A l’époque, tout allait pour le mieux. La croissance et les profits Ă©taient inĂ©branlables. Les salaires Ă©taient gĂ©nĂ©reux. Les banques centrales et gouvernements Ă©taient les tĂ©moins bĂ©ats d’une Ă©conomie triomphante. Un sentiment d’invincibilitĂ© dominait les marchĂ©s financiers. Il fallait Ă  tout prix faire des plusvalues sur son capital, quelle que fut la volatilitĂ© de court terme.

Avec le recul, l’éclatement de ce qui est devenu aujourd’hui la « bulle internet », aprĂšs avoir Ă©tĂ© la « nouvelle Ă©conomie », appelle Ă  un recul salutaire face aux modes trop excentriques. Celles-ci engendrent des dynamiques dont les excĂšs conduisent Ă  des valorisations extrĂȘmes. Si ces derniĂšres sont ridicules avec le recul de quelques annĂ©es, elles ne choquent personne dans la fiĂšvre collective du moment.

La question qui se pose aujourd’hui est donc de savoir si le pessimisme ambiant dĂ©passe les bornes du raisonnable, comme l’euphorie de la « nouvelle Ă©conomie » avait fini par le faire Ă  la fin des annĂ©es 90. Pour cela, une enquĂȘte de situation s’impose. L’énigme Ă  rĂ©soudre est la suivante : pourquoi les marchĂ©s reflĂštent-ils une si grande morositĂ© ?

Peut-ĂȘtre faut-il y voir le reflet d’un environnement macro-Ă©conomique au bord de l’effondrement ? Si les performances Ă©conomiques des Etats-Unis et de l’Europe ont pu dĂ©cevoir, elles sont loin d’inquiĂ©ter. Depuis 2009, la croissance du PIB amĂ©ricain est de 2,5%. Le taux de chĂŽmage de 5% est proche des plus bas historiques. La zone euro a subi le contretemps de la crise de 2010-2011, mais depuis 2012 suit une trajectoire de reprise bien Ă©tablie. Depuis deux ans, la croissance du PIB est supĂ©rieure Ă  celle de la croissance potentielle. La zone euro a certes pris du retard sur les Etats-Unis, mais le chĂŽmage y baisse maintenant plus vite.

Le ralentissement chinois est de nature structurelle. Le manque de stress sur le marchĂ© du travail indique pourtant un atterrissage en douceur. La faiblesse dans les pays Ă©mergents est gĂ©nĂ©ralisĂ©e, avec quelques cas dramatiques comme le BrĂ©sil. Toutefois, on est trĂšs en dessous de la violence de la crise asiatique de 1997 et du dĂ©faut russe de 1998. A l’époque, la croissance mondiale ne s’était que lĂ©gĂšrement affaissĂ©e avant de rebondir. Les trĂšs grandes similitudes avec les ralentissements de 1997-98 (crise Ă©mergente) et 1986 (contre-choc pĂ©trolier) prĂ©sagent d’un rebond semblable Ă  ceux de 1999 et 1987.

Si l’environnement macroĂ©conomique n’offre rien pouvant justifier le scepticisme ambiant, peut-ĂȘtre celui-ci reflĂšte-t-il des risques systĂ©miques particuliĂšrement aigus. Il est indĂ©niable que le risque politique s’est effondrĂ© dans la zone euro depuis que le gouvernement grec d’extrĂȘme gauche a mis en place toutes les rĂ©formes et toutes les mesures d’austĂ©ritĂ© nĂ©cessaires Ă  la conclusion de son programme d’aide financiĂšre. Le prĂ©cĂ©dent offert par Syriza montre l’ancrage de la zone dans une social-dĂ©mocratie aussi solidaire qu’attentive au respect des engagements pris par toutes les parties. Les dĂ©ficits budgĂ©taires se sont fortement rĂ©duits dans tous les pays. Les convergences nominale et rĂ©elle ont fait leur retour.

Il reste bien sĂ»r le referendum du 23 juin sur le maintien du Royaume-Uni dans l’Union EuropĂ©enne et les Ă©lections prĂ©sidentielles amĂ©ricaines du 8 novembre. Ces Ă©vĂšnements ne sont toutefois pas de nature systĂ©mique. Si le Royaume-Uni dĂ©cidait de sortir de l’UE, il s’infligerait un saut dans l’inconnu dont les consĂ©quences lui seraient initialement extrĂȘmement prĂ©judiciables. A court terme, cela ne manquerait pas d’affecter, mais beaucoup plus modestement, la croissance de la zone euro. Bien qu’une telle sortie crĂ©erait une forte incertitude Ă  court terme, elle ne constituerait pas pour autant un choc nĂ©gatif pour la croissance mondiale. Il s’agit d’une simple redistribution de croissance dont la zone euro finirait par bĂ©nĂ©ficier avec le repositionnement sur le continent d’une partie des productions destinĂ©es Ă  l’UE. Dans la mĂȘme veine, un prĂ©sident amĂ©ricain trop vindicatif ne ferait que pĂ©naliser son propre pays et renforcer le reste du monde. Mais ce risque est faible car les institutions amĂ©ricaines ont Ă©tĂ© pensĂ©es pour les bons comme pour les mauvais prĂ©sidents. La capacitĂ© Ă  faire avancer un agenda prĂ©sidentiel est largement sous le contrĂŽle du congrĂšs, qui a de grandes chances d’ĂȘtre pour moitiĂ© rĂ©publicain et pour moitiĂ© dĂ©mocrate. Enfin, le risque systĂ©mique a aussi perdu son principal canal de transmission, Ă  savoir le systĂšme bancaire international. La rĂšglementation financiĂšre est passĂ©e par lĂ .

Mais alors pourquoi tant de frilositĂ© ? La rĂ©fĂ©rence Ă  la fin des annĂ©es 90 peut ĂȘtre utile ici. Les gĂ©rants obligataires ont la main avec la « stagnation sĂ©culaire » comme en tĂ©moigne l’absence de prime de risque sur les obligations. Pendant la bulle de la « nouvelle Ă©conomie », les gĂ©rants d’actions avaient la main comme en tĂ©moignait l’absence de prime de risque sur les actions. Aujourd’hui, les gĂ©rants actions amĂ©ricains sont ouverts Ă  l’idĂ©e d’un retour de l’inflation, comme les gĂ©rants obligataires des annĂ©es 90 l’étaient Ă  celle de l’épuisement de la croissance et des profits. Comme le dit l’adage, il ne faut jamais demander Ă  un coiffeur si l’on a besoin d’une coupe de cheveux.

Les excĂšs d’optimisme ou de pessimisme s’observent Ă©galement dans les contradictions entre l’ambiance gĂ©nĂ©rale rĂ©sultant de la multitude des comportements micro-Ă©conomiques et la froide rĂ©alitĂ© des comportements agrĂ©gĂ©s des donnĂ©es macro-Ă©conomiques. Dans la « nouvelle Ă©conomie », la plupart des entreprises faisaient des profits, ou plutĂŽt avaient vocation Ă  en faire dans un avenir plus ou moins proche (merci le « goodwill »). Une majoritĂ© d’entre elles Ă©tait Ă©galement censĂ©e gagner des parts de marchĂ©, ce qui ne manquera pas d’interpeler le lecteur attentif. Une telle ambiance a dominĂ© les annĂ©es 1999-2000, pĂ©riode pendant laquelle les profits macro-Ă©conomiques Ă©taient modĂ©rĂ©s. Bien sĂ»r, ces derniers manquaient le changement structurel de la « nouvelle Ă©conomie » que les comptables d’entreprises inventifs avaient, eux, trop bien saisi. La vĂ©ritĂ© est que les donnĂ©es macro contredisaient trop frontalement le dogme du moment pour ĂȘtre audibles. Avec le recul, ce sont les auditeurs d’entreprise qui ont fini en prison, pas les comptables nationaux.

Aujourd’hui, l’inflation, variable macro-Ă©conomique par excellence, fait son grand retour aux Etats-Unis. La dynamique de toutes les mesures d’inflation sous-jacente est en accĂ©lĂ©ration depuis neuf mois. De plus en plus de sous-composantes partagent ce regain de vigueur. Les salaires rĂ©els Ă©tant Ă©galement en hausse, comme c’est trĂšs rarement le cas aux Etats-Unis, l’affaire est donc sĂ©rieuse. Pourtant, l’ambiance issue des comportements micro- Ă©conomiques est trop dominĂ©e par la « stagnation sĂ©culaire » pour s’inquiĂ©ter. On Ă©voquera la dĂ©flation chinoise, le secteur minier, l’effritement des marges, les dĂ©gĂąts du progrĂšs technique. Ces a priori sont trop forts. Trop de compromissions ont Ă©tĂ© accumulĂ©es avec la thĂ©orie dominante, trop de crĂ©dibilitĂ© professionnelle est engagĂ©e dans la thĂšse dominante. Le bon sens est perçu comme de l’extrĂ©misme. Evoquer l’incroyable survalorisation des actions face Ă  l’atonie des profits macro Ă  la fin de la « nouvelle Ă©conomie » Ă©tait hĂ©rĂ©tique. S’interroger sur l’extrĂȘme surĂ©valuation des obligations gouvernementales face Ă  la remontĂ©e de l’inflation sous-jacente (aux Etats-Unis) est l’hĂ©rĂ©sie du moment.

Il faut dire que par rapport Ă  l’optimiste, le pessimisme a les atours de l’intelligence et de la prudence face aux multiples incertitudes du monde. Il prĂ©conise le conservatisme et l’inaction. Il vit dans le passĂ©, ce qui l’a bien servi lors des chocs systĂ©miques de 2008 et 2011, mais le handicape depuis trois ans avec des chocs devenus plus frĂ©quents, toujours violents, mais non-systĂ©miques. La complaisance avec la thĂ©orie dominante peut aussi s’expliquer par l’énormitĂ© du coĂ»t pour s’en protĂ©ger. Vendre des obligations est considĂ©rĂ© trop hĂ©tĂ©rodoxe. Le confort du consensus devient une tyrannie dont peu peuvent s’extirper. « L’exubĂ©rance irrationnelle » des annĂ©es 90 a laissĂ© la place Ă  un « pessimisme irrationnel ». Dans ce cadre, oĂč sont les vĂ©ritables risques pour les investisseurs? Pour la plupart, ils sont dans les modĂšles qui regardent en arriĂšre, or les volatilitĂ©s et corrĂ©lations historiques sont ignorantes des niveaux de marchĂ©. Pourtant, le simple bon sens veut que des prix extrĂȘmes alertent sur un plus grand risque futur des actifs concernĂ©s. Comme l’a montrĂ© avec autant de violence que de clartĂ© la bulle actions de la « nouvelle Ă©conomie », un tel bon sens peut paraĂźtre insensĂ© sur le moment, mais il a de grandes vertus.

On peut aussi se poser la question Ă  l envers

Nous sommes beaucoup à avoir du H2O Multistratégies et H2O multibonds (ancienne version) avec des perf exceptionnelles, mais comme ils ne sont plus commercialisés on les garde.

Et les risques arrivent avec les taux qui remontent

Je vous souhaitent à tous une excellente année 2020

Regarde sur Bloomberg partie Bonds et tu verras toute l’Europe est bien verte donc baisse de l’ensemble de la valeur des obligations

Comme H2O est bourrée de dettes grecques, espagnol, portugaises, 


Bon je sors de la file par rapport Ă  la suite :
Le fond qui me surprend est Loomis Sayles Multisector toujours pas de baisse

Par contre il est intĂ©ressant d’investir sur les banques mĂȘme amĂ©ricaines.
Trop de dette et les marchĂ©s n’'arrivent pas Ă  absorber la quantitĂ© de dette amĂ©ricaine ( notamment peut ĂȘtre que les chinois n’en achĂštent plus)

Truc rigolo :
J’ai du Lyxor S&P500 avec de la plus value beaucoup et peu de distribution de revenu
J’ai aussi Lyxor Tresuaries 10Y :en terme de proportion 40% de mon lyxor S&P, revenu versĂ© est supĂ©rieur par rapport le lyxor S&P

J’attends que cela monte encore et je vais acheter et je joue la distribution de revenus

Bonne soirée

Il faut se rappeler il y a quelques temps lors de la « crise politique Â» italienne


Sur Multibonds, H2O vous annonce déjà la performance
 2020 ! :slight_smile:

Publié le 8 Janvier 2020

AprĂšs +32,19% en 2018 et +32,91% en 2019, Vincent Chailley (co-fondateur de H2O AM) attend des performances moins spectaculaires.

Quelques échanges entre Vincent Chailley et son Directeur des Partenariats Mehdi Rachedi

Mehdi Rachedi : On voit que le process de H2O fonctionne trùs bien sur les obligations et les devises, mais que ça fonctionne un peu moins sur les actions. Comment l’expliquer ?

Vincent Chailley : En rĂ©alitĂ©, lorsque l’on regarde notre gestion depuis 25 ans, les actions ne marchent pas moins bien. Il y a des pĂ©riodes assez longues pendant lesquelles les portefeuilles actions font mieux que les portefeuilles obligataires, mĂȘme quand ils ne sont pas directionnels. C’est le cas par exemple entre 1999 et 2003.

La rĂ©alitĂ© est que les actions fonctionnent Ă  basse frĂ©quence. Le temps qu’il faut pour que cela rapporte sur les taux et le change, c’est 3 mois, 6 mois
 9 mois quand vous ĂȘtes dans une mĂ©canique de crise. Rarement plus que cela. Sur les actions, il faut souvent attendre 1 ou 2 ans. Mais quand cela arrive, le mouvement est trĂšs violent. Ce n’est pas que ces stratĂ©gies actions performent moins, c’est qu’elles performent moins souvent. Mais quand elles le font, elles font trois, quatre, cinq fois plus d’argent !

Mes meilleures annĂ©es sur les actions : 2008 (sur notre long/short), 2011 (trĂšs belle annĂ©e), de 2001 Ă  2003 au moment oĂč la bulle internet Ă©clate
 Vous voyez qu’en plus, cela ne marche pas forcĂ©ment au mĂȘme moment que les obligations. Il y a donc un vrai intĂ©rĂȘt pour nous Ă  continuer Ă  appliquer cette stratĂ©gie.

Mehdi Rachedi : Quel conseil donnerais-tu à un client qui souhaiterait arbitrer tout ce qu’il a sur H2O Multistrategies pour le mettre sur H2O Multibonds ?

Vincent Chailley : Je me souviens qu’en dĂ©but d’annĂ©e 2019, on me posait la question inverse : « est-ce qu’il ne faut pas sortir de Multibonds pour aller sur Moderato ou Multistrategies ? » J’avais rĂ©pondu : « non, la Fed fait une pause donc Multibonds fera une trĂšs belle annĂ©e. » La pause de la Fed et le soutien monĂ©taire, c’est formidable pour une gestion obligataire comme la nĂŽtre. On est libres, on est mobiles et on profite de tout.

Simplement aujourd’hui, on voit que les banques centrales arrivent Ă  ce point oĂč c’est plus difficile pour elles. C’est moins efficace et ça n’a plus tellement de sens Ă©conomique de continuer Ă  baisser les taux. On est arrivĂ©s Ă  ce point oĂč cela va ĂȘtre plus compliquĂ© sur nos portefeuilles obligataires. Le vent dans le dos des banques centrales va diminuer.

Et ça, Ă  l’inverse c’est trĂšs favorable aux actions. Notamment Ă  tous ces arbitrages entre value et secteur dĂ©fensif car ça casse toute la belle mĂ©canique dĂ©fensive qui a Ă©tĂ© mise en place par les investisseurs. On est peut-ĂȘtre en train d’approcher ce point oĂč le vent va se mettre Ă  souffler de maniĂšre plus favorable pour des stratĂ©gies actions plutĂŽt que des stratĂ©gies obligations ou change.

Mehdi Rachedi : Cela veut dire revenir à la performance historique d’un Multibonds qui se situe entre 10% et 15% ?

Vincent Chailley : Il y a toujours plein d’opportunitĂ©s, dans le monde des obligations et surtout sur le change. Simplement, les 30% par an que l’on a, c’est exceptionnel. C’est avant tout liĂ© au soutien inconditionnel des banques centrales qui nous disent : « sur l’Italie vous ne prenez pas de risque ». Tout le monde dit que l’on en prend (la presse etc), mais on sait que l’on n’en prend pas. Donc c’est facile. On nous a signĂ© un chĂšque !

Mais cela risque de disparaĂźtre. Maintenant il va falloir prendre des risques, de vraies positions. Comme on le fait dĂ©jĂ  sur le change. Cela veut dire des performances qui reviendront peut-ĂȘtre Ă  la moyenne historique, 15% Ă  peu prĂšs depuis 25 ans, ce qui n’est finalement pas si mal


Ce sera vraisemblablement plutĂŽt l’ordre de grandeur : 10%/15% plutĂŽt que 25%/30% comme ces derniĂšres annĂ©es.

Bonsoir Ă  tous

La lettre de Bruno Crastes

Bonne lecture

On peut gagner beaucoup d’argent en faisant du trading sur le trader H2O


Publié le 3 Mars 2016

Impressionante volatilitĂ© sur le fonds H2O MultistratĂ©gies en ce dĂ©but d’annĂ©e


Mais pas toujours facile Ă  expliquer Ă  son client

Justement pourvu qu’ils ne changent pas!!!

La derniùre phrase du commentaire m’inquiùte un peu

Bon dimanche Ă  tous

Un fonds dans le viseur : H2O Multistrategies

08/03/2016 PARLONS FINANCE

SOCIETE DE GESTION : H2O AM
CODE ISIN : FR0010923383
GERANTS : VINCENT CHAILLEY, LOIC CADIOU

PERF 2016 : - 15,94%
PERF 2015 : 33,28%
PERF 2014 : 20,84%
PERF 2013 : 31,83%

VOLATILITE 1 AN : 39,85%

OBJECTIF

H2O Multistrategies investit au sein d’un univers d’investissement international trĂšs large et multi-classes d’actifs. Dans cette optique, H2O Multistrategies peut ĂȘtre exposĂ© aux obligations de toutes natures, aux actions et aux devises et vĂ©hicules de titrisation de pays dĂ©veloppĂ©s comme Ă©mergents. La diversification et l’arbitrage relatif entre ces diffĂ©rentes classes constitue la source d’Alpha du fonds. H2O Multistrategies repose sur une analyse macro-Ă©conomique trĂšs rĂ©active. La sensibilitĂ© aux taux peut varier de -6 Ă  14 et l’exposition aux actions peut s’étendre jusqu’à 75% de l’actif.

L’AVIS DE NORTIA

Le scĂ©nario macro-Ă©conomique central d’H2O Multistrategies repose sur un rebalancement de la croissance mondiale et des pays Ă©mergents vers les pays dĂ©veloppĂ©s. L’équipe de gestion illustre cette situation par le rapatriement des capitaux vers les pays de l’OCDE, l’excĂšs de capacitĂ© de production chez les Ă©mergents et la charge du crĂ©dit des pays Ă©mergents qui devient de plus en plus Ă©levĂ©e. En consĂ©quence, le fonds est acheteur des pays dĂ©veloppĂ©s et vendeur des pays Ă©mergents. L’Europe et le Japon sont privilĂ©giĂ©s car ils bĂ©nĂ©ficient des politiques monĂ©taires des banques centrales, toujours accommodantes. Par ailleurs, les entreprises europĂ©ennes bĂ©nĂ©ficient d’un retard en termes de valorisation et de flux par rapport aux sociĂ©tĂ©s amĂ©ricaines. CĂŽtĂ© obligataire, le portefeuille est positionnĂ© Ă  l’achat d’obligations longues d’Europe du Sud (portugaises, italiennes et grecques) et Ă  la vente d’obligations courtes amĂ©ricaines. Cette stratĂ©gie d’aplatissement de la courbe de taux gĂ©nĂšre actuellement un rendement de 6.2%. TroisiĂšme moteur de performance, l’allocation devises conserve une position acheteuse de dollar contre le reste du monde. Cette derniĂšre a mĂ©caniquement Ă©tĂ© rĂ©duite avec la fin de la stratĂ©gie de vente des devises liĂ©es aux matiĂšres premiĂšres. Par ailleurs, la position vendeuse de Franc Suisse est conservĂ©e. À ce jour, l’aversion gĂ©nĂ©ralisĂ©e envers le risque sur les marchĂ©s pĂ©nalise le portefeuille. FidĂšle Ă  sa politique d’investissement, l’équipe de gestion en profite pour se rĂ©investir sur les classes d’actifs les plus touchĂ©es, comme le secteur financier en janvier 2016. La stratĂ©gie adoptĂ©e est de mettre Ă  profit les drawdown pour bĂ©nĂ©ficier pleinement du prochain rebond en ce dĂ©but d’annĂ©e. Souscrire aujourd’hui au fonds H2O MultistratĂ©gies, c’est accepter une performance de -21% Ă  un an avec une volatilitĂ© de 32% en Ă©change d’une performance de 10% annualisĂ©e (contre 5% pour sa catĂ©gorie) depuis sa crĂ©ation en AoĂ»t 2010.

GRAPH

Trop bien valeur 269,87 Euros -1,82% au 30/5/2018

H2O Multistrategies : chute VERTIGINEUSE, les explications de H2O AM

Publié le 31 Mai 2018

La note rĂ©digĂ©e par les Ă©quipes de gestion d’H2O AM sur la dette & la crise en Italie :

La situation politique actuelle

La bourrasque politique qui a soufflĂ© dimanche dernier sur Rome a indubitablement eu pour effet d’acculer le PrĂ©sident Sergio Mattarella et le chef de file du Mouvement Cinq Etoiles (M5S) Luigi Di Maio.

Matteo Salvini, le chef de la Ligue, a ouvert la voie Ă  de nouvelles Ă©lections : premiĂšrement, en recommandant Paolo Savona, un ardent eurosceptique de son parti de la Ligue, pour le ministĂšre clĂ© de l’Economie, une proposition que le PrĂ©sident n’a pas eu d’autre choix que de refuser ; et deuxiĂšmement, en rejetant la contre-offre du PrĂ©sident Sergio Mattarella visant Ă  confier le poste Ă  Giancarlo Giorgetti, l’un des membres les plus influents, mais moins anti-euro, de la Ligue. Peu de temps aprĂšs, Sergio Mattarella a demandĂ© Ă  l’ancien haut fonctionnaire du FMI, Carlo Cottarelli, de prendre la tĂȘte d’un gouvernement provisoire de technocrates non Ă©lus jusqu’à la tenue d’élections trĂšs probablement en septembre ou en octobre.

Bien entendu, Matteo Salvini n’a vraisemblablement jamais eu l’intention de gouverner avec le M5S. Comme nous l’avons prĂ©cĂ©demment fait observer, compte tenu de la grande divergence des points de vue et de l’importance des divisions au sein de chaque parti, les deux groupes ne pourraient de toute façon pas dĂ©cemment former un gouvernement durable.

Quoi qu’il en soit, Luigi Di Maio s’est dĂ©clarĂ© trahi par Matteo Salvini qui a torpillĂ© sans Ă©quivoque leur coalition dĂ©jĂ  fragile. Le chef de la Ligue s’est aliĂ©nĂ© de nombreux politiciens au passage, mais son « coup d’éclat » lui a permis de gagner des voix dans les sondages, accroissant ainsi ses chances de devenir le vrai leader de la droite italienne et de remporter les prochaines Ă©lections. L’unique ambition de Matteo Salvini est dĂ©sormais de se prĂ©senter seul et d’élargir rapidement sa base Ă©lectorale.

De nouvelles élections en perspective

Dans ce nouveau contexte, pour que le parti de la Ligue gagne plus de voix, il va devoir accroĂźtre sa part au sein des 40 % d’Italiens eurosceptiques et nĂ©cessairement attirer dans ses rangs des partisans de Forza Italia (ou nĂ©gocier par la mĂȘme occasion le soutien du parti de Silvio Berlusconi). Ce faisant, il va devoir abandonner ses propos farouchement anti-zone euro.

L’insistance de Marine Le Pen Ă  quitter l’union monĂ©taire et sa chute suite Ă  l’élection prĂ©sidentielle française en 2017 devraient servir d’exemple. En consĂ©quence, le programme de Matteo Salvini devrait maintenant se concentrer sur l’immigration, les baisses d’impĂŽt et la rĂ©forme des retraites. En derniĂšre analyse, quelle que soit l’issue des prochaines Ă©lections italiennes, nous sommes convaincus que l’avenir de l’Italie ausein de la zone euro n’est plus menacĂ©.

La rĂ©action des marchĂ©s et les opportunitĂ©s d’investissement

Les obligations souveraines italiennes sont entre des mains sĂ»res et stables dans la mesure oĂč les investisseurs Ă©trangers en dĂ©tiennent 32 % (contre 41 % en 2010) et, parmi ces derniers, les investisseurs hors zone euro n’en reprĂ©sentent que 5 %.

La plupart (environ 20 %) des 27 % d’investisseurs europĂ©ens sont des gĂ©rants d’actifs français et allemands qui sont trĂšs « mĂ©canisĂ©s » et qui sont contraints de rĂ©duire leur exposition. Leurs modĂšles de risque anticipant dĂ©sormais une bien plus grande volatilitĂ© des BTP italiens.

De plus, le corollaire de cette stabilitĂ© de la dĂ©tention des obligations est le manque de liquiditĂ© sur le marchĂ© qui explique les Ă©carts de cotation d’aujourd’hui qui ne sont pas justifiĂ©s sans cela.

Afin de contourner ces piĂšges Ă  liquiditĂ©, les investisseurs couvrent Ă©galement leurs investissements en obligations d’entreprises europĂ©ennes (appĂ©tit pour le risque et peu de liquiditĂ©) en se tournant vers des substituts tels que les actions des banques de la zone euro qui sont aujourd’hui massivement vendues comme source de liquiditĂ©.

Le dilemme que nous rencontrons aujourd’hui est trĂšs similaire aux situations de juin 2015 (Grexit) et de fĂ©vrier 2016 : l’envolĂ©e de la volatilitĂ© des marchĂ©s contraint les investisseurs Ă  se ruer vers les portes de sortie afin de dĂ©boucler partiellement leurs expositions, tandis que les hedge funds accentuent un peu plus les pressions en adoptant des positions courtes.

Compte tenu des ajustements prĂ©cĂ©dents du marchĂ©, nous nous attendons Ă  ce que la volatilitĂ© se poursuive jusqu’à la semaine prochaine, date Ă  laquelle la plupart des gĂ©rants d’actifs auront alors Ă©tĂ© contraints de quitter le marchĂ© et les capitaux opportunistes auront pris leurs bĂ©nĂ©fices.

En résumé :

Les Ă©vĂ©nements de ce week-end Ă  Rome ont presque rĂ©duit Ă  nĂ©ant la perspective d’une poursuite de la coalition entre les deux partis populistes italiens qui aurait pu mettre sĂ©rieusement en pĂ©ril l’avenir de l’Italie dans la zone euro, mĂȘme si Luigi Di Maio a affirmĂ© (derniĂšrement) qu’il n’avait jamais souhaitĂ© quitter la zone euro ;
Le seul parti eurosceptique vigoureux qui reste, Ă  savoir la Ligue, va devoir abandonner son desiderata de sortie de l’euro afin de rallier davantage d’électeurs Ă  sa cause et de devenir la premiĂšre force politique en Italie ;
En consĂ©quence, nous n’entrevoyons PAS d’hypothĂ©tique risque d’une sortie de l’Italie de la zone euro ;
Une fois que le calme sera revenu, les perturbations de marchĂ© actuelles offriront d’excellents points d’entrĂ©e, en particulier au sein des BTP au regard de leur rendement rĂ©el Ă©levĂ© (actuellement supĂ©rieur Ă  4 %), de l’offre qui sera nĂ©gative au cours des deux prochains mois (la banque centrale ayant dĂ©cidĂ© de rĂ©duire son programme d’émission pour l’annĂ©e, la moitiĂ© Ă©tant dĂ©jĂ  achevĂ©e), de l’importance des positions vendeuses des hedge funds amĂ©ricains et,surtout, de l’amĂ©lioration constante des fondamentaux (veuillez-vous reporter Ă  notre note du 23 mai 2018).

Le contexte actuel nous rappelle 2015. En dĂ©finitive, le risque n’était pas la GrĂšce au printemps, mais la Chine plus tard durant l’étĂ©. A part en 2011 (lorsque la base d’investisseurs Ă©tait plus internationale), de brĂšves pĂ©riodes de risque politique en Europe ont rĂ©guliĂšrement Ă©tĂ© Ă  l’origine d’épisodes de volatilitĂ© des marchĂ©s qui n’ont finalement pas du tout eu une portĂ©e comparable avec les changements de rĂ©gime de marchĂ© provoquĂ©s par de rĂ©elles Ă©volutions macroĂ©conomiques mondiales (par exemple, des surprises inflationnistes, des divergences de cycle Ă©conomique et des chocs des matiĂšres premiĂšres).

Le risque pour 2018 pourrait provenir davantage du niveau Ă©levĂ© des coĂ»ts de financement pour les Ă©conomies Ă©mergentes « dollarisĂ©es » (qui ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une forte dynamique en termes de flux de capitaux et de hausse des prix des matiĂšres premiĂšres) que de la rĂ©duction forcĂ©e et temporaire des expositions aux actifs italiens et leurs consorts.

Bonjour,

Oui d’aprĂšs ce que j’ai vu sur plusieurs sites, 89% des fonds ne battent pas leur indice de rĂ©fĂ©rence sur la durĂ©e tout simplement parce qu’ils sont handicapĂ©s par leur charge en frais.

Le tracker est un produit simple avec peu de frais pour du moyen terme. Tout le reste c’est de l’habillage marketing.

Bonjour

La morale de l’histoire : choisir un simple tracker monde sans frais de super-performance, de contre-performance, de non-performance
, tous ces dĂ©tails qui font que le gĂ©rant est toujours le vrai gagnant


Exclu : Bruno Crastes nous explique pourquoi il ferme son fonds emblématique H2O Multistrategies

Publié le 2 Mai 2018

H24 : H2O a pris la dĂ©cision de mettre des droits d’entrĂ©e de 5% sur les fonds H2O Multistrategies et H2O Vivace. Pouvez-vous nous en donner les raisons ?

Bruno Crastes : Depuis la crĂ©ation d’H2O, nous avons portĂ© un message selon lequel la taille des actifs est un danger pour la vraie performance : l’alpha qui n’est pas liĂ© Ă  l’apprĂ©ciation organique des actifs. Nous tenons Ă  conserver cette performance, qui est dĂ©-corrĂ©lĂ©e et donc prĂ©cieuse pour les investisseurs.

Nous constatons aussi que les fonds qui ont vu leur taille fortement augmenter ont tendance Ă  faire du sur-place, pĂ©nalisant d’autant plus les derniers entrants.

Notre ADN est la recherche de performance, pas la course aux actifs. Nous avons toujours cherchĂ© Ă  nous aligner avec les intĂ©rĂȘts de nos investisseurs. PondĂ©rĂ© par le risque, le total des actifs « Performance absolue » gĂ©rĂ©s par H2O a aujourd’hui atteint un seuil qui milite pour la fermeture des fonds les plus dynamiques, donc les plus consommateurs de notre capacitĂ©.

Dans ce contexte, H2O Multistrategies et H2O Vivace se verront appliquer des droits d’entrĂ©e Ă  partir du 30 juin 2018. Cette dĂ©cision de « soft closing » est parfaitement logique. Les droits d’entrĂ©e prĂ©levĂ©s sur ces deux fonds leur seront intĂ©gralement reversĂ©s pour protĂ©ger les porteurs existants. Nous allons envoyer Ă  ce titre une lettre d’information Ă  tous nos porteurs d’ici la fin mai.

H24 : Comment expliquez-vous les performances des fonds H2O en 2018 ?

Bruno Crastes : Il y a différentes maniÚres de construire des portefeuilles.

Une maniĂšre traditionnelle consiste Ă  additionner des primes de risque en surpondĂ©rant celles qui semblent les plus fructueuses. Cette approche n’est pas contrainte par la taille. Cependant, plus la taille des fonds est importante, moins il y a d’alpha et plus la corrĂ©lation avec la performance des actifs est Ă©levĂ©e. Le problĂšme aujourd’hui est que ces actifs ont Ă©normĂ©ment performĂ© depuis 2009. Le ratio de Sharpe d’un indice « 50% actions/50% obligations » s’établissait Ă  3 jusqu’à rĂ©cemment, soit prĂšs de 10% par an de performance organique. C’est de moins en moins vrai dĂ©sormais et en 2018, malgrĂ© un environnement trĂšs porteur, actions et obligations sont Ă  bout de souffle.

Notre approche est trĂšs diffĂ©rente. Nous arbitrons les actifs entre eux, nous les divisons plutĂŽt que nous ne les additionnons. L’important pour nous n’est pas le niveau gĂ©nĂ©ral des primes de risques mais leur dispersion. MĂȘme dans l’infiniment petit, les quotients peuvent ĂȘtre infiniment grands. Cette approche n’est donc pas du tout contrainte par le prix des actifs et elle se rĂ©vĂšle trĂšs performante dans les extrĂȘmes de valorisation, ce qui est le cas aujourd’hui.

Au-delĂ  des bonnes performances 2018, nos rĂ©sultats long-terme montrent que notre mĂ©thode est structurellement supĂ©rieure Ă  la gestion d’actif traditionnelle. Cependant, elle est moins extensible en termes d’actifs mais aussi d’effectifs. Elle requiert en effet un alignement, une coordination et une solidaritĂ© parfaite des Ă©quipes de gestion.

H24 : Pour les conseillers et leurs clients qui souhaitent continuer Ă  profiter des performances du moteur H2O, il y a Ă©videmment les autres fonds de la gamme avec en tĂȘte H2O Multibonds Ă  +20,81% YTD qui est 1er de sa catĂ©gorie sur 1 mois, 3 mois, 6 mois, 1 an, 3 ans et 5 ans


Bonjour Didier

La valeur est mĂȘme passĂ©e Ă  274,38 avec une date valeur au 29/6. Donc si arbitrage avant 20h00 et la perf des marchĂ©s aujourd’hui, il devrait remonter.

En 1 semaine je suis Ă  2 arbitrages sur cette valeur et Suravenir va trĂšs vite en ce moment, le 1er arbitrage je l’ai passĂ© le 22/6 sur mon Perp ce qui m’a permis d’en refaire 1 en dĂ©but de semaine.

Par contre j’ai pris aussi du H2O multibonds car la valeur est au 28/6 donc on profite de la super baisse des marchĂ©s.

Et j’ai rouvert une lignette sur H2O moderato uniquement sur Perp

Arbitrage sur Linxea Aveinr, Linxea Avenir Capit, Linxea Perp : 20%H2O multibonds et 80% Multistratégies.

C’est quand mĂȘme prendre des gros risques
mais comme on ne l’aura pu Ă  partir du 30/6
on verra

Bonne soirée à tous

Un fonds dans le viseur : H2O Moderato
17/04/2018 PARLONS FINANCE
Nom du fonds - ISIN : HéO MODERATO R C EUR - FR0010923367

Société de gestion : H2O AM

CatĂ©gorie Quantalys : PERFORMANCE ABSOLUE EURO MULTI CLASSE D’ACTIFS

Gérants du fonds : GONZAGUE LEGOFF, VINCENT CHAILLEY

L’avis Nortia (analyse de CĂ©line Leurent)

En 2018, H20 Moderato rĂ©alise 5,4% de performance (vs -1,41% pour sa catĂ©gorie) malgrĂ© un dĂ©but d’annĂ©e chahutĂ© sur les marchĂ©s. Cette avance s’explique par un scĂ©nario macro-Ă©conomique efficace et par la pleine utilisation de la fourchette de risque du fonds (volatilitĂ© un an de 7,5%). Le portefeuille est actuellement protĂ©gĂ© contre la hausse des taux amĂ©ricain via une position vendeuse sur les obligations amĂ©ricaines (-77%). Il est Ă©galement positionnĂ© pour bĂ©nĂ©ficier de deux sources principales de rendement : les obligations souveraines du sud de l’Europe (Italie, Portugal et GrĂšce essentiellement) et l’arbitrage de devises : achat de dollar (+106%)/ vente de l’euro, du franc suisse et des devises des pays producteurs de matiĂšres premiĂšres (respectivement -33%, -34% et -32%). Le fonds profite Ă©galement du retard des actions europĂ©ennes et japonaises, sans prendre de risque directionnel, grĂące Ă  la couverture sur le S&P 500 (exposition actions nette de 9,6%). L’équipe de gestion estime, en effet, que les actions amĂ©ricaines sont moins attractives qu’auparavant en raison de leurs valorisations Ă©levĂ©es et d’une volatilitĂ© et de marges de sociĂ©tĂ©s historiquement basses, qui ne pourront que monter. La normalisation de la politique monĂ©taire va Ă©galement durcir les conditions de financement des entreprises et ainsi limiter les possibilitĂ©s pour opĂ©rer des rĂ©ductions de capital (qui bĂ©nĂ©ficient aux cours des actions Ă  la hausse). Pour toutes ces raisons, les investisseurs sont trĂšs friands de valeurs amĂ©ricaines, et les gĂ©rants s’attendent Ă  un rééquilibrage des flux vers le marchĂ© europĂ©en. Avec une performance annualisĂ©e trois ans de 8% (vs -1% pour sa catĂ©gorie) et une volatilitĂ© encadrĂ©e, H20 nous dĂ©montre sa capacitĂ© Ă  mettre son expertise au service des allocations Ă©quilibrĂ©es.

L’objectif Nortia

H2O Moderato est un fonds de performance absolue, dont l’objectif est de surperformer l’EONIA de 1,6% sur un horizon d’investissement de 2-3 ans. La stratĂ©gie d’investissement repose sur les anticipations macro-Ă©conomiques de lâ€˜Ă©quipe de gestion. Ces derniĂšres conduisent Ă  des positions acheteuses et vendeuses sur l’ensemble des marchĂ©s internationaux actions, obligations et devises, de sorte que les performances gĂ©nĂ©rĂ©es proviennent de l’évolution relative d’un marchĂ© par rapport Ă  un autre. L’exposition actions du fonds sera comprise entre -15% et 15% de l’actif net, tandis que la sensibilitĂ© du portefeuille obligataire pourra ĂȘtre nĂ©gative [-4 ; 4]. Enfin, chaque position est tenue de respecter un budget de risque global du portefeuille, visant Ă  limiter les pertes sur 20 jours Ă  10% dans 99% des cas.