Bulle immo française

Je trouve qu’il y a de fortes contradictions dans ce que nous livre Lindes:

-le manque de logements n’a lieu que dans les centres des grandes villes comme Paris et Lyon, et encore… Or Lindes dit investir dans des petites villes, où statistiquement il n’y a pas en France de manque de logements
-dans les petites villes et villes de taille moyenne, la vacance locative est plus forte, car moins de tension locative
-dans les petites villes et villes de taille moyenne, les prix sont plus bas, mais les loyers aussi
-des rentabilités nettes élevées ne se trouvent que dans des quartiers pourris/délaissés/abandonnés/dangeureux/malfammés (tels Fives à Lille pour ceux qui connaissent), mais hélas, s’accompagnenet aussi de risques accrus de non paiement des loyers, de deterioration du bien, de non solvabilité des locataires, d’impossibilité d’expulser les locataires, de manque de demande à la revente et donc d’un prix massacré à la revente…

==> on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre, c’est -à-dire un appart en plein coeur du Paris chic, pas cher et avec un superbe rendement locatif de ouf.

C’est vrai Cores, mais justement Lindes semble avoir fait la démarche d’écumer l’ensemble du marché et de nous livrer gentiment la solution, dans les quelques possibilités qui doivent rester encore. Il parle bien de petites surfaces dans des villes avec encore un tissu industriel et des établissements d’études supérieures.

De plus il ne parle pas en rendement net d’impôts et parfois peut-être le calcul a besoin d’être affiné, moi j’ai pris en compte le ravalement de façade tous les dix ans par exemple.

Mais oui, fort possible qu’entre un studio à 35 ke et un studio à 100 ke, l’un ne se loue pas plus du double de l’autre.

En tous cas merci lindes de nous livrer tous tes trucs, c’est une démarche plus que sympathique. Je vais de ce pas regarder les prix des studios à Limoges et Pau :slight_smile:

Je sais que à PAU, le pinel ne marche pas fort car il y a des logements vacants…Il est probable que les prix sont bradés
Peut être , vaut 'il mieux investir dans les tricots de … PAU…
Tiens nous au courant !

bon chose promise , chose due …( j’ai du fouiller dans mes documents )

récapitulatif de mes 2 dernières acquisitions .

1°) mars 2015 : petit appart 56 M2 dans petite copro 5 proprio . res de chaussé un magasin , 2 étages 4 apparts en tout . plein centre ville . ( seul hic pas de parking )
un syndic bénévole ( un des proprios) donc pas de frais de syndic .
prix : 51k€ . frais de notaires 5 k . donc prix au metre carré : 1000€.
location : 395€/mois dont 20€ de charges. TF 700€

rentabilité : (375*12)-700 =3800 *100/56000 = 6.78% brut .

2°) juin 2016 ( oui un par an car les bonnes affaires sont rares ) petit studio de 32M2 dans petite copro 6 apparts .pas de frais de syndic .pas d’ascenceur . entrée a code avec parking privatif .
prix : 39K€ ( l’ancien proprio l’avait acheté 40 en 2008 ) frais de notaire 4K. prix au metre carré : 1343€ ( je sais c’est un peu cher mais le proprio nous le laisse avec lit , table , bureau et armoire . il est loué nu mais avec des meubles )
locataire en place ( étudiante avec encore 2ans d’études )
loyer 300€ dont 20 de charges TF500

renta brute : ( 280*12)-500 = 2860 *100/43000= **6.65% **

voila

ON A PEUT-ÊTRE TOUCHÉ LE FOND SUR LES TAUX ?

Jusqu’à présent, le marché des emprunts d’état et des dettes d’entreprises ne connaissaient qu’une direction: la baisse, et on avait l’impression qu’il n’y avait pas de limite aux taux négatifs. Il semble qu’on ait buté sur une barrière naturelle et que les marchés ont enfin commencé à réagir un peu partout, du Japon aux États-Unis en passant par l’Europe. Les raisons de cette hausse inattendue des taux d’intérêt ? La sensation que les banques centrales ne peuvent plus aller beaucoup plus loin dans le délire de liquidités. Et surtout le sentiment que ce qu’elles font commencent à avoir plus d’effets négatifs que d’effets positifs et qu’il va falloir qu’elles trouvent d’autres idées ou que les gouvernements se lancent dans des politiques de relance en laissant totalement tomber les contraintes budgétaires. Ce qui se passe sur les marchés pourrait avoir un impact sur nos vies quotidiennes, à commencer par les emprunts immobiliers dont les taux pourraient avoir touché le fond.

Newsletter Monfinancier d’aujourd’hui

Oui, j’ai lu qqpart que Pau et Vichy sont les deux villes de france avec le plus de lodgements vacants !!

Dans quelles villes ?

Okay merci msieur. Il s’agit donc de cibler des villes moyennes pas trop sur le déclin, et de viser des biens plutôt petits dont la rentabilité brute ( avant tf) se situe entre 7 et 8. En épongeant toutes les charges les unes après les autres on peut finir par trouver entre 3 et 5% de rentabilité nette, ce qui permet très correctement de rembourser le crédit au début, et plus tard de générer un bon complément de revenus, si tout va bien.

Toi qui as aussi des scpi, as tu une préférence pour l’immo en direct ou pour les scpi ?

Bonjour,

Je lisais comme toujours avec plaisir les post du forum en constatant que l’immobilier était toujours un thème aussi propice aux échanges et aux calculs

C’est à ce moment que j’ai reçu une note de conjoncture de la française AM que je vous livre « en l’état »… chacun en tirera ses propres conclusions

Bonne Lecture et bon week end.

LinXie

c’est fou… « Quand on parle pognon, à partir d’un certain chiffre, tout le monde écoute. »
(Audiard)

…En même temps, de quoi parle-t-on ici, si ce n’est d’oseille, de flouze, de biftons ? … même en y mêlant d’autres considérations parfois

Ca tombe bien , je viens juste de renégocier mon taux immo aujourd 'hui

si je te le dis et qu’ensuite tu le répètes , tout le monde va s’y précipiter et les bonnes affaires vont devenir encore plus rares …

mais comme je suis sympa je te le dis mais tu ne le répètes pas ok?

c’est à…suspense… Cholet dans le 49 .proche de Nantes , d’Angers , de la roche sur yon . autoroute . la cote à 1h00…

Bonsoir Lindes,
Je suis curieux de connaitre la dynamique démographique d’une ville comme Cholet.

Je me trompe peut-être complètement, mais je me demande simplement, combien de jeunes ménages y aura-t-il dans 15-20 ans à Cholet pour racheter cet immobilier des personnes âgés qui vont décéder dans les années à venir ? Combien d’acheteur net par vendeur net ?

N’a-t-on pas affaire ici à des petites villes de provinces qui se « meurent » et qui se dépeuplent au profit de grandes métropoles comme Nantes, Lyon, Toulouse, Lille, Strasbourg où se concentrent les meilleurs emplois, que dis-je, les seuls emplois pour jeunes diplômés ?

un petit passage sur wikipedia suffit à voir que la population a atteint son pic à Cholet dans les années 80 et que depuis ça baisse.
Quid de l’effet « papi boomers » ?
https://fr.wikipedia.org/wiki/Cholet

bien sur personnellement et dans ma situation actuelle je préfère de loin les SCPI puisque je peux les faire à crédit , que les rendements sont bons et que je n’ai rien à m’occuper …

je ne suis revenu sur l’immo en direct uniquement pour des raisons de solidarité familiale .

mon frère cadet m’interrogeait sur les moyens de se créer des revenus pour sa retraite qui va etre faible . malheureusement pour lui , ses faibles revenus ne lui permettent pas d’obtenir des crédits bancaires . par contre il a beaucoup de temps libre et il habite …Cholet .

l’idée m’est donc venue de créer avec lui une SCI . lui épluche les petites annonces , sélectionne et visite les biens , les négocie puis se charge de sélectionner les locataires et de faire les visites et les états des lieux .
moi , qui ai peu de temps de libre , je m’occupe de négocier avec la banque , d’apporter ma caution personnelle à la SCI ( ce qui nous évite les frais d’hypothèque) , et de " renflouer " le compte courant de la SCI lorsque celle ci en a besoin .

évidement pour moi , au vu de mon fort niveau de fiscalité , c’est un placement moyennement intéressant , mais pour mon frère ca l’est et d’autre part ca satisfait notre vieille maman de voir que j’apporte mon aide ( non désintéressée puisque malgré tout notre SCI aura un patrimoine tangible d’ici une quinzaine d’années ) à la solidarité familiale .

ca démontre bien que l’immo locatif à crédit reste un formidable outil pour ceux qui ont de faibles TMI et une certaine capacité d’endettement .

tu serais surpris si , comme moi , tu y avait habité et exercé ta profession pendant près de 15ans …

ben je ne sais pas qui écrit ces articles sur wikipédia mais pour notre SCI j’y ai habité , mon frére y habite et y travaille depuis 25ans , ma fille y est retournée travailler depuis plus de 10ans …
par curiosité regarde le nombre d’ecoles supérieures et de formation universitaires délocalisées qu’il y a sur CHOLET et …sur l’ensemble du choletais .

Il faut quand même dire un jour que quelqu’un de 55 ans va pas y passer dans quelques années comme vous nous le souhaitez régulièrement, Cores, mais a 30 à 40 ans d’espérance de vie. Et en 30 à 40 ans j’imagine et j’espère que tout va évoluer dans le bon sens, qu’avec le développement du net, du télétravail etc on va réussir à repeupler un peu nos provinces au lieu de tous continuer à s’entasser les uns sur les autres comme des sardines décérébrées en banlieues de grandes villes polluées et surpeuplées.

Alors certes il y a aussi des 75/80 ans, mais bon, au fur et à mesure que les plus âgés nous quittent, il y a le renouvellement naturel des 45/50 ans qui ont quasiment payé leur rp et commencent à penser à la retraite, donc à thésauriser. Ceux là se tournent de façon naturelle vers l’immobilier, et constituent la relève.

Pour l’instant, à moins d’une aggravation de la crise économique, je ne vois pas trop de fin évidente à ce mouvement.

SCPI : faut-il redouter une bulle immobilière sur la pierre papier ?

PLACEMENTS Dans un récent rapport, le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) alerte sur une surévaluation du marché de l’immobilier tertiaire et sur un risque de bulle spéculative. Quels dangers pèsent sur les sociétés civiles de placements immobiliers (SCPI) « de rendement », majoritairement investies dans les bureaux et les boutiques ?
VALIN-STEIN, VALÉRIE

1 Que dit le rapport du Haut Conseil de stabilité financière ?

En alertant sur le risque de bulle immobilière, le rapport du HCSF a fait l’effet d’un coup de tonnerre dans le monde des SCPI, jusque-là abonné à une météo clémente avec, ces dernières années, des rendements quasi stables et une collecte en augmentation régulière. Pour étayer son analyse, le HCSF recense plusieurs éléments. Le premier porte sur la hausse exponentielle des montants investis en immobilier d’entreprise. Depuis 2014, ils ont franchi la barre des 20 milliards d’euros et continuent de progresser : 28 Md€ investis en 2014 et 29 Md€ en 2015. L’envolée des prix est le deuxième facteur d’inquiétude. Ils sont repartis à la hausse en 2009 et dépassent maintenant leur point haut de 2007. Cette inflation sur les prix s’est accompagnée d’une baisse des loyers, ce qui a conduit à une érosion des rendements locatifs. Le rapport estime que l’immobilier d’entreprise hexagonal est surévalué de 15 à 20 % en moyenne, avec un pic à 30 % pour les bureaux situés dans le quartier central des affaires (QCA) parisien. Il conclut en mettant en garde contre un risque d’emballement du marché et de bulle spéculative. Si cette analyse se révélait exacte la valeur des SCPI de rendement pourrait lourdement chuter.

2 Y a-t-il un risque de nouvelle crise immobilière majeure ?

Interrogés sur l’analyse du HCSF, les acteurs de l’immobilier tertiaire et les gestionnaires de SCPI pointent du doigt certaines incohérences et lacunes du rapport. Ils soulignent, par exemple, que le Haut Conseil insiste beaucoup sur les actifs « prime », c’est-à-dire de grande qualité. S’ils constatent effectivement une baisse des rendements, ils précisent que la rémunération de l’immobilier, comprise entre 3 et 5 % sur les bureaux, reste beaucoup plus attractive que celle des autres placements financiers (mi-septembre, le rendement de l’OAT 10 ans était de 0,28 %). Ce qui, d’ailleurs, explique l’engouement croissant pour l’immobilier d’entreprise. Autre facteur rassurant, un écart de prix important subsiste entre les « bons » et les « mauvais » actifs. Alors que, dans un contexte de bulle spéculative, on assiste généralement à une convergence des valeurs, quelle que soit la qualité des biens immobiliers. Enfin, la production d’immeubles « en blanc » (sans avoir trouvé d’utilisateur) est, aujourd’hui, quasi inexistante.
La situation actuelle semble donc très éloignée de celle qui a précédé le « krach immobilier du siècle », en 1991. À la fin des années 1980, des programmes de bureaux de grande ampleur, construits « en blanc » et intégralement financés à crédits, étaient commercialisés à des tarifs très élevés. En août 1990, la guerre du Golfe sonne le glas de cette euphorie. Les promoteurs n’arrivent plus à vendre et font faillite ; contraignant les banques à porter des actifs invendables. Plusieurs établissements bancaires - le Crédit lyonnais, notamment - ont frôlé la faillite à cette époque.

3 Comment les SCPI s’adaptent-elles à la concurrence accrue ?

Si le spectre de la crise de 1991 semble loin, les SCPI sont néanmoins confrontés à une concurrence accrue et à une érosion des rendements. Conscients qu’une collecte importante sur une courte durée pourrait les contraindre à investir - peut-être trop rapidement - sur un marché très concurrentiel, les gestionnaires s’organisent. Certains, à l’instar de Sofidy, limitent, pour chaque investisseur, le montant de souscription. D’autres arrêtent la collecte pendant quelque temps ; une solution drastique adoptée notamment par Paref Gestion. Par ailleurs, les sociétés de gestion vont souvent chercher la rentabilité à l’étranger. C’est notamment, le cas de Corum Asset Management avec Corum Convictions, de Paref Gestion avec Novapierre Allemagne ou encore de Ciloger avec Actipierre Europe. Ces mesures de prudence semblent porter leurs fruits : suivant les dernières estimations de MeilleureSCPI.com, les SCPI investies dans les bureaux et les commerces affichaient un rendement de 4,70 % au 1er semestre 2016.
VALÉRIE VALIN-STEIN