C’est évident qu’en 30 ans de travail, on construit plus qu’en 3 ans de travail, à travail équivalent.
Mais ce qu’on dénonce ici, c’est ce qui est comparable : la vie d’un jeune des années 2010 est bien plus dure que la vie d’un jeune des années 70 et il lui sera bien plus difficile de bâtir un patrimoine en 30 ou 40 ans de carrière car :
1/ prix immo bien plus élevés que les taux bas ne compensent pas (à bien équivalent, il faudra payer 600k€ sur l’opération intérêts compris plutôt que 300k€…ordre de grandeur) ;
2/ salaires comprimés et évolution de carrière plus dure ;
3/ beaucoup plus de pression fiscale ;
4/ beaucoup moins de pensions de retraite à l’échéance de la carrière (avec pourtant plus de durée de cotisation et un taux de cotisation beaucoup plus élevé).
C’est simplement factuel. Chaque point a été étayé par maintes études trouvables sur Google.
Pas de haine, juste un constat que les politiques devraient prendre en compte plutôt que de faire l’autruche et poursuivre les injustices.
Je voulais juste répondre à ce post.
Fin du HS pour ma part (pas si HS que ça étant donné que l’injustice générationnelle en matière immo est flagrante : le critère déterminant ce n’est plus la CSP et les revenus mais surtout l’année de naissance qui conditionne l’année d’arrivée sur le marché immo et si on se heurte sur la bulle immo ou si on a eu la chance d’arriver avant).
On peut discuter du point 1
une sorte de lutte des classes bolchevico-stalinienne revisitée en quelque sorte . la lutte des classes…d’age
la réussite n’étant pas un jeu , pour qu’il y ait des gagnants il a toujours fallu qu’il y ait des perdants .
de tous temps il y a eu interaction violente entre divers groupes mais seul la durée de l’action a changé .
ainsi il a fallu plusieurs milliers d’années pour qu’Homo détrône et éradique Australopithécus .
ensuite quelques milliers d’années pour que Cro magnon ne renvoie Néanderthal dans les néants de la préhistoire .
plus près de nous les vandales , wisigoths et autres Burgondes se sont développés au détriment de l’empire romain.
puis les Espagnols ont bâti leur essor sur les ruines des incas , aztèques et autre mayas .
les anglos saxons ont bâti la plus grande nation du monde en décimant les amérindiens et sur l’esclavage .en à peine cent ans.
donc rien de surprenant à ce que les intérêts de divers groupes sociaux ne divergent .
là où je diverge de ton analyse c’est que je ne vois pas ca comme une injustice . c’est juste la vie qui est comme ca …
Darwin l’a appelé : " struggle for life ", et sans doute notre génération a bien trop cocoonné la génération suivante en omettant de lui enseigner ce principe fondamental ( je le vois bien avec mes propres enfants que j’ai surprotégé et qui , à mon grand dam, semblent découvrir la vraie vie à 30 ans et donc tombent de haut).
Il y a quinze ans, dans « La Grande Désillusion », je soulignais l’opposition croissante des pays en développement et des pays émergents à la mondialisation. C’était là un phénomène apparemment mystérieux : on avait dit à leurs habitants que la mondialisation allait améliorer leur vie. Pourquoi alors ont-ils été si nombreux à s’y opposer ?
Aujourd’hui, dans les pays avancés, des dizaines de millions de gens sont devenus, eux aussi, des adversaires de la mondialisation. Les sondages montrent que l’organisation du commerce est l’une des principales causes de mécontentement de beaucoup d’Américains, et le même phénomène s’observe en Europe.
Comment la mondialisation, qui, selon nos dirigeants politiques (mais aussi beaucoup d’économistes), allait être bénéfique à tous, est-elle devenue à ce point impopulaire ? Certains économistes néolibéraux favorables à la mondialisation prétendent qu’elle est effectivement bénéfique, mais, en réalité, ils n’en savent rien. Pour eux, le mécontentement qui se manifeste relève de la psychiatrie, pas de l’économie.
Mais, à voir les statistiques dont on dispose sur les revenus, ce sont peut-être les néolibéraux qui ont besoin d’un psychiatre. Une part non négligeable de la population des pays avancés voit ses revenus stagner : aux Etats-Unis, hormis les 10 % les plus riches, c’est le cas de l’ensemble de la population depuis plus de trente ans. Le revenu médian des travailleurs de sexe masculin est plus bas en termes réels (ajusté en fonction de l’inflation) qu’il ne l’était il y a quarante-deux ans. Et, au bas de l’échelle, le niveau des salaires est comparable à ce qu’il était il y a soixante ans.
Les difficultés économiques et la désagrégation sociale qui les accompagne retentissent même sur l’espérance de vie. Ainsi, deux économistes, Anne Case et le prix Nobel d’économie 2015, Angus Deaton, ont montré que l’espérance de vie de certaines catégories de Blancs américains diminue. La situation est seulement légèrement meilleure en Europe.
Dans son nouveau livre, « Global Inequality : A New Approach for the Age of Globalization », Branko Milanovic identifie clairement les grands gagnants et perdants de la période 1988-2008 en termes de revenus. Parmi les gagnants se trouvent les 1 % les plus riches de la planète, la ploutocratie mondiale, mais également les classes moyennes montantes des pays émergents. Les perdants (ceux dont les revenus n’ont pas augmenté, ou seulement très peu) se trouvent notamment dans les pays avancés. Il s’agit de leurs classes moyennes et laborieuses ainsi que de ceux qui sont au bas de l’échelle sociale.
La mondialisation n’ayant pas tenu les promesses que l’on pouvait en attendre au dire des principaux hommes politiques, la confiance de toute une partie de la population dans l’« establishment » s’en est trouvée ébranlée. Par ailleurs, les Etats ont établi de généreux plans de secours au bénéfice des banques à l’origine de la crise financière de 2008, sans faire grand-chose pour la population.
Aux Etats-Unis, les républicains du Congrès se sont même opposés à une aide aux victimes directes de la mondialisation. Plus généralement, les néolibéraux, inquiets semble-t-il d’un possible effet démobilisateur, se sont opposés aux mesures destinées à protéger les perdants. Mais ils ne peuvent avoir le beurre et l’argent du beurre : si la mondialisation bénéficie à la majorité, il faut protéger la minorité de perdants. Les Scandinaves l’ont compris il y a longtemps ; cela fait partie du contrat social d’une société ouverte - ouverte à la mondialisation et au changement technologique. Ailleurs, les néolibéraux ne l’ont pas compris - et maintenant avec les élections aux Etats-Unis et en Europe, ils n’ont que ce qu’ils méritent.
La mondialisation n’est évidemment qu’un élément de la situation, l’innovation technologique en est un autre. Cette ouverture et ces bouleversements étaient supposés nous enrichir, mais les gouvernements des pays avancés n’ont pas fait grand-chose pour que leurs bénéfices soient plus équitablement partagés.
Au contraire, ils ont favorisé une restructuration des marchés qui a creusé les inégalités et nui à l’économie dans son ensemble. La croissance a fléchi tandis que les règles du jeu ont été réécrites dans l’intérêt des banques et des entreprises, les riches et les puissants, au détriment du reste de la population. Le pouvoir de négociation des travailleurs a été affaibli. La financiarisation s’est rapidement propagée dans la société et la gouvernance d’entreprise s’est dégradée.
Aujourd’hui, comme je l’indique dans mon dernier livre, « Rewriting the Rules of the American Economy », il faut à nouveau changer les règles du jeu - notamment pour maîtriser la mondialisation. L’idée-force de « La Grande Désillusion » est que le problème n’est pas la mondialisation en elle-même, mais son processus. Quinze ans plus tard, c’est ce message dont sont porteurs les nouveaux adversaires de la mondialisation dans les pays avancés.
Visiblement Stilgritz comme les Echos
Stilgritz, je le rappelle prix Nobel d’Economie
Les Echos, média français de référence en matière économique et financière
N’ont pas peur d’évoquer les vrais problèmes
Et de qualifier les gagnants et perdants
Même si cela fait polémique.
Meilleurtaux.com, courtier en crédit immobilier, présente pour la seconde année consécutive, une étude afin d’aider les Français à faire le choix entre la location et l’achat de leur résidence principale. Elle analyse et décrypte l’opportunité d’acheter ou louer pour une surface moyenne donnée de 70m² dans les 37 plus grandes villes de France. Pour cela, Meilleurtaux.com a tenu compte :
Pour l’achat : du prix au m², des taux d’intérêt de l’emprunt, de la taxe foncière ;
Pour la location : du montant des loyers et du rendement de l’argent placé qui aurait été consacré à l’apport personnel en cas d’achat.
Pour un 70m² à Paris, il faut 14,5 années pour que l’achat soit plus intéressant que la location.
le miroir aux alouettes…tout ceci est complètement artificiel…
le secteur de l’immobilier en France est maintenu à bout de bras par les lois de défiscalisation en tout genre, les APL, etc.
il suffit de réduire ces aides et d’augmenter la fiscalité en parallèle pour que tout s’écroule
C’est même repris dans ce cher Figaro…
m’enfin les commentateurs ne sont pas dupes de cette publicité…
Meilleurtaux, Clameur, Explorimmo et consorts sont tout sauf impartiaux. Dernière ligne droite avant le taux 0000000000,00
et ca va continuer et alors? avec des fonds euros qui ne rapporteront plus rien d’ici peu , l’aversion des français pour la bourse , les livrets qui sont aussi à quasi zéro et des taux d’intérêts très bas , chacun se demandant comment trouver des terrains constructibles ,je prédis une hausse de prix de l’immo pour 2016 .
donc nous aurons encore gagné alors qu’on nous prédisait la catastrophe .
hélas pour les cassandre qui tel le lieutenant Zangra , ont attendu depuis des années pour investir , leur problème est une fuite en avant .
la dette cest bien, mais le francais moyen ne va pas pouvoir indefiniment steriliser/hypothequer ses revenus futurs des 15-20 prochaines annees indefiniment…
s’endetter revient à comsommer maintenant ce que nous aurions pu consommer sur les 15-20 prochaines annees. c ca en moins pour demain…
oubliez les annees 70 et 80 avec une inflation à 2 chiffres qui efface vos dettes…
Possible, le tunnel de Friggit a peut être changé de niveau. Mais les prix n’étant tenu que par des taux bas, comment cela pourrait il encore monter une fois les taux à zéro ?
Rapport offre/demande. Etant donné ce qui se passe sur les fonds en euros, je crois très probable aussi qu’une partie de l’épargne des français migre vers l’immobilier.