Votre avis sur les impacts de la relation Iran USA Israël sur les marchés en mars?

Sur mon compartiment actions, je suis très à l’aise sur ces scénarios :

  • J’étais seulement à 12.5% d’exposition actions fin février (pour des raisons techniques, j’avais tout vendu en février 2025 (j’avais acheté seulement lors du liberation day le 7 avril) et fin décembre 2025 et j’étais au tout début d’un cycle d’achat long terme pour tendre vers 60 % dans 3 ans)
  • Par anticipation de la guerre, j’ai vendu une partie de mes actions l’avant-veille de la guerre : je suis tombé à 8%
  • J’ai racheté entre jeudi et mardi pour revenir à 12,2%
    Donc je suis toujours très largement sous pondéré car les conséquences de la guerre, indépendamment de sa durée, seront durables mais mon aller-retour m’a simplement permis de racheter à meilleur marché ce que j’avais vendu au départ. J’en ai profité pour m’exposer plus aux émergents car j’estime que le dollar n’est pas sur un cycle haussier de long terme.

Sur l’or, je me suis gouré sur la phase de mars mais continue de me renforcer dans une logique de défiance à l’égard des dettes US et Europe + des sanctions auxquels s’exposent tous les pays commerçant en dollar et ne se soumettant pas à l’oncle Sam (ça incite les banques centrales à remplacer à long terme du dollar par de l’or)
Je suis passé de 5,3% à 8.3% en mines d’or et or physique. Warren Buffet dit « Achetez seulement des choses que vous serez parfaitement heureux de posséder si le marché s’effondre pendant 10 ans. »

Enfin, je suis passé de 3.8% à 5.3% en matières premières achetées l’avant veille de la guerre, ce compartiment a amorti une bonne part de mon erreur sur le court terme sur l’or.

J’ai 74,2% sur les fonds € : j’ai des minutions en cas de panique des marchés actions. Si la guerre s’arrête et qu’il y a un rallye haussier, je laisserai faire car les publications des résultats du T3 et du T4 pourraient être décevantes pour certaines sociétés. Comme dit Warren Buffet, « c’est quand la mer se retire qu’on voit qui n’avait pas de maillot de bain. »

4 « J'aime »

Les intervenants semblent cette fois réaliser que Trump ne peut pas décider unilatéralement de la fin du conflit et que l’Iran ne semble pas sur le pointde capituler, une prise de conscience qui alimente les craintes des investisseurs.
« Le conflit au Moyen-Orient, marqué notamment par le blocage du détroit d’Ormuz, a déclenché une chaîne d’événements particulièrement complexe que le président américain ne maîtrise pas entièrement », souligne Daniel Kostecki, analyste chez CMC Markets.

« Plus le conflit s’enlise et s’intensifie, plus il devient difficile d’y mettre fin par un simple revirement politique », ajoute-t-il.

=> c 'est que je pensais depuis quelque temps pour ceux qui m 'ont lu ici …

Avis marché de la BNP que j 'ai reçu :

L’escalade du conflit en Iran force les marchés à sortir de leur réaction de choc pour se lancer dans un test systémique. L’énergie, la logistique et la politique déterminent de plus en plus la durée et la forme de l’adaptation, et requièrent la flexibilité adéquate.
L’impact sur les marchés financiers

Les frappes au Moyen-Orient ont débuté depuis près d’un mois. Si les réactions sur les marchés financiers ont été relativement limitées dans un premier temps, le blocage du détroit d’Ormuz et les dégâts sur les infrastructures pétrolières et gazières ont renforcé la prime de risque sur les actifs risqués. A titre d’exemple, le Qatar, qui représente 20% de la production mondiale de GNL, n’est plus en mesure d’assurer ses exportations. Même dans le cas d’un scénario optimiste de fin du conflit, les conséquences seront dorénavant plus durables sur l’économie. Depuis le début de l’année 2026, le prix du baril de pétrole (Brent) a ainsi progressé de 76% alors que le prix du gaz est en hausse de plus de 90%. Ces variations reflètent des tensions très fortes, pour autant les cours restent en deçà des niveaux atteints en 2022 lors de l’invasion de l’Ukraine.

Au-delà de l’impact immédiat sur les produits énergétiques, les chaines d’approvisionnement pourraient également être touchées. Car en plus d’être un corridor énergétique, le détroit d’Ormuz est aussi un passage crucial pour les engrais, les produits pétrochimiques et les gaz industriels. Ces limitations de flux pourraient se matérialiser avec retard mais de manière plus persistante sur les structures de coûts et sur les marges des entreprises, engendrant une pression inflationniste de second tour.

Un contexte de vigilance plus accrue pour les investisseurs

La volatilité des marchés d’actions et obligataires s’est nettement accrue au cours des dernières semaines. Sur les marchés d’actions, l’incertitude accrue se manifeste par une différenciation plus marquée entre les régions et les secteurs : l’Europe et l’Asie restent plus sensibles du fait de leur dépendance énergétique tandis que les marchés américains font preuve d’une meilleure résilience. Les marchés obligataires tiennent progressivement compte de perspectives d’inflation plus élevées. Les taux à long terme ont donc significativement augmenté au cours des dernières semaines.

A la recherche de valeurs refuges

Alors que l’or bénéficie traditionnellement de son statut de valeur refuge, il n’en est rien depuis le début de la crise au Moyen-Orient, avec une baisse de 17% en dollar. En 2025, le prix de l’or a presque été multiplié par 2, porté par une demande très forte des banques centrales et la baisse conjointe des taux d’intérêt et du dollar. Cependant, depuis le début du mois de mars, le contexte a changé. Le dollar se renforce et les taux d’intérêt sont en hausse. Lorsque les placements de taux deviennent plus rémunérateurs, les métaux précieux — actifs sans rendement—voient leur attractivité relative diminuer. Enfin, certains investisseurs ont parfois pu mobiliser leurs plus-values importantes sur l’or pour compenser des pertes sur d’autres classes d’actifs au cours des dernières semaines.

A l’inverse, le dollar, très malmené et contesté en tant que valeur refuge en 2025, a retrouvé des couleurs. La croissance économique des Etats-Unis devrait être plus résiliente dans le contexte actuel en raison de son indépendance énergétique. Pour autant, les besoins financiers liés au conflit pourraient continuer de peser sur un endettement déjà très important. Dans ce cadre, nous maintenons notre objectif à 1,20 à 12 mois sur la parité EUR/USD.

Maintien de notre scénario central

A ce stade, nous maintenons un scénario de ralentissement de l’économie mondiale, pénalisée par des prix du pétrole durablement plus élevés. Pour qu’il y ait une récession, il faudrait que les cours du pétrole se maintiennent au-delà des 100 dollars le baril pendant plusieurs mois, ce qui n’est pas notre scénario actuel en raison de la perspective des élections de mi-mandat aux Etats-Unis. Certes, les infrastructures énergétiques mettront du temps à retrouver leur état initial après les dommages causés, ce qui ne permettra pas de retrouver le niveau de prix d’avant conflit.

Conséquences monétaires et économiques

Comme évoqué précédemment, la situation actuelle laisse entrevoir une trajectoire haussière de l’inflation par rapport aux perspectives initiales.

En Zone Euro, la BCE a maintenu ses taux directeurs inchangés en mars mais elle a d’ores et déjà intégré dans ses nouvelles projections macroéconomiques des effets notables sur la croissance et l’inflation en 2026 consécutifs à la remontée des cours de l’énergie. Ainsi, elle a révisé à la hausse ses prévisions d’inflation pour 2026 à 2.6% (contre 1.9% auparavant) et a revu à la baisse ses prévisions de croissance à 0.9% en 2026 (contre 1.2%) avec des scénarios alternatifs en cas d’aggravation du conflit. Le nouveau scénario central intègre un choc de prix limité, qui se résorberait assez rapidement, avec un repli rapide des prix de l’énergie dès le 3ème trimestre. À ce stade, la BCE anticipe donc un retour à la cible de 2% en 2027. L’institution insiste sur une approche réunion par réunion en fonction des données économiques, pour adapter sa politique monétaire. Sa présidente, Christine Lagarde, se dit prête à un resserrement « mesuré » si l’inflation dépasse trop longtemps l’objectif, mais sans précipitation, pour éviter une volatilité excessive sur les taux et le crédit.

Lors de sa dernière réunion, la Fed a révisé à la hausse ses prévisions d’inflation pour 2026, mais de façon encore relativement contenue et sous l’hypothèse implicite d’un choc temporaire, Jérôme Powell affirmant qu’il était “trop tôt pour connaitre” les répercussions de la guerre en Iran sur l’inflation américaine. À ce stade, la Fed anticipe encore un retour de l’inflation vers la cible des 2% dans un horizon assez proche. Comme pour la BCE, la Fed se laisse du temps pour évaluer les effets de la guerre sur les dynamiques inflationnistes. Les deux banques se montreront plus réactives si besoin lors de leur prochaine réunion en avril.

En résumé, les deux banques centrales naviguent dans un environnement marqué par une forte incertitude géopolitique. Leur priorité reste la maîtrise de l’inflation, mais leur marge de manœuvre est réduite par les risques de ralentissement économique. Leurs prochaines décisions dépendront de l’évolution du conflit et de son impact sur les prix de l’énergie.

Conclusion :

Un tel environnement macroéconomique, de nature stagflationniste(*), nous conduit à adopter une approche plus prudente vis à vis des actifs risqués, en particulier les actions mondiales, le crédit à haut rendement ainsi que les marchés obligataires émergents.

Nous avons rétrogradé les actions à Neutre (après avoir conservé une opinion Positive depuis fin 2022). Sur le plan régional, nous abaissons le Japon et les marchés émergents à Neutre (avec une approche plus prudente sur l’Asie mais une vision positive sur les pays de l’Amérique Latine exportateurs de pétrole), et l’Europe à sous-pondérer.

En termes sectoriels, nous avons ramené le secteur de l’énergie à Neutre, tout en recommandant de privilégier les équipements et services pétroliers. A court terme, certains segments apparaissent comme des bénéficiaires du contexte actuel, notamment les producteurs occidentaux d’engrais ainsi que les métaux stratégiques utilisés dans la guerre.

De nombreux sous-secteurs industriels demeurent par ailleurs attractifs, soutenus par l’accélération des dépenses de défense et d’infrastructures dans les pays occidentaux. On observe également un attrait des investisseurs dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. La volonté d’accélérer le déploiement des technologies bas carbone pour réduire la dépendance aux énergies fossiles et l’explosion de la demande d’électricité en provenance des centres de données constituent des mégatendances majeures.

Certains fonds alternatifs, comme les long/short market neutral (qui ne dépendent pas de la tendance générale des marchés), peuvent également offrir une décorrélation aux marchés d’actions ou obligataires. En période de forte volatilité, ces actifs permettent de réduire le risque global de votre portefeuille et de limiter les pertes tout en restant investis sur les marchés.

Dans ce cadre, une approche prudente s’impose dans les portefeuilles obligataires : l’exposition à la duration devrait être maintenue en deçà des niveaux de référence, tant en Europe qu’aux États Unis. Le fait que les taux d’intérêt à court terme aient augmenté plus rapidement que les taux à long terme (un aplatissement de la courbe des rendements) nous suggèrent que la meilleure valeur pour les investisseurs obligataires se trouve dans les obligations à duration de 3 à 5 ans plutôt que dans les durées supérieures à 10 ans. Si les attentes de hausses imminentes des taux directeurs se retournent, alors ces obligations à duration plus courte devraient bénéficier d’une baisse des rendements. Nous maintenons pour l’instant une position Neutre sur les obligations souveraines au global et nous privilégions les obligations d’entreprises Investment Grade en Europe.
Malgré la correction récente, les facteurs structurels soutenant les métaux précieux restent valables (offre limitée, diversification des réserves des banques centrales et couverture contre l’inflation) et représentent une opportunité d’achat. Nous maintenons nos objectifs de prix, fixés à 5 500 USD/once pour l’or et 90 USD/once pour l’argent, ce qui traduit un potentiel de hausse accru à la suite de la correction récente.

Comment agir ?

Dans cet environnement, l’un des principaux risques réside non pas dans les dislocations du marché, mais bien dans les erreurs d’alignement de nature comportementale. L’incertitude accrue accentue les interférences et peut inciter les investisseurs à intervenir trop souvent. Pour les investisseurs à long terme, la discipline reste essentielle : ajuster les portefeuilles peut certes être judicieux, mais à condition de le faire progressivement et de manière sélective.

3 « J'aime »

Philippe, tu ne manques pas de culot ! Tu es le seul à avoir misé sur la croyance dans le TACO et le pouvoir de Trump de décider l’arrêt unilatéral de la guerre.
. Après, je sais que notre mémoire nous joue des tours.
Il y a seulement 17 jours que tu m’a rejoints dans l’analyse :
" "Le vrai sujet ce n’ est pas Trump. On est sûr qu’ il va jetter l’ éponge en disant que c’est un grand succès. Le vrai sujet ce sera la réponse des iraniens. Vont ils aller dans une fuite en avant, dans une logique de vengeance contre les pays du golfe et Israel? Il y a un doute là…

Avant J- 18, tout fon fil est à contre sens de ce qui se passe et tu te démarquais de mon scénario de baisse durable :
« Si jamais le marché ne subit plus de grosse chute comme espéré , j 'en connais un qui sera Gros-Jean comme devant ! "
"Moi je n 'ai toujours envisagé qu’un seul scénario depuis le début : le TACO ! Et déjà Trump l 'a déjà presque annoncé hier."
« Faut pas céder à la panique , ne pas croire que c 'est la grosse crise économique qui nous attend forcément. Ce qui compte c 'est le prix du pétrole . Après on n 'est plus dans les années 70 . »
« Voilà c’est ce que je dis ici depuis plusieurs jours, tout d 'un coup Trump nous annonce que la guerre sera courte vu la pression sur le prix de l 'essence . »
"Celui qui a le pouvoir d 'arrêter cette guerre , ce sont bien les USA . => ca sera une histoire de prix de l 'essence à la pompe qui incitera Trump à arrêter cette guerre . »
« Trump va nous dire quand il verra des effets négatifs en termes de politique intérieure, que c’est une victoire fantastique et donc qu’ il arrête les opérations. Ce matin là ca fait +7% . Ceux qui sont en avie ca fait à J+1 du +10% … et là il faudra appuyer massivement sur le bouton’ achat ’ . Pas facile. »
"J’en connais qui ont attendu la capitulation des marchés comme certaines femmes ont attendu toute leur vie l 'homme idéal "
"Je viens de lire la newsletter de Florentino de ce jour. Comme moi il ne partage pas la vision apocalyptique qu’ on lit parfois ici. Il avait un niveau bas d’ actions et rachete par palier car comme je l’ ai dit hier, on ne sait pas ou est le point bas. En fait il fait tout comme moi ou je fais tout comme lui "
« => je garde et je renforce ( car j 'ai beaucoup de cash ) »
"Moi malgré plus de 35 ans de bourse, je n’ ai pas de certitude sur la profondeur de cette baisse . En général les guerres n’ ont qu’ un impact limité sur la bourse. Donc j’ achete par palier comme aujourd’hui. C’est la technique des pros. On ne cherche pas le point bas car on ne le connais pas.
"Beaucoup de bruit pour pas grand chose vu des marchés financiers….. Pour l 'indice action world , on est à 1.7 % des plus hauts . C’est le début d 'un krach à venir , c’est sûr .. ! La baisse est plus marquée pour les indices émergents et européens mais rien de marquant . ( 6 à 7 % ) Personnellement j 'ai perdu 0.5 % de mes actifs depuis le début de la guerre , étant en hausse de 4.5 % depuis le début de l 'année . Pas de quoi écrire des dizaines de messages sur cette file …"

Hou là , tu as mis combien de temps à relire tous mes posts et à écrire le tien ?

J 'étais parti au départ ( comme les marchés ) sur une opération court terme avec un TACO et j 'avais acheté vers 7 % de baisse .
A partir du moment ou les israeliens ont tapé le champ gazier iranien , ca a changé la donne . Je l 'ai écrit ici ( échange avec d 'autres ) que les Iraniens risquaient de ne pas vouloir s 'en arrêter là . Là on en est presque sûr maintenant : c 'est le sens de ma phrase " c 'est que je pensais depuis quelque temps pour ceux qui m 'ont lu ici …" . c’est tout !

Mon message d’il y a 15 jours que tu n 'as pas repris :

"Pour moi Trump il s’ en moque des pays du Golfe voire d’ Israel à partir du moment ou il pense que cette guerre va lui faire perdre mid terms avec le risque d empechement . Israel sans l’ aide US ne pourra pas continuer. Après l Iran n’est plus dirigée par un pouvoir central. Donc il y a le risque qu ’ il y ait des commandants locaux qui continuent à envoyer leurs drones et missiles après que Trump ait arrêté. Et donc une fin des hostilités nette ne sera pas facile à mettre en œuvre. "

C’est rapide : quelques copiers collés.

Voila ce que je conseillais avant l’ouverture des marchés alors que la guerre venait de débuter :

Si vous êtes très exposés, je pense que 2 actions se défendent la semaine prochaine :

1. Vendre une partie pour limiter la perte
2. Faire le gros dos : attendre

Je pense que le plus dangereux est de ne rien faire au début puis de vendre dans la panique."

Comme tu as corrigé juste 9 fois ton message ! :slight_smile: Là tu n 'as pris que mes messages du début de la guerre, pas les suivants , c’est un peu facile non ?

Après il faut rester modeste . Il y a comme cela dans l 'histoire de la finance , des gens qui ont eu raison une fois en faisant un pari dans un contexte particulier ( par ex 2008 ) et qui après se sont toujours trompés .

Quant à moi , je continue ma stratégie, j 'achète par palier ( mon premier achat ne faisait que 13 % du cash prévu pour des achats actions) . J 'attends donc une baisse plus marquée pour continuer mes achats.

1 « J'aime »

J’ai cité au début ton message d’il y a 17 jours pour indiquer à quel moment tu avais signalé que Trump ne pouvait pas tout. J’ai juste ensuite repris les messages précédents.
Avant ton message d’il ya 17 jours, voici ce que disais :
"Pour avoir l’esprit tranquille, j’ai allégé mes positions ETF actions et renforcé mes ETF matières premières et or.
En effet, je crois possible que les USA et Israël bombardent l’Iran. Les marchés sont tellement calmes et haussiers depuis le Liberation Day (7avril 2025), pratiquement tous en ligne droite, que je me demande si une étincelle ne pourrait pas provoquer une baisse sur quelques semaines.
"J’ai pris les dispositions pour protéger mon portefeuille : j’ai vendu 20 000 € d’ETF actions mercredi et jeudi (dates de valeur jeudi soir et vendredi soir) et acheté avec 12 000 € d’ ETF mines d’or et 8 000 € d’ETF matières premières. "
« pas de panique des marchés, encore beaucoup d’acheteurs. Ça me renforce dans mon impression d’irréalisme des marchés : j’attendrai le temps qu’il faut la capitulation des acheteurs d’aujourd’hui »
« Je suis comme quelqu’un attendant les soldes avec son son dressing vide. Ce soir je constate que la première démarque des soldes a démarré : les marches européens et américains sont revenus à leurs niveaux du 1er janvier. C’est une première leçon de réalisme. Mais c’est encore très haut car que le contexte géopolitique est dégradé. Le meilleur des soldes est à venir ! »
« Je me prépare comme dans les westerns, quand les indiens se dirigent vers le fort, et que le capitaine ordonne de ne tirer que quand on verra le blanc des yeux.
Pour l’instant, je vois un nuage de poussière s’approcher mais les indiens ne sont pas encore au galop et je suis loin de voir le blanc des yeux.
Je garde mon sang froid et ne dégaine pas trop vite, c’est une question de jours ou de petites semaines pour débuter les achats.
Après, c’est vrai que le chef Apache " langue bien pendue " Trump proposera probablement dans quelques semaines le calumet de la paix ! »
« Je pense au contraire que la panique n’est pas encore advenue et qu’il n’y a pas d’exagération. Les marchés sont encore très proches de ce qu’ils étaient au premier janvier alors que la situation est très dégradée et plus grave encore hors de contrôle. »
« Ayant anticipé cette crise et bien mis mon patrimoine à l’abri avant mes vacances, je pensais manger des pop corns pendant le film. En première semaine, j’ai été déçu par la mollesse du scénario. A présent,ça devient plus captivant. Ça commence à baisser en Asie et Europe, bien dépendants du Moyen Orient. »
"Depuis le début, j’envisage 3 scénarios :
1 - Capitulation de l’Iran : moins probable depuis que Trump a marqué son impatience
2 - Deal : Trump signe un papelard qui montre qu’il a obtenu la plus grande victoire de tous les temps : moins probable car l’Iran a choisi un faucon comme leader et le chef de la diplomatie affirme qu’il ne veut plus négocier
3 - Capitulation des USA : ça devient plus probable depuis hier mais ce sera dur à avaler, donc peu de chances que ce soit cette semaine.
Pour l’instant les marchés se reprennent ils pourraient même augmenter encore si les stocks stratégiques sont utilisés.
Mon avis : la première démarque est finie, j’attends la seconde démarque quand les marchés s’inquièteront du refus de l’Iran de négocier. Le joueur de poker Trump risque de ne pas avoir les nerfs assez solides vis à vis des joueurs d’échecs. Poutine pourrait être sa bouée de sauvetage pour négocier. Dans tous les cas, je trouve encore les marchés complaisants vis à vis d’une situation que Trump ne maîtrise pas."
« Mon avis, moi qui suis prudent et souvent trop prudent, c’est que nous avons un répit qui va se prolonger avec l’ouverture des stocks stratégiques, mais que lundi, le détroit d’Ormuz sera toujours impraticable. Que Trump n’a pas les cartes, l’Iran peut l’empêcher de sortir honorablement, Trump n’est pas maître du temps . Qu’il faudra des semaines pour rétablir les productions et les chaînes logistiques. Donc qu’il y aura un impact visible sur la croissance et les prix. Et ce sera difficile pour la FED de baisser les taux »
« Donc je n’imagine pas que les cours reviennent à leurs niveaux d’avant la guerre avant plusieurs mois, quand nous aurons les données chiffrées sur les prix, l’emploi, l’investissement.
Et même dans un scénario noir que cette crise soit le catalyseur d’une crise plus longue.
Moralité, plus de chances d’avoir du -25% d’ici 2 mois que + 25%. Donc j’attends la deuxième démarque pour commencer à acheter, sans doute la semaine prochaine. Et encore, c’est car j’ai l’essentiel en cash. »

1 « J'aime »

Bon je pense que ca n’ intéresse pas grand monde de ressortir 30 messages pour dire que tu avais tout compris et que je m’ etais trompé.

L’ important c’est l’ avenir et non pas le passé.

Je note que ce sont les indices US qui ont baissé cette semaine alors que les marchés européens et emergents se sont stabilisés .

Depuis les plus hauts on a une baisse de :

  • 12,8 % sur le Nasdaq
  • 9% sur le Sp500
  • 11 % pour l’ eurostoxx 50 et indice emergents

De plus l’ or s’ est stabilisé autour des 4500$.

Donc à date ce n’ est pas un bear Market mais le contexte geo politique est inquiétant .

1 « J'aime »

Bonjour Hervé et Philippe,

personnellement je regrette ce type de messages qui n’apportent pas grand chose aux lecteurs de ce forum. Partager des infos factuelles émanant d’analystes ou économistes reconnus nous aidera beaucoup plus dans nos prises de décisions à chacun.

Merci pour votre écoute et modération future.

10 « J'aime »

Ce n 'est pas orienté finances mais c’est passionnant .

Un petit bilan de la semaine :

4 « J'aime »

Je suis bien d’accord avec Steph75 pour dire que ce genre d’échanges est assez stérile.
J’aurais pu également rentrer dans la danse en disant que « MOI » aussi :flexed_biceps: j’avais eu raison pour dire que cette crise n’avait rien de comparable avec les précédentes, que Fiorentino et les marchés étaient trop optimistes, que les conséquences aux niveaux régionale et mondiale ne pouvaient pas être réduites à la seule fermeture du détroit et qu’il fallait se méfier lorsque la cadence du temps de l’histoire commencer à devancer celle de l’échelle humaine etc.

Mais cela n’apporte aucune valeur ajouté aux échanges.

Aucun intérêt à essayer de recruter des adeptes pour l’un ou l’autre des camps.

L’important est d’attirer l’attention des forumeurs lorsqu’on estime que les gens ont du mal à voir au delà de ce qui est véhiculé dans les médias mainstreem et de faire part d’un autre point de vue.

A mon humble avis, la différence de cette crise par rapport à celles que nous avons connues depuis plusieurs décennies, c’est que la géopolitique prend le dessus. Et la géopolitique c’est l’échelle du temps de l’histoire qui se remet en marche. La tectonique des plaques géopolitiques commence à bouger.

Les autres crises étaient financières ou sanitaires ou étaient dues à une crise politique/guerre plus localisée ou limitées dans le temps. Cette fois-ci il y a une très forte convergence des crises/enjeux : politiques, militaires, géopolitiques, financières, climatiques, probablement bientôt monétaire etc, etc…
Nous ne sommes du tout dans le monde du début de la décennie et les forces mondiales se sont mises en ordre de bataille pour un nouveau partage du monde.
Ce qui suivaient/suivent le monde par le petit bout de la lorgnette des médias mainstreem ont du mal à comprendre ce qui tombe sur notre tête et s’étonnent de découvrir que les autres puissances s’y préparaient déjà depuis quelques temps déjà.

En tant que petit investisseurs, je pense sincèrement qu’il faudra qu’on mette en permanence en question les réflexes que nous avons acquis pour investir depuis quelques décennies. Il ne faut plus faire beaucoup de parallèles avec les crises, krach et conflits de ces dernières 30 ans. Je pense qu’il faudra être plus attentifs et actifs puisque nous rentrons dans un jungle dont nous ignorons les dangers et dont les règles risquent d’être plus crues/cruelles que celles du safari parc que nous avons connu.
En disant cela, je pense à tous ceux qui disent qu’ils investissent pour le trèèèès long terme et font leurs DCA. Dans un monde incertain où l’assurance apparente que nos états nous procuraient jusqu’à nos jours devient aussi incertaine, ils risquent d’avoir besoin de leurs billes beaucoup plus tôt que prévue.

Bonne réflexion de dimanche pour tout le monde.

3 « J'aime »

Le risque est croissant et le scénario catastrophe est possible.
Mais qu’entends tu par " devoir récupérer nos billes plus tôt que prévu" ?
Si les Etats s’écroulent, nous n’aurons de toutes façons aucune possibilité de récupérer nos billes. Imagines tu pouvoir survivre avec un sac de pièces d’or ? Sans société pour assurer la continuité de la fourniture d’électricité, sans système de transport pour convoyer l’alimentation, sans sécurité pour veiller sur le sac d’or ?
Je n’ai aucune confiance dans le système mais je ne me prépare pas au scénario de sa dissolution puisque j’en fait partie et qu’il n’y a aucun moyen de m’en prémunir.

En ce sens, je pense que ceux qui font un DCA ont vraiment raison car il faut beaucoup d’énergie et de chance pour savoir quand acheter.
Moi, ça m’intéresse d’essayer de capter les moments d’achat car je suis souvent contrariant par rapport au marché et ça m’amuse. Certes ça marche parfois (7 avril 2025, 27 février 2026), en réalité je ne regrette jamais mes points d’achat, mais le plus souvent je reste à l’écart des tendances haussieres et me dit qu’un DCA serait beaucoup plus rentable. Je loupe toutes les années tranquilles où la bourse ne chute pas. Donc ma méthode m’évite certes les pertes mais surtout me génère des manques à gagner considérables.
Quant au trrres long terme, je pense que c’est plus qu’utile. Les marchés actions offrent un bon rendement mais avec des chutes qui peuvent être vertigineuses. C’est donc sur la très longue durée, en lissant son prix d’achat et en lissant son prix de vente qu’on peut optimiser le couple rendement/risque. Pour ma part je mettrai en bourse jusqu’à 200 000 à 300 000 € dans les 3 ans à venir car je n’ai pas besoin de cette somme d’ici 2040, entre temps, mes livrets et ceux de mon épouse sont pleins, donc je peux me permettre de traverser les crachs.

j 'avais compris que tu as une vision assez noire du futur . Là on voit bien que l 'équipe de pieds Nicklés de Trump s’est laissée entrainée dans un conflit par Israel avec une naiveté incroyable . C’est un bourbier maintenant.

Après je ne comprends pas très bien ce que tu proposes concrètement en terme d 'investissement vu ce contexte compliqué on va dire… : la diversification ce qui est mon cas , qui depuis le début de la guerre ne fonctionne pas … Etre en or, SCPI et cash ou être en cash à 100 % , être en mode survivaliste?

1 « J'aime »

https://www.zonebourse.com/cours/etf/ROUNDHILL-MAGNIFICENT-SEV-153380906/

-18 % sur les plus hauts quand même pour les mag7 …

Philippe, j’ai écris le 28 février :
"je parlais bien d’impacts sur les marchés en mars.
Mais je reste acheteurs d’ETF actions pour le long terme (plus de 60% d’ETF actions sur 10 à 20 ans), j’attends juste d’acheter très progressivement passé le premier orage boursier. Si l’orage se transforme en tempête (personne ne sait quand les tempêtes arrivent), j’achèterai plus vite."

Donc pour l’instant nous ne sommes qu’à un petit orage boursier et j’ai juste racheté ce que j’avais vendu le 26 février (j’étais à 12,5% en actions le 25 février, je suis passé à 8% le lendemain et je suis revenu à 12,2% cette semaine). Je suis donc excessivement peu exposé au marché actions par rapport à mon objectif de 60% d’exposition d’ici 3 ans.
J’ai 74,2 % de mes AV en fonds € dont 78% en fonds bonifié de +1.2% (donc rendement escompté en 2026 = 4.2%). Donc rien ne presse.
J’achèterai massivement des ETF actions si les marchés paniquent (= si les acheteurs capitulent et qu’il y a exagération dans la baisse) mais pour l’instant, je trouve que les marchés sont excessivement confiants par rapport aux impacts durables de la crise.
Sinon, je suis passé de 5,3% à 8.3% en mines d’or et or physique entre le 25 février et la semaine dernière. . Mauvaise pioche, mais je reste acheteur de long terme. Pour l’instant, le premier enseignement de l’impact de la guerre, c’est qu’il n’y a pas de valeur refuge. Certains prétendent que c’est le dollar, mais je ne crois pas qu’à long terme le refuge dollar soit efficient avec la montagne de dettes US.
Enfin, je suis passé de 3.8% à 5.3% en matières premières achetées l’avant veille de la guerre, ça compense partiellement la baisse de l’or.

Bonjour Hervé, bonjour Philippe,
Je ne peux vous répondre point par point mais je vais essayer de développer un peu plus.

Ma vision du future n’est pas aussi noire que vous l’imaginez. Je reste persuadé que ce que nous observons est le début d’un changement radical de ce que nous avons connu depuis plusieurs décennies. On arrive à un moment où l’ordre mondial est en train de changer sous nos yeux. Cet ordre émanait des rapports entre les puissances démographiques, militaires, économiques, financières, énergétiques, scientifiques etc de l’ancien monde et reflétait l’équilibre retrouvée au prix des guerres entre ces forces.
Ma vision noire du future vient du fait que toutes ces forces sont réveillées et sont en état de marche actuellement et qu’il y aura inéluctablement des collisions ou plutôt une série de collisions auxquelles nous assistons déjà et qui peuvent encore durer pendant des années ou des décennies.
Ma vision moins noire me dit néanmoins que dans la nature les moments de déséquilibre ne peuvent durer éternellement et qu’il y aura forcément un point d’équilibre qui va être trouvé.
Après, je ne sais pas où nous allons nous retrouver dans cette nouvelle équilibre, ni la nature de cette dernière.
Dans ma vision, j’essaye de ne pas me limiter au périmètre de tel ou tel événement comme une guerre, une situation politique ou un évènement inattendu comme le covid.
A notre niveau de petits investisseurs non professionnels, nous avons souvent tendance à prendre les évènements les uns indépendamment des autres. Il nous est difficile de faire une synthèse compréhensible en prenant en compte une aussi vaste panel de données. Ça doit probablement être une des tâches les plus demandées à l’IA.

Je reste également pessimiste car ceux qui détiennent le pouvoir partout dans le monde ne me donnent pas l’espoir qu’il retrouveront si tôt la voie de la sagesse.

Sur le forum, je ne propose rien du tout concrètement en terme d’investissement. C’est à chacun de nous de suivre la voie de sa sagesse intérieure.
La diversification est la plus importante des sagesses à mon avis. Mais la diversification n’est pas à chercher seulement sur les produits financiers mais dans sa vie quotidienne. Il faudra réajuster cette diversification en permanence.
Non, je ne suis pas survivaliste. Ou pas encore… Mais il faut se rendre à l’évidence que la diversification est une forme de survivalisme.
A long terme, savoir perdre peu dans la majorité des situations, en tout cas moins que les autres, est tout aussi important que de gagner plus et vite.

Hervé,
Je ne m’attends pas forcément à l’écroulement des états et la guerre nucléaire qui nous éradiquerait tous. Effectivement, dans cette situation il vaut mieux avoir un sac de farine et connaitre quelques prières que d’avoir un sac de pièces d’or.

Tu dis que tu n’as aucune confiance dans le système.
Je te dis que probablement c’est tout le système qui est en train de changer.
Dans ces moments qui peuvent durer pendant des années ou des décennies, les règles et les institutions que nous avions mises en place et pensions qu’elles allaient être respectées par tous, deviennent de plus en plus floues et disparaissent au fur et à mesure pour laisser leurs places à des nouvelles règles et institutions mais comme nous ne sommes pas devins, nous les connaissons pas encore à l’avance. Celles que nous croyons encore être en vigueur aujourd’hui, ne nous procurent à l’évidence plus aucune garantie ou protection. Je crains que le monde de 2040 soit très différent de celui que nous vivons actuellement.
Je ne dis pas que le DCA ne marche pas et qu’il ne faut plus en faire. Il faut le faire de façon très diversifiée et rester très active pendant toute la durée de l’investissement. Faire du DCA sur MSCI Monde sur son AV et regarder le bilan au bout de 15 ans est plus risqué que jamais et ce n’est pas de la diversification à mon gout.

Par "devoir récupérer ses billes plus tôt que prévu, je pense à l’incertitude majeure qui s’installe petit à petit dans notre quotidien.
Nos pays développés ont prospéré grâce à la sécurité, la prévisibilité et les garanties procurées par les droits de nos états et nos institutions entre autres. C’est tout cela qui manque dans les pays qui nous enviaient. Cette incertitude nous gagne aussi et nous avons oublié depuis longtemps comment on faisait avant.

2 « J'aime »

Je comprends bien ton point de vue. Non seulement les petits porteurs ont du mal à prendre en compte le monde futur à parti d’événements, mais plus grave, je pense que nos dirigeants ont encore moins de recul. Tout simplement parce que nous, nous gérons notre patrimoine, donc le long terme, alors qu’eux gèrent leurs carrières avec une vision court terme.

Je suis, hélas, tout à fait d’accord avec toi : « Je reste également pessimiste car ceux qui détiennent le pouvoir partout dans le monde ne me donnent pas l’espoir qu’il retrouveront si tôt la voie de la sagesse. »

1 « J'aime »

Bon on est en perma-crise depuis 2008 et ca va continuer avec une insécurité globale ( nationale et internationale) . On l 'a bien compris.

Après il est impossible de définir une stratégie d 'investisssement ad hoc en dehors d 'une certaine forme de diversification, c 'est ce que j 'essaie de faire . Après tout dépend aussi de votre âge ( sur cette file on n ’ a pas l 'air très jeune ) et aussi de votre patrimoine investi ( à 2 Millions c 'est pas comme à 500 k€ par ex) . Le principal c’est de se sentir le mieux possible avec sa stratégie.

1 « J'aime »