Si le support des 6500 du Sp500 lâche, cela pourrait s’accélérer. ..
Tu oublies que Trump est américain : il regarde l’évolution du SP500 en dollars, pas en €
. Et là c’est une baisse plus significative.
Après, Philippe, je comprends que toi tu regardes en € !
Je l’ ai en version hedgée ! Ca fait 6,7% de baisse. Ca change tout! ![]()
Donc a ce rythme là, la guerre va durer longtemps !
Bonjour Hervé,
Si tu crois vraiment à un scénario de stagflation, il faut selon moi être très patient avant de revenir sur des actifs risqués. Dans ce contexte, le moyennage à la baisse ne sert pas à grand-chose tant que les tensions macro restent présentes.
J’ai aussi un peu de mal à concilier ta conviction d’un scénario assez sombre avec l’idée de revenir à l’achat dès maintenant. Tes messages du dernier mois me donnent le sentiment d’un certain décalage entre ton scénario et les actions que tu mets en place, notamment sur l’or. Entre les fonds d’État ou autres qui ont besoin de cash pour reconstruire ou honorer leurs échéances, la pression vendeuse sur l’or peut durer encore un moment.
De mon côté, je suis exposé à 16,5 % aux actions, dont 68 % sur le secteur de l’énergie — position que je vais prochainement arbitrer pour sécuriser une partie des gains. Avec l’arrivée des troupes américaines, et j’ai également entendu que la compagnie SAS avait supprimer 1000vols pour Avril devant l’incertitude d’appros en kérosène. Devant ces nouvelles, je regarde aussi la possibilité de prendre un Élan France Bear pour quelques semaines (configuration graphique orientée à la hausse).
Sinon, pas de retour significatif sur les actions avant un bon moment.
Pour infos j’ai pris 22% de hausse sur mon container d’'Inde par rapport à 2025! Si c’est le même constat pour toutes les filières d’appros nous sommes devant le début d’un truc de longue durée.
Bonne journée,
Tout se passe bien sur les Us car la Fed a injecté 120 Milliards…Trésor Américain a balancé 166 Milliards de Dollars…
Bon week-end
Un petit point pour moi depuis le début de la guerre:
- 3.68 % de pertes sur l 'ensemble de mes actifs
- 8 % de pertes sur les actions
- 17 % de pertes sur l 'or
- 2 % de pertes sur l 'obligataire
J 'ai gardé globalement mes actifs en dehors de quelques ventes , j 'ai acheté un peu d 'actions
Je reste encore dans le vert depuis le début de l 'année ( 1.5 % ) mais à ce régime là , ca risque de passer dans le rouge .
J 'envisage d 'acheter des actions avec la méthode des zones d 'accumulation rationnelle donc par paliers ( je n 'attends pas le grand soir comme certains) . Après j 'ai pas mal de cash à investir( investi actuellement à 80 % sur ma poche actions ) . Et je ne spécule pas ( passé l 'âge ! ) . Ce n 'est jamais agréable ces moments de baisse et d 'incertitude mais c’est une occasion pour acheter à la baisse .
Ca donne la répartition suivante pour la partie investissement ( j 'ai un gros paquet de cash en plus que je ne compte pas ici pour mes menus plaisirs dans les années qui viennent
, faut savoir profiter de la vie ! ) :
Actions 14%
Fonds Patrimoniaux 3%
Fonds alternatifs 3%
Obligations 13%
Non côté 5%
SCPI+SCI 8%
Groupements forestiers d’investissement 3%
Or 19%
Sans risques (livrets, fonds en euros, monétaire ) 33%
Total 100%
Merci pour ton analyse !
Sur l’ensemble de mes PER et assurance vie, je perds 2,1% sur les 3 semaines, à cause de l’or.
Sur l’or où je suis acheteur long terme, je suis confiant à long terme, les banques centrales poursuivront durablement leurs flux d’achat d’or en lieu et place des dollars, et je me défie durablement des dollars et euros au regard des dettes publiques, je me trompe peut-être et depuis 10 jours, je prends cher.
Sur les actions :
- J’ai un scénario central (« Chute » : 3 chances sur 5) : baisse des marchés de 15 à 25 % par rapport au 27 février, soit rapidement après une capitulation (exagération), soit plus tard après publication des profit warnings (baisse rationnelle).
- Mais j’ai aussi un scénario plus doux (« Complaisance des marchés » : 1 chance sur 5) : point bas atteint semaine prochaine
- Et un scénario noir (« 1973 » : - 25 à - 40%)
Je reste sur le scénario central où j’achèterai massivement seulement si nous avons la panique (j’achèterai l’exagération), dans l’idée de revenir de 8 % d’exposition aux actions à 20 à 30 %.
Mais je ne peux pas écarter l’idée que je me trompe et tenir compte du fait que je veux être à 60 % d’ici 3 ans. C’est pourquoi j’achète très modestement chaque nouvelle baisse à partir de maintenant, dans une logique de conservation long terme, mais pour l’instant je n’achète pas du tout massivement. Jamais je n’achèterai à ces cours là si j’étais déjà bien exposé aux actions.
Avez vous des informations fiables sur l impact energetique de la guerre ? Certains parlent du nouveau choc petrolier. D autres qu une petite partie a ete detruite et qu il ne faudra que quelques mois pour ce remettre.
Merci
Sur le pétrole : l’approvisionnement est nettement touché, il faudra toute l’année pour reconstituer les stocks, donc lorsque l’offre redeviendra normale, elle sera insuffisante pour répondre à la demande.
Pour le gaz, c’est beaucoup plus grave car des capacités de production ont été détruites au Quatar, premier exportateur mondiale, pour 3 à 5 ans.
L’impact va durer plusieurs années. Sauf si nous arrêtons le blocus que nous nous sommes infligés à l’égard de la Russie.
" Les bombardements d’infrastructures gazières en Iran puis au Qatar ont fait entrer la guerre au Moyen-Orient dans une nouvelle dimension. Les conséquences risquent de se faire sentir pendant longtemps, de l’Asie à l’Europe. En deux jours, la guerre a changé de dimension avec les attaques contre les installations gazières. Lancées mercredi 18 mars contre l’Iran, elles se sont [poursuivies jeudi « Ces attaques ont déclenché d’importants incendies, causant de graves dommages aux installations de gaz naturel liquéfié (GNL) », [a confirmé QatarEnergy..
Donc le problème du gaz est énorme :
« le blocus du détroit est avant tout un problème de logistique. Une fois qu’il sera rouvert, le flux de pétrole et de gaz en provenance de la région peut reprendre assez rapidement. C’est très différent avec les dommages causés aux installations gazières du Qatar », explique Thijs Van de Graaf, spécialiste des relations internationales et de la sécurité énergétique à l’université de Gand.
Bruxelles, pompier pyromane (a l’initiative du blocus d’approvisionnement en gaz russe) panique, face à la concurrence qui va démarrer entre l’Asie et l’Europe pour la captation des contrats gaziers :
" La Commission européenne a appelé les Etats européens à réduire leurs objectifs de remplissage de gaz pour l’hiver prochain".
De quoi accroître encore notre fragilisé et notre dépendance …
Info du 25 janvier : " Les stocks de gaz sont bas en Europe. Un hiver froid et un approvisionnement insuffisant en gaz naturel liquéfié (GNL) ont vidé les réserves), qui sont désormais à moitié remplies - un niveau anormalement bas pour cette période de l’année. Ce qui risque, par ricochet, de perturber la campagne de remplissage des capacités de stockage pour l’hiver prochain.
Info que je cite de mémoire : l’Europe remplit ses stocks d’avril à septembre.
Mais avec ces informations la comment les marchés peuvent ils encorent repartir a la hausse ? Je vois mal l europe levé ses sanctions envers la russie. Donc la situation problematique vis a vis du gaz va perdurer.
Il faut diminuer nos dépendances au gaz et au pétrole ,et accélérer la transition énergétique.
Franchement le gaz on doit pouvoir en être moins dépendant . Quand je vois que l’ on a poussé à une époque de chauffer au gaz dans les immeubles y compris récents, je me dis que ca serait facile de passer à l’ électricité facilement.
J’ avais une maison en Bretagne que j’ ai vendu cette année, le cout du chauffage au gaz etait horrible. Après c’est le juste prix de ne plus avoir le gaz de Poutine alors que celui ci nous menace depuis 2008. Ca n’ a pas empêché de construire depuis des logements au gaz. Toujours visionnaire les politiques
Philippe, j’ai entendu le même discours à l’égard du chauffage électrique, jugé comme un non sens, il y a 30 ou 40 ans !
Le gaz a longtemps principalement été transporté par gazoduc, c’était donc essentiellement un marché régional régi par des contrats long terme.
Nous avons des génies qui ont inventé le blocus de nos propres approvisionnements afin que la Russie n’ait plus de devises. C’est la première fois dans l’histoire qu’un blocus ne se fait pas pour couper les approvisionnements de l’ennemi mais ses propres approvisionnements !
Du coup, nous avons remplacé un gaz fourni à l’état de gaz par un Etat (cf. explosion de Nord Stream 2 russo germanique qui a été imputé à la Russie ) que nous n’aimons pas mais qui est fiable du point de vue approvisionnement par notamment du gaz de schiste d’un Etat ami qui était en surproduction (pour lequel nous interdisons non seulement l’exploitation en Europe mais aussi l’exploration) dont l’exploitation coûte cher, qui est liquéfié (déperdition d’énergie), transporté par les mers, et gazéifié (nouvelle déperdition d’énergie).
Le gaz est aussi abondant qu’autrefois mais nous nous sommes mis à lui préférer son approvisionnement liquide en concurrence avec des pays d’autres zones mondiales.
Nous imputons la crise de 2022 à la guerre d’Ukraine. C’est faux, la crise est celle des décisions européeenes qui ont réagi à l’invasion de l’Ukraine.
Depuis la désindustrialisation de l’Allemagne s’est accélérée.
Bonjour,
Sur le principe, réduire la dépendance au pétrole et au gaz est une évidence.
Mais dans la réalité, c’est beaucoup moins simple.
L’Europe est dépendante des énergies fossiles… mais aussi des matières premières pour faire la transition . Et avec des taux élevés , le renouvelable coûte cher, donc ça ralentit.
Ajoute à ça la complexité réglementaire et les échéances politiques (présidentielle 2027, tensions en Europe centrale), et on comprend pourquoi ça n’avance pas aussi vite que prévu.
On veut accélérer la transition, mais on ne maîtrise ni les coûts, ni les flux, ni le timing. A court terme, on reste contraints par la réalité économique et géopolitique qui va nous conduire dans les bras de Vladimir.
Aujourd’hui, le vrai sujet c’est : le prix & les flux des énergies fossiles
Si le monde produit 100, consomme 98, mais que 20 sont bloqués, le problème est immédiat. Les stocks ne font que repousser le sujet… et après il faudra les reconstituer, donc encore plus de demande à Moyen Terme.
Et derrière, personne ne sait quel sera l’impact d’un ralentissement des pays du Moyen-Orient sur l’économie mondiale (contagion?). Ce ne sont pas des « petits » pays économique comme le Bangladesh, le Pérou ou encore le Botswana.
Bref, entre théorie et réalité, il y a le marché .
Bon Dimanche
Un marché évolue selon différents critères. La rupture d’approvisionnement énergétique est un risque qui a été mal coté fin février et même jusqu’à mercredi. Ce risque pèsera mais d’autres facteurs jouent également.
Ce que je te conseilles, si tu reviens dans les semaines prochaines, à l’achat, c’est de diversifier les zones géographiques.
Après sur le pétrole russe, la levée probable des sanctions US profitera à tous les pays importateurs, car le marché pétrolier est mondial : si je Japon s’approvisionne auprès de la Russie, ça profite à l’Europe qui peut avoir accès par exemple au pétrole du Moyen Orient.
De mon côté, je suis intéressé par l’Australie producteur de charbon et le Brésil producteur de pétrole et d’agrocarburant (toutes les voitures roulent au biéthanol)
Très belle réponse !
Je vais plus loin : écoutez Jean Baptiste Fressoz dont la thèse est que la transition énergétique (passage du bois au charbon, du charbon au pétrole) n’a jamais existé dans l’histoire et qu’elle n’existera pas plus à l’avenir et que donc accélérer un phénomène qui n’existe pas est vide de sens.
La transition est un mythe historique que nous avons tous appris à l’école en raison d’une représentation graphique trompeuse : le fameux camembert où les différentes sources d’énergies sont représentées en proportion et qui donne l’illusion que le charbon a remplacé le bois (biomasse), que le pétrole a remplacé le charbon… La réalité, c’est que toutes les formes d’énergie progressent : nous n’avons de toute notre histoire jamais autant consommé de biomasse, charbon, gaz, pétrole, hydroélectricité.
De plus non seulement les différentes formes d’énergie ne se remplacent pas, mais elles évoluent en synergie. D’ailleurs, toutes les utilisations de matières évoluent sauf en cas d’interdiction (exemple amiante) et avec une seule exception : la laine.
Par ailleurs, j’ai compris qu’il faudra de plus en plus de pétrole pour extraire des minéraux dans des mines de moins en moins riches en teneurs en minéraux, matières nécessaires aux éoliennes, panneaux solaires et de plus en plus de cuivre pour faire face à la décentralisation des centrales.
Au niveau dépendance, nous ajoutons à une dépendance au pétrole auprès d’une douzaine de pays qui va s’accentuer avec une dépendance à quelques rares pays (et à la Chine) sur de multiples minéraux. Par exemple, la Chine nous a offert en septembre 2025 le droit à l’accès pendant 12 mois aux terres rares. Si nous entrons en guerre contre la Chine, plus de 90 % de nos approvisionnements seront manquants.
Et il n’y aura pas de transition non plus dans le sens où dans 20 ans, il faudra à nouveau extraire avec du pétrole des minéraux devenus plus rares pour faire de nouveaux panneaux solaires et panneaux photovoltaïques. Et ainsi de suite tous les 20 ans, une nouvelle « transition ».
« L’accélération de la transition » est un vocabulaire marketing comme l’était l’oximore « développement durable » ou « économie dématérialisée ». ou « énergie verte ».
Pardon " état qui ne nous aime pas " . Ca change tout , on le comprendra avec le temps . Après c’est vrai on est dans un corner en 2026 comme les caisses sont vides ( et les réserves de gaz aussi ) .
Petite remarque sur le gaz : les gens en province( en dehors des grandes villes ) sont attachés au modèle de la maison individuelle , ils vont le payer très cher . Ca va devenir un luxe.
La maison individuelle qui fait partie de l’idéal de vie de la majorité des français, est un non sens écologique, ne serait-ce que pour les déplacements.
L’extension du périmètre urbain a débuté aux Etats Unis lors du remplacement du tramway par la voiture. Les gens raisonnent en effet, non pas en distance, mais en temps de trajet.
Je considère la révolte des gilets jaunes comme le prémice de la remise en cause du modèle pavillonaire (et donc de l’extension du périmètre urbain) par rareté de l’énergie.