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27 JUILLET 2009 : LA VIE DES MARCHÉS :

Vendredi dernier, le CAC 40, après neuf séances consécutives de hausse, a terminé la semaine en baisse mais il finit tout de même à 3 366 points soit une hausse de 4,60% par rapport à la semaine passée. Aux Etats-Unis, le Dow Jones a grimpé de presque 4% sur la semaine pour clôturer à 9 094,23 points (son plus haut niveau depuis début novembre 2008). Par rapport aux points bas touchés début mars, Wall Street a progressé de plus de 35%, Paris de 33% et Londres de 59%. Ces euphories boursières ont notamment été alimentées par les résultats ! meilleurs que prévu enregistrés au deuxième trimestre par les entreprises américaines (AT&T, Caterpillar, Texas Instruments…) et les signes d’une légère reprise économique en Europe (+1,2% pour les ventes de détail au Royaume-Uni et + 1,4% pour la consommation des ménages en France en juin). Mais cette remontée des indices ne signifie pas que le fond a été touché, en atteste le taux de chômage espagnol de presque 18%.

LA VIE DES MARCHES :
Vendredi dernier, le CAC 40 a progressé de 3,78% terminant à 3 734,89 points. Son plus haut niveau depuis onze mois. Des données macro-économiques qui s’améliorent, des flux de liquidités qui continuent d’abreuvoir les marchés et des inscriptions au chômage qui ralentissent aux Etats-Unis peuvent expliquer cette hausse. Le marché devrait désormais être marqué par des rotations sectorielles en faveur des valeurs défensives à béta faible qui ont sous-performé les valeurs les plus cycliques à béta fort. « La confiance et la stabilité ont de nouveau repris le dessus sur les marchés », la situation actuelle est « bien loin de la peur débilitante et de la panique de septembre 2008 », affirmait même Timothy Geithner, le secrétaire américain au Trésor. Pourtant, le taux de chômage américain (9,7% en août) demeure toujours très préoccupant et Geithner rappelait que « le chemin serait encore long et semé d’embuches avant que la reprise ne s’installe durablement ».

LA VIE DES MARCHES :
Vendredi dernier, le CAC 40 a clôturé à 3 739,14 points, soit une baisse hebdomadaire de 2,32%. L’attente des conclusions du G20, la baisse des commandes de biens durables et le recul des ventes de logements neufs aux Etats-Unis ont sans doute contribué à ce mouvement. Après six mois de hausse quasi ininterrompue, cette chute constatée sur les différentes places boursières a dû rendre perplexe les investisseurs qui croyaient en une reprise rapide de l’économie. Mais ce vendredi, l’audition du président de la Réserve fédérale américaine, Ben Bernanke, tout comme la publication des chiffres de l’emploi pour septembre devraient donner un peu plus de visibilité sur les marchés.

LA VIE DES MARCHES :
Vendredi dernier, le CAC 40 a terminé à 3 799,61 points soit une performance hebdomadaire de 4,10% (sa plus belle performance depuis fin juillet). Les investisseurs ont été rassurés par les premiers résultats des entreprises américaines bien supérieurs aux consensus et par de bons indicateurs économiques. En revanche, comme l’a annoncé Ben Bernanke, une fois la crise finie, un resserrement de la politique monétaire ne serait pas à exclure. Ainsi, le surplus de liquidités présent sur les différentes places pourrait être absorbé partiellement.

LA VIE DES MARCHES :
La semaine passée, le CAC 40 a connu une légère hausse de 0,74% pour clôturer à 3 827,60 points, niveau atteint mi-septembre. Cette phase de consolidation des marchés peut s’expliquer dans un premier temps par les résultats des entreprises américaines où Bank Of America, première banque des Etats-Unis, accuse une perte nette de 1 milliard de dollars. Le secteur de l’industrie, quant à lui, a déçu avec General Electric qui affiche une baisse de 20% de son chiffre d’affaires. Dans un second temps, l’annonce du recul de l’indice de confiance des consommateurs américains a perturbé les investisseur s (sachant que la consommation américaine représente les ¾ de son économie). Enfin, la dépréciation du dollar couplée à l’augmentation de l’euro (+1,36% sur la semaine) a ajouté une incertitude supplémentaire sur les marchés.

LA VIE DES MARCHES :
Vendredi dernier, le CAC 40 a terminé la semaine à 3 607,69 points soit une baisse hebdomadaire de 5,27%. L’indice parisien a baissé de 5,2% au mois d’octobre, premier mois négatif après trois mois de hausse (+17,98% entre le 1er juillet et le 30 septembre). Plusieurs indicateurs américains peuvent expliquer cette baisse : la réduction des dépenses des ménages depuis cinq mois, le chômage au plus haut depuis 26 ans et la confiance des consommateurs en baisse selon l’indice de l’Université du Michigan. Cette correction était attendue face à un marché où peu d’éléments tangibles ont évolué. La cinquième plus grosse faillite de l’histoire des Etats-Unis (le groupe financier CIT, acteur majeur du financement des PME américaines, endetté à hauteur de 71Mds de dollars passe sous la protection de la loi sur les faillites) n’ont pas rassuré les investisseurs. Cette semaine, les déclarations de la BCE, de la Fed et de la Banque d’Angleterre (avec comme grand sujet : la fin d’injections de liquidités et la remontée des taux directeurs) seront donc suivies avec attention.

Les marchés « actions » ont résisté au choc du chômage Outre Atlantique qui a dépassé la barre psychologique des 10% pour la première fois depuis 1983, à 10,2%. Ainsi, le CAC 40 a terminé la semaine à 3707,20 points, soit une hausse de 2 ,80%. La semaine a également été marquée par le statu quo attendu des banques centrales. La Banque centrale européenne (1%), la banque d’Angleterre (0,5%) et la réserve fédérale américaine (entre 0% et 0,25%) ont toutes maintenu leur taux directeur respectifs à des niveaux très accommodants. Elles constatent bien la poursuite du redressement économique mais pas d’amélioration significative de la dynamique de croissance. En effet l’investissement et l’emploi n’ont pas encore redémarré, les déterminants de la consommation sont encore négativement orientés, et les excès de capacité de production restent exceptionnellement élevés.

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Bien à vous

LA VIE DES MARCHÉS :
Après une correction de 1,15% la semaine dernière, la Bourse de Paris devrait reprendre des couleurs après l’aide apportée par Abu Dhabi à Dubaï, dont une partie sera allouée au fonds public Dubaï World afin qu’il puisse honorer ses échéances à court terme. Du côté des valeurs, les banques devraient être entourées après l’annonce de Citigroup du remboursement des aides du gouvernement américain. La semaine qui s’annonce sera dominée par les indices relatifs au moral des investisseurs et au climat des affaires en Allemagne et la réunion de la Fed. La Réserve fédér ale devrait annoncer mercredi soir qu’elle maintient son principal taux d’intérêt dans une marge de 0% à 0,25%, mais les analystes surveilleront surtout les commentaires sur l’évolution de la conjoncture et le maintien ou non de la perspective de taux bas pour une « période prolongée ». La récente série de bonnes statistiques Outre-Atlantique fait en effet craindre à certains économistes que la Fed relève ses taux plus tôt que prévu.

Perspectives 2010:

Nos gérants sont raisonnablement optimistes pour les marchés actions en Europe pour 2010 ; en particulier pour la gestion de type value (Centifolia et Centifolia Europe) qui offre aujourd’hui rendement et décote et qui ne manquerait pas de servir de refuge si les perspectives économiques et les réalisations bénéficiaires n’étaient pas au rendez-vous des attentes des investisseurs. La situation risque d’être plus délicate sur les marchés de taux. Cela va nous conduire à davantage de flexibilité dans nos fonds diversifiés (DNCA Evolutif et Eurose).

LA VIE DES MARCHÉS:
Vendredi dernier, le CAC 40 a fini au dessus des 4 000 points et a ainsi soldé sa première semaine 2010 par un gain de 2,76%. Nous assistons donc à la poursuite des tendances rencontrées fin 2009 avec des marchés actions en hausse à Paris mais aussi à New York, Londres et Tokyo. Pourtant, la première statistique de l’année sur l’emploi américain s’est révélée décevante (85 000 emplois supprimés en décembre) et de ce fait conforte malheureusement le taux de chômage de la première économie mondiale à 10%. La prudence reste donc de mise.

LA VIE DES MARCHÉS:

Vendredi dernier, le CAC 40, en perdant 2,24% sur la semaine écoulée, est repassé sous la barre des 4 000 points (clôture à 3 954,28 points) pour la première fois de l’année. Cette baisse peut s’expliquer par la déception des investisseurs après une série de nouvelles décevantes. Tout d’abord, l’indice de confiance des consommateurs du Michigan qui est resté quasi stable entre décembre et janvier. Puis, la banque JP Morgan qui a affiché des revenus inférieurs aux attentes et qui a annoncé d’importantes provisions pour des pertes liées au créd it à la consommation. Enfin, les premiers résultats dévoilés par les entreprises ont été mitigés dans l’ensemble. Ce sentiment a été renforcé en fin de semaine avec les craintes émises une fois de plus au sujet des dettes publiques de certains Etats comme la Grèce, qui a soumis son plan de stabilité à Bruxelles.

LA VIE DES MARCHÉS:

Vendredi dernier, le CAC 40 a perdu 4,70% sur la semaine écoulée, soit sa plus forte chute depuis 3 mois. De plus, en clôturant à 3 563,76 points, l’indice parisien a baissé à son plus bas niveau depuis cinq mois. Les investisseurs ont été mis en alerte par la dégradation des finances publiques de plusieurs pays membres de la zone euro avec la Grèce, l’Espagne et le Portugal en première ligne. Ces derniers auraient beaucoup de mal à honorer leurs engagements sur le long terme. Certains analystes estimant même que le Royaume Uni et les Etats-Unis devraient à terme connaître les mêmes difficultés. Par ailleurs, aux Etats-Unis, la publication des mauvais chiffres de l’emploi a renforcé l’idée d’une conjoncture économique délicate. En effet, 20 000 emplois on été détruits en janvier alors que la création de 5 000 postes était attendue. Même si le taux de chômage est passé de 10% à 9,7% au mois de janvier, l’économie américaine a perdu l’année dernière 4,8 millions de travailleurs actifs ; soit une chute de l’emploi de 3,6%, du jamais vu depuis 1945.

LA VIE DES MARCHES

La semaine passée, l’agitation autour de la dette souveraine de la Grèce, mais aussi des pays « périphériques » de la zone euro, a une fois
de plus préoccupé les marchés qui sont toutefois parvenus à terminer en légère hausse. L’euro, directement impacté par ces inquiétudes,
valait 1,36 dollar américain vendredi. Ce palier constitue son plus bas niveau face au billet vert depuis la mi‐mai 2009. Mais les
appréhensions au sujet des politiques monétaires des Etats sont aussi venues de la Chine qui a restreint un peu plus l’accès au crédit en
relevant de 0,25 point le taux de réserves obligatoires des banques. Par ailleurs, les données macroéconomiques publiées n’ont pas permis
de rassurer les investisseurs : la croissance de la zone euro est ressortie plus faible que prévu au quatrième trimestre 2009 (+0,1 %). Aux
Etats‐Unis, l’indice de confiance des ménages calculé par l’Université du Michigan s’est établi à 73,7 points contre 75 attendus. Même si les
allocations chômage hebdomadaires ont baissé plus que ne le prévoyait le consensus. Avec de nombreuses publications de résultats et
l’intervention des ministres des Finances de la zone euro que les marchés suivront avec intérêt, la semaine qui commence s’annonce donc
mouvementée.

La semaine passée, la Bourse de Paris a connu sa plus forte hausse depuis la mi‐juillet 2009 avec un gain de 4,74%
sur les cinq séances (toutes positives). Pourtant les résultats trimestriels des sociétés publiés en début de semaine
ont été mitigés : très bons pour BNP Paribas ou Barclays, plutôt décevants pour l’Oréal ou la Société Générale.
Aux Etats‐Unis, où la Bourse de New‐York a également clôturé la semaine positivement, la Fed a décidé de relever
son taux d’escompte de 0,5 à 0,75%. Le geste de la Banque centrale américaine s’inscrit dans le cadre de la
normalisation de la politique monétaire américaine. Concernant les devises, le dollar a continué de bénéficier des
inquiétudes qui entourent la dette grec dont l’examen approfondi a été repoussé à mi‐mars par les ministres des
Finances européens.

LA VIE DES MARCHÉS:
Vendredi dernier, l’indice parisien a clôturé à 3 927,40 points, gagnant 0,43% par rapport à la semaine passée.
L’indice de l’augmentation des ventes de détails aux Etats-Unis, révélé à +0,9 contre +0,3 attendu, aurait dû
rassurer davantage les investisseurs. Mais une fois de plus, les indicateurs économiques américains se sont révélés
contradictoires. L’indice représentant la confiance des consommateurs, calculé par l’université du Michigan, est
tombé à 72,5 contre 74 attendu. De plus, la croissance Outre-Atlantique pour le premier trimestre serait prévue
entre 2 et 3% alors qu’elle était de 5% au dernier trimestre 2009.

Vendredi dernier, la Bourse de Paris a terminé à 4 050,54 points, soit une progression hebdomadaire de 0,40%. Cette nouvelle clôture au-dessus des 4 000 points permet ainsi au CAC 40 d’enchaîner sur une troisième semaine de hausse. Le marché a été animé, une nouvelle fois, par les problèmes de la dette grecque. En effet, l’agence de notation financière Fitch Ratings a corrigé sa note sur la dette de long terme d’Athènes (ramenée de BBB+ à BBB-). De plus, les taux à 2 et 10 ans ont été affectés par les inquiétudes sur la santé des banques du pays. Certains investisseurs exigeaient même une prime de risque de plus de 440 points de base pour prêter de l’argent à Athènes plutôt qu’à l’Allemagne (dont le rendement des obligations sert de benchmark). Mais l’intervention du patron de la BCE, ce dernier indiquant que la Grèce ne devait pas sortir de la zone euro, a soulagé une partie des investisseurs. Les conditions de déclenchement et les détails du plan d’urgence international en faveur de la Grèce sont maintenant clairement définis. Concernant les sociétés, les carnets de commandes semblent se regarnir et les publications relatives au premier trimestre vont être déterminantes pour l’évolution des prochaines semaines.

Communiqué DNCA

DNCA : Le mot de conjoncture

Paris, le 7 octobre 2011

Madame, Monsieur,

Vous trouverez quelques éléments de réflexion qu’il a semblé opportun de vous soumettre sur l’environnement dans lequel nous évoluons actuellement.

Le ralentissement de la croissance est désormais certain car toutes les économies sont, y compris en Chine, confrontées aux bulles d’endettement

Pris dans un engrenage diabolique - crise de la dette publique conduisant à une crise financière, qui dégénère en crise économique - les marchés s’affolent à l’idée d’un retour possible de la récession. Certes, si les dernières prévisions dessinent de plus en plus nettement un scénario de fort ralentissement conjoncturel, la brutale cassure d’activités vécue après la faillite de la Banque Lehman ne paraît pas, à ce stade, être l’hypothèse dominante pour l’économie réelle. Ainsi, la croissance mondiale est toujours attendue à au moins 3% cette année contre une anticipation supérieure à 4% en début d’année. Ce chiffre masque cependant de grandes disparités dans les zones. L’Europe et les Etats-Unis devraient connaître des croissances de PIB proches de 1-1,5% pendant que les pays émergents afficheront toujours des progressions proches de 9%. Les politiques monétaires du monde entier devraient continuer de soutenir ce fragile chemin de croissance et tenter pour les pays émergents de juguler une inflation devenue difficilement contrôlable.

Le mouvement de désendettement global des économies, commencé en 2009, est entré dans une nouvelle phase critique depuis l’annonce du plan de sauvetage de la Grèce. Si l’Europe est déjà sous le feu des projecteurs depuis mai 2010 et les Etats-Unis depuis l’épisode tragique du relèvement du seuil du plafonnement de la dette publique en juillet, ce sont désormais les pays émergents qui inquiètent. Ainsi, en Chine, les plateformes de financement locales porteraient aujourd’hui 1 250 Md€ de dettes garanties implicitement par l’Etat, soit plus d’un tiers des réserves de change chinoises. Par ailleurs, la bulle immobilière chinoise menace une économie qui continue de croître à une vive allure avec une inflation proche de 6%. Au Brésil, la Banque Centrale, inquiète du ralentissement, a déjà baissé son taux de 50 points de base à 12%. L’Inde est, quant à elle, toujours confrontée à la problématique de l’inflation alimentaire. La baisse récente du prix des matières premières n’est aujourd’hui pas encore suffisante pour atténuer les pressions inflationnistes dans ces pays émergents qui bénéficient heureusement encore pour le monde développé d’une bonne trajectoire de croissance économique.

Les obligations d’entreprise sur des maturités courtes demeurent les placements à privilégier

Dans une crise d’endettement généralisé, les marchés obligataires se retrouvent naturellement dans une situation de dislocation affichant des paradoxes de valorisation historiques. D’un côté, les Etats surendettés voient leur taux s’envoler comme en Espagne et en Italie. De l’autre, des Etats, pourtant aussi confrontés à l’endettement et au déficit budgétaire structurels (les Etats-Unis) ou d’autres appelés à renflouer leurs voisins impécunieux (l’Allemagne, la France) peuvent actuellement financer leurs déficits à des taux très bas. Au pire de la crise, les taux allemands à 2 et 10 ans ont ainsi atteint les niveaux historiques de 0,4% et 1,7%. Avec une anticipation d’inflation à 2%, ces placements procurent un rendement réel négatif, un coût que certains investisseurs acceptent de payer pour une apparente « sécurité ».

Le marché primaire du crédit continue de fonctionner au ralenti à l’avantage des entreprises disposant des meilleures signatures. Danone a ainsi pu lancer avec succès une émission à 5 ans au taux de 2,6% et Sanofi a emprunté en dollar à 1,20% sur une échéance 2014. A l’inverse, le marché est resté fermé au secteur financier considéré comme menacé par l’aggravation de la crise des dettes souveraines. Dans la catégorie des entreprises moins bien notées, Peugeot est l’un des rares émetteurs à avoir réalisé une opération depuis la fin du mois de juin (7% de rendement pour une durée de 4 ans et demi). La catégorie high yield offre des rendements attractifs après la forte correction subie au mois d’août (ex : Heidelbergcement à 9,5% sur une maturité 2018). L’incertitude sur l’évolution de la courbe des taux dans un contexte de cycle économique déprimé milite pour des investissements obligataires concentrés sur des maturités courtes et des couples rendement-risque équilibrés.

Les marchés actions demeurent la classe d’actifs risqués affichant la plus forte décote notamment en Europe

Dans un contexte de panique généralisée, l’appel à l’investissement dans des actifs risqués devient inaudible. Pourtant, ce sont les phases de volatilité extrêmes et la fuite vers les actifs prétendus, à tort parfois, comme des refuges, qui créent les conditions d’un investissement rémunérateur à moyen terme sur des classes d’actifs comme les actions. Pour les investisseurs, il apparait aujourd’hui plus rassurant d’investir dans l’or, l’immobilier et les obligations souveraines allemande et américaine ou de laisser leurs avoirs en trésorerie dans les banques, dont ils redoutent pourtant la faillite. La leçon de la perte sèche et immédiate de 10% sur le taux de change du franc suisse contre l’€ n’a pas encore été retenue. Elle pourrait se renouveler toutefois sur l’or dont le cours est déjà passé de 1900$ à 1 600$ en quelques semaines après avoir été multiplié par 6 depuis 2000.

Même si la récession est un scénario qu’on ne peut plus totalement exclure dans les pays développés, la valorisation des actions affiche un niveau en absolu et en relatif faible notamment en Europe (PE 2011 proche de 8,5x). S’il est indéniable que des risques existent sur la croissance et sur la situation budgétaire des pays européens notamment, les actifs dits « de refuge » seront les premiers à souffrir d’une décision politique majeure sur la question de l’endettement en Europe et sur celle du sauvetage du système bancaire européen. L’entreprise bien gérée et bien capitalisée représente à nos yeux le véritable monde souverain puisqu’elle assure, sur la base d’actifs tangibles et compréhensibles, un niveau de dividendes élevé, parfois supérieur à 7% comme le secteur des télécoms. Les secteurs de la pharmacie et du pétrole offrent également des dividendes attractifs qui permettent d’attendre des jours meilleurs sur les marchés. Par ailleurs, la baisse de l’€, surévalué par rapport aux problèmes intrinsèques de la zone monétaire européenne, devrait redonner une compétitivité aux entreprises européennes exportatrices.

Aux cours actuels, les marchés actions, notamment européens, anticipent déjà une aggravation de la crise et une baisse des bénéfices de l’ordre de 20% en 2012. Si le pire n’est pas certain, il est déjà en partie dans les cours. La chute boursière des grandes valeurs européennes s’avère en réalité une mauvaise réponse à un vrai problème. Ces entreprises souvent plus présentes hors d’Europe qu’en Europe sont pénalisées par la localisation géographique de leurs centres de décision et leur lieu de cotation. Globalisées, bien gérées, bien capitalisées, versant des dividendes élevés, elles constituent la vraie richesse de nos économies et les seuls actifs tangibles à prix réellement décotés à ce jour.

Nous restons à votre disposition pour tout complément d’informations.

Dans l’attente de vous retrouver lors de nos prochaines réunions, nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de notre meilleure considération.

L’équipe DNCA Finance

La vie des marchés par DNCA

Le discours de Mario Draghi jeudi dernier a une fois de plus convaincu les investisseurs et amorcé un léger retournement des marchés actions qui endigue la spirale baissière de ces dernières semaines. La BCE estime, pour l’instant, que les indicateurs économiques ne montrent ni déflation ni absence de reprise économique en Europe et ne requièrent donc pas de changement de politique de taux. Elle convient toutefois de la lenteur de la reprise et du manque de distribution de crédits. Elle a mentionné, à l’inverse de sa consœur américaine, le risque de contagion de la situation des pays émergents à la zone €. Si le marché des taux courts et des taux longs devait être affecté, elle a réitéré son engagement d’intervention sous une forme qui resterait à définir.

Les premiers résultats annuels de grandes entreprises européennes (LVMH, Alcatel Lucent, Vinci, Arcelor) démontrent une bonne résistance aux turbulences actuelles. Sur les marchés, ce début d’année demeure toutefois plein de contrepieds : malgré la stabilisation économique, la volatilité (VIX) a bondi, les marchés actions ont reflué, le tapering américain a fait baisser les taux d’intérêts aux Etats-Unis et le yen s’est apprécié d’environ 5%.

Seule, l’Europe du Sud continue d’offrir un horizon radieux sur ses deux marchés (taux et actions). Si la reprise économique anticipée actuellement n’était pas trop contrariée par les fluctuations des monnaies émergentes, les entreprises devraient continuer à surprendre favorablement le consensus des analystes. Pendant ce temps là, la France s’engage dans la ratification de son « pacte de responsabilité », pierre angulaire de l’amélioration de la compétitivité de son économie.