Déjà actuellement nous sommes sur un fil :
- Taux 10 ans passéde 3,20 à 3,99 en raison de l’Iran
- Le budget 2027 a été voté sur la base d’un deficit de 5% du PIB, or pour réduire le poids dette sur pib, il faut un taux deficit sur pib inférieur au taux de croissance du pib. Ca n’en prend pas le chemin, le Gouvernement prépare les esprits à un deficit de plus de 5 points contre une croissance inférieure à 1
Donc même sans changements, nous allons vers des décisions douloureuses en matière fiscale si vous penchez à droite ou de justice fiscale si vous préférez la gauche.
Le monde politique français est orienté vers la préférence pour la dépense publique (exemple le quoi qu’il en coûte) et même lorsque des baisses d’impôts ont été décidées, celles ci n’étaient pas gagées sur la dépense publique. Et la réforme des retraites est suspendue.
Cette préférence pour la dette est à l’origine de mon investissement dès 2018 dans les mines d’or.
Pour l’avenir que disent les candidats ?
Edouard Philippe, qui est au pouvoir depuis 10 ans, indique qu’il n’est pas favorable à la hausse des impôts (il ne dit pas qu’il ne les augmentera pas) mais favorable à la baisse des niches fiscales (ce qui entraîne l’augmentation des impôts percus). Il faut en effet savoir que Bercy chiffre les niches fiscales non pas dans la baisse de recettes mais comme une « dépense fiscale »
Dès lors, le Ministre de l’économie peut venir nous dire qu’il faut faire des efforts de la dépense…en réduisant les niches…donc en augmentant les impôts.
La gauche est favorable à la justice fiscale , elle visera l’augmentera les impôts progressifs pour assurer la redistribution.
LR n’est pas favorable à l’augmentation des impôts car souhaitant baisser la dépense publique, sans dire lesquelles.
Le RN, favori à ce jour, doit choisir entre le programme de depenses de Marine Le Pen et le programme de droite de Jordan Bardella.
Donc le Président ne donnera pas une politique certaine de maintien de la fiscalité.
Maintenant le Président aura t il une majorité ? Personne n’en sais rien mais je pense que c’est possible sous 2 effets :
- Dissolution avec dynamique présidentielle
- Explosion des alliances. Une arrivée au pouvoir de Le Pen par exemple aboutirait peut être à une alliance des droites si sa politique économique est de droite
Enfin, quel que soit le gagnant, nous sommes en risque de reprise en main par la BCE. Il n’est pas impossible d’imaginer un "impôt du redressement " qui s’approprie 10% de l’épargne comme ça s’est passé à Malte.
Que faire ? Rien pour l’essentiel car si des impôts de solidarité sont votés ou que la CSG patrimoine (créée le 1er janvier 2026) est augmentée, nous n’aurons pas moyen de ne pas participer.