Quel est votre rapport à la résidence secondaire ? (File à fuir si votre patrimoine n'est pas au service de votre vie )

Le Figaro : «On sait que les enfants ne vont pas le garder» : ces héritiers qui ne veulent plus de l’immobilier dans leur succession

Qu’il s’agisse du logement principal, d’une résidence secondaire ou de biens de rapports, l’immobilier a de moins en moins la cote dans les successions.

Très drôle alors qu’à mon avis les parents imaginent la résidence familiale comme le cœur de la transmission. Et avant même la transmission, le berceau des retrouvailles familiales.

Mon opinion est que la transmission est celle des valeurs acquises dans l’enfance, de l’éducation, de l’amour, de la confiance en soi.

Faisons confiance à notre descendance pour trouver la voie de son accomplissement : ce n’est pas l’héritage touché à 60 ans qui lui permettra de construire sa vie.

Les biens provenant de l’héritage sont toujours bons à prendre mais c’est le fait d’avoir su épargner avant, donc de maîtriser ses pulsions de consommation ostentatoire, qui lui a permis de gagner en indépendance et en liberté.

Et une résidence secondaire est source de plaisir mais surtout de perte de liberté puisque vous vous privez pour les travaux, et vous revenez toujours au même endroit plutôt que de parcourir, à défaut le monde, nos belles régions.

Mes parents ont hérité de la ferme familiale quand j’avais 8 ans et dès lors, finis les grands voyages pendant un mois, il fallait revenir régulièrement pour tondre, défricher, …et amortir !

Du coup, je me suis payé mon Bac + 5 tout seul (la priorité était la résidence secondaire) et ai retrouvé ma liberté en allant à la plage ou à la montagne, pauvrement, mais heureux de vivre ma liberté.

Jamais rien ne m’a manqué quand mon plaisir était simplement un pic-nic ou une nuit à la belle étoile.

Et l’année dernière, et malgré mes placements bien gonflés (là je sais que je vais prendre cher auprès de ceux qui pensent que mon ambition est de devenir le plus riche du cimetière), j’ai retiré les sièges de ma Dacia Lodgy pour construire un sommier et me suis baladé 4 mois dans le Finistère, en Isère-Savoie et dans les Asturies, en dormant dans ma voiture et en mangeant à même le sol. Et je me donne 10 ans pour parcourir les pistes des 165 stations de ski françaises. Pas en dormant à la belle étoile ni dans la voiture !

C’est ça le vrai luxe : être libre et se foutre du « qu’en dira t on ? ». Si vous saviez ce qu’on gagne à être insensible à la critique !

Mais peut- être avez vous un rapport différent à la résidence secondaire et une belle histoire familiale qui lui est associée ? Et le souhait de cette transmission, chacun son rêve. Nous sommes tous différents.

NB : file à fuir si vous êtes allergique au mélange des genres entre votre vie et votre patrimoine ! Pour moi, c’est intrinsèquement lié, le patrimoine est garant de ma liberté, mais j’arrêterai d’engranger le jour de ma retraite pour faire de grands voyages.

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