Bonjour,
A mi-chemin de l’année 2014, nous gardons le cap fixé en fin d’année dernière : légère sous-pondération des actions et surpondération du fonds en euros au détriment de l’obligataire.
Les nouvelles économiques récentes à travers le monde sont contrastées. Aux Etats-Unis, la faiblesse de l’économie enregistrée au premier trimestre est en passe d’être surmontée avec des chiffres plus vigoureux ces derniers mois. La reprise de la zone euro est décevante avec une pression des prix à la baisse. Une croissance meilleure que prévue en Allemagne et en Espagne a été contrebalancée par des résultats décevants en France, en Italie et aux Pays-Bas. Le durcissement de politique monétaire pourrait arriver plus tôt que prévu au Royaume-Uni et aux Etats-Unis du fait de la baisse du chômage. Le Japon et la zone euro reste du côté de l’assouplissement. Le risque d’un atterrissage en douleur de l’économie chinoise s’est réduit, laissant place à une réduction graduelle du rythme de croissance. Notre scénario central pour les mois à venir reste celui d’une amélioration de la croissance mondiale tirée par les pays développés, Etats-Unis en tête.
L’amélioration de la conjoncture semble désormais bien prise en compte dans les prix des actifs financiers qui sont en hausse depuis le début de l’année. Le marché des actions a touché des points hauts ces derniers mois, alors que les taux des marchés obligataires des entités privées et publiques, c’est-à-dire leur coût d’endettement, ont atteint des plus bas historiques. Les écarts de rémunération entre obligations risquées et obligations de qualité ont par ailleurs continué à se resserrer.
Dans ce contexte, nous conservons une allocation prudemment optimiste qu’il ne nous semble pas opportun de faire varier à ce stade. Même si la marge de progression est moindre par rapport à 2013, nous continuons à privilégier l’investissement en actions au détriment des obligations, trop chères et peu rémunératrices. Aux investissements obligataires, nous préférons le fonds en euros, un actif aujourd’hui plus intéressant dans le cadre d’une gestion diversifiée. D’un point de vue géographique, les valorisations élevées des actions américaines les rendent à notre avis peu attractives dans une perspective de long terme. Nous continuons donc à favoriser les actions européennes où il existe un potentiel d’amélioration des marges et, sur les portefeuilles plus offensifs, nous gardons une exposition aux actions des pays émergents et dans une moindre mesure japonaises.
Bien cordialement,
L’équipe Morningstar