MONETA

La star des fonds d’actions françaises fait le bilan…

Publié le 4 Octobre 2019

Moneta Multi Caps est le plus gros fonds d’actions françaises avec 2,5 milliards € d’encours.

Romain Burnand, le gérant-fondateur emblématique de Moneta AM était accompagné d’une grande partie de son équipe dont les membres sont venus tour à tour détailler les stratégies et les nouveautés chez Moneta Asset Management.

Le spécialiste des valeurs françaises toutes capitalisations apporte un éclairage intéressant sur l’évolution du marché, avec quelques statistiques qui ne manquent pas de surprendre…

Avec 16 ans de track record dans les small caps et 11 fois la mise, Moneta Micro Entreprises (MME) démontre l’exceptionnelle maitrise de l’univers des small caps.

Poids grandissant et succès des valeurs vertes innovantes

Si la mode de l’investissement (qui va durer longtemps !) est au verdissement des valeurs, les choix de Moneta Asset Management sont en tout cas payants. Ainsi, en 2019, la poche « verte » surperforme au sein des fonds :

Moneta Micro Entreprises : cette poche pesant 30% du fonds a délivré 24% de progression contre 17% pour la VL
Moneta Multi Caps (MMC) : 17% investis en valeurs vertes ont généré 30% de performance dans un ensemble qui progressait de 15%.

Moneta AM divise l’univers des valeurs vertes en 8 domaines :

Electricité verte (Neoen, CFE),
Services à l’énergie (Spie, Bravida, Instalco), R&D externalisée (Alten, SII),
Participants à l’économie circulaire (Veolia, Aurea),
Produits naturels et bio (Robertet, Wessanen),
Mobilité verte (Valeo, Alstom et Getlink),
Filière hydrogène (McPhy, Ceres Power), et
Sobriété énergétique avec Soitec, une des « chéries » de Moneta.

Le poids de PME remonte dans MMC de 30% à 37% depuis le 1er janvier

Icade est entré dans le Top 10 de MMC passant de 1,2% à 2,8%
Soitec est à 2,2% contre 0,8% et
Nexi, spécialisée dans le paiement, est une nouvelle valeur en portefeuille à 2,6%

Pourquoi ces changements ?

La polarisation du marché, accentuée par le sentiment de crise, a accru l’aversion au risque. Le style « croissance » continue de caracoler au détriment de la value
Le PER des actions n’a pas profité de la baisse des taux ; ce sont les primes de risques qui ont augmenté.

La segmentation du marché selon Moneta AM (valeurs stars, valeurs intermédiaires et valeurs abandonnées) affiche des disparités fortes. Au sein du CAC 40, entre le 1er janvier 2018 et le 31 août 2019 :

Stars : +28%
Intermédiaires : +5%
Abandonnées : -20%

Le choix de valeurs dans chacun de ces segments pour Moneta Multi caps est aujourd’hui :

Stars (croissance visible, bon momentum, moins sensible au cycle, valorisations élevées) : L’Oréal, Hermès, Airbus, Adyen et Dassault Systèmes
Abandonnées (visibilité faible, mauvais momentum, modèles d’affaires fortement secoué) : Renault, Société générale, Publicis, Unibail et quelques petites valeurs
Intermédiaires (entre les deux) Atos, Engie, Vivendi, Technip FMC et Bouygues

Plus d’opportunités dans les valeurs intermédiaires

L’analyse de la polarisation des marchés a guidé l’allocation du portefeuille de Moneta Multi caps.

Sous pondération des stars : 28% dans le fonds contre 52% dans le CAC 40
Surpondération des intermédiaires : 49% contre 32%
Légère surpondération des abandonnées : 23% contre 16%

Ces choix n’ont pas encore payé cette année : Moneta Multi caps est à 14,01% contre 15,22% pour le CAC NR, ce qui ne peut occulter la surperformance de long terme depuis la création avec 7,7% annualisés contre 3,3% pour le CAC NR.

Les plus forts contributeurs au millésime 2019 sont pour le moment Vivendi, Altran, Soitec, Airbus, Teleperformance, Atos et Ingenico. Parmi les déceptions, on trouve Société Générale, Deutsche Wohnen et Iliad que les gérants ont vendus.

Pour ceux qui s’intéressent à Vivendi :

Moneta AM estime que l’ANR normalisé est à 33€, la filiale musique pesant 24€. Un scenario optimiste amène l’ensemble à 36€ en valorisant les synergies avec Tencent et en intégrant d’autres facteurs. Pas surprenant que la société de gestion ait investi 3% dans MME et MMC.

Moneta Micro Entreprises pulvérise les records

Ce fonds de 320 M€ d’encours, qui ne réouvrira qu’en dessous de 200 M€, progresse cette année de 17,3%.

Quelques chiffres en résumé

Pour les heureux investisseurs du premier jour en juin 2003, ce sont 16% annualisés…

Les plus forts contributeurs au millésime 2019 sont pour le moment dans l’ordre Soitec, Tessi, Vivendi, Alten, Generix, SafeCharge et Assystem.
27% dans les 10 premières lignes (Wirecard, Vivendi, FFP, EDPR, Soitec, Environnement SA, Fnac, Generix, Nexi et Alten), et
46% dans les 20 premières lignes.

Le saviez-vous ?

La liquidité des grandes valeurs est profondément transformée

40% des échanges quotidiens du CAC se font à la clôture sous les effets combinés des :

Poids grandissant des gestions passives, et
Entrée en vigueur de MIF 2.

Division par 4 de la liquidité immédiate des grandes valeurs en 2 ans.

Avec l’envolée des échanges par les traders à haute fréquence, aujourd’hui 75% du volume, la meilleure fourchette disponible est passée en moyenne de 200 000 € en 2017 à 50 000 € en 2019.

…avec une bonne nouvelle : la réglementation MIF 2 n’a pas asséché à ce jour la liquidité des petites et moyennes valeurs

Pour continuer de générer de la performance et assurer la meilleure qualité d’exécution, il est donc essentiel de disposer d’une table de négociation et de multiplier les accès au marché.

La table de négociation de Moneta est entièrement propriétaire, un atout qu’elle n’a pas l’intention de partager compte tenu de sa valeur stratégique. La table travaille avec 50 brokers d’exécution dont le 1/3 offre des technologies algorithmiques. Elle négocie 2/3 de ses flux en bloc, de gré à gré, ou en électronique, une approche qui ouvre vers des stratégies sur mesure dans l’exécution.

In fine, ce sont 47 stratégies de trading différentes que la société de gestion emploie pour travailler les 1 500 ordres annuels de l’équipe.

« Un fonds dans le viseur » dont Nortia apprécie la gestion disciplinée et rigoureuse…

Publié le 12 Juin 2020

Moneta Multi Caps

Trajectoire

Dans un environnement économique et financier difficile, Moneta Multi Caps affiche au 10 juin une performance 2020 de -11,38 %, vs -13,82% pour sa catégorie (Quantalys : actions France). Et sous l’effet de la crise sanitaire, l’objectif de l’équipe de gestion a été de chercher des opportunités d’achat, sans modifier le risque global du fonds. Durant la baisse, les gérants ont tout d’abord privilégié la liquidité. Le cash a été augmenté à 9 % (vs 5 % historiquement), tandis que la stratégie de renforcement des petites et moyennes capitalisations a été stoppée à 40 %.

En effet, malgré la crise, l’équipe de gestion considère que les petites et moyennes valeurs restent attractives. Ils constatent d’ailleurs un retour progressif des flux de collecte sur le marché. En parallèle, quelques valeurs ont été renforcées pour des raisons techniques. C’est par exemple le cas de Ingenico, qui subit une opération de rachat par Worldline. Cette opération de fusion/acquisition prévoit de facto un cours de parité entre la valeur de l’action des deux sociétés. Durant la crise, les cours boursiers ont évolué de sorte qu’une décote de 18 % existe désormais entre la société cible et son acquéreur. Par conséquent, les gérants ont renforcé l’exposition d’Ingenico pour tirer profit de ce rattrapage technique.

Impact

Plus que jamais Moneta Multi Caps estime que les sociétés peu endettées, sont une garantie supplémentaire dans l’environnement de taux actuel. Des scénarios de crash test ont donc été réalisés sur le portefeuille pour réévaluer le potentiel des titres détenus. Les hypothèses retenues par la société de gestion prévoyaient, notamment une baisse de l’activité en 2020, un retour au niveau de 2019 en 2021 et un retour de la croissance en 2022. Il en ressort que les valeurs détenues ont globalement mieux résisté pendant la baisse, même si le poids de certaines convictions a dû être allégé. C’est par exemple le cas de Elis, dont l’activité est fortement dépendante de l’hôtellerie/restauration.

A ce jour, le portefeuille se compose de valeurs au comportement défensif car peu impactées par la crise sanitaire comme la santé, les énergies renouvelables et les technologies de paiement (pour 9 % chacun). Une seconde poche est constituée de titres qui subissent des craintes excessives quant aux conséquences du confinement sur leur activité. Dans cette poche, nous retrouvons la construction (9 %) avec Eiffage et Spie, le secteur bancaire (7,7 %) et les entreprises du service numérique (4 %) comme Alten et Atos. Enfin, le fonds est faiblement exposé au luxe (2 %), au pétrole (3 %) et à l’automobile (1,5 %).

Ligne de mire

Depuis le point bas du 20 mars, la performance du fonds a progressé de 31,7 % (vs 26,3 % pour sa catégorie). Les gérants soulignent d’ailleurs que ce sont les titres qui ont le plus souffert pendant la chute des marchés qui ont le mieux rebondi.

Nous apprécions ainsi la gestion disciplinée et rigoureuse de Moneta Multi Caps. Elle nous rappelle qu’il est important de ne pas céder à la panique et que la performance est souvent le fruit d’une gestion de conviction sur le long terme.

Rédigé par les analystes de Nortia