L'erreur fatale des rentiers

Franchement une vidéo qui fait réfléchir, Ca soulève pas mal de sujets qui raisonnent pour moi et aussi pour les plus jeunes ici…

Je vois arriver la retraite et après avoir vu mon capital monter au fil des ans , le risque de le voir baisser va être réel (après ca dépendra de mon niveau de vie à la retraite et celui de mon couple )
J ‹ entends dire ici certains qu › ils vont dépenser pendant leur retraite pour ne pas être le plus riche du cimetière , bref quasiment des philosophes . Ca va à l 'encontre de notre cerveau comme le dit les études montrées ici donc moi je reste modeste là dessus, on verra .

Bon là il prennent comme exemple extrême des rentiers US qui ont tout leur capital en actions avec 0 retraite . C’est pas mon cas donc c’est plus rassurant pour moi . Si vous avez votre vision personnelle là dessus , ce serait intéressant de l 'exprimer .

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Bonjour
Excellente vidéo qui en effet aborde pas mal de notions.
De mon côté, l’objectif du capital que j’essaie de mettre en place n’a pas pour vocation à être utiliser en totalité. Je pense que je serais typiquement dans le cas présenté à la fin de la vidéo, où je serais capable de me priver pour ne pas le voir diminuer…

Je pense que la vision que l’on peut avoir sur le sujet dépend d’énormément de choses : des personnes, du capital réellement atteint, de son niveau de dépenses, envi de transmettre… il n’y a pas de réponses universelles.

Dans ma situation, j’ai estimé que le montant de ma retraite me suffirait à vivre normalement : payé toutes les charges et mangé convenablement tout en gardant quelques sorties. Par contre je ne pense pas qu’elle me permette de continuer d’économiser pour les coups durs : panne quelconque, travaux etc. C’est donc le premier rôle du capital que je mets en place : compléter la retraite si nécessaire.
Le second rôle est beaucoup plus important : ma femme se sera occupé du foyer presque toute sa vie. Si je décède avant elle, il faut qu’elle puisse vivre tranquillement. Bien que les besoins du foyer baisserait, je pense que la réversion ne suffira pas. Et là il faudra a minima utiliser les fruits du capital, voir prendre dedans.
Le troisième est la transmission : mes enfants n’auront pas la chance d’avoir un revenu confortable à mon avis. J’aimerai leur laisser un capital qui produirait suffisamment de fruits pour compléter leur revenu et leur permettre d’entretenir/conserver la RS. [C’est un objectif assez variable en fonction des moments de la crise d’ado de mon garçon…].

Pour atteindre l’objectif, je place pour le moment quasi tout en actions tout en gardant beaucoup (trop) de liquidités. Approchant la retraite, je pensais sécuriser bcp plus le capital pour passer sur un rendement 5% (avant fiscalité). Arrot me fait souvent un peu douter comme il semble tout laisser en actions : après si on ne pioche que rarement dans le capital pourquoi pas.

Ce qui pourrait contrarier la stratégie : je décède très tôt (ben je serais plus là pour voir la suite…) ; on décide d’aider nos enfants à un moment donné et on baisse notre capital. Je pense que je piloterai tout pour satisfaire la condition 2.

En tout cas, je ne serais pas le plus riche du cimetière car j’aurais la chance de vivre comme je l’entend et qu’à la fin ce qui reste sera utilisé par ceux qui était prévu : ma femme, mes enfants ou des associations selon la suite des évènements.

Je ne sais pas si je réponds à ta question de départ d’ailleurs :slight_smile:

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Merci Alain pour ta transparence et honnêteté intellectuelle.

Je trouve que l’ on est ici sur ce forum parfois trop sur le pratico pratique et l’ on n’échange pas sur les choses plus importantes.

Je vivrais seul, je ne me poserai pas trop de questions car mon capital me permettrait d’ avoir en plus un equivalent de 3 fois au moins de ma retraite publique avec un rendement de 5% par exemple. Ce n’ est pas le cas, ayant une femme d’ origine étrangère qui aura très peu de retraite publique. Donc il va falloir taper de manière importante dans les revenus du capital pour vivre correctement.

Alors je connais des anciens du forum qui sont passés en retraite. Certains continuent à augmenter le capital, d’autres pas vraiment. Effectivement on m’ a confirmé que psychologiquement il y a un effort à faire pour arrêter d ’ épargner quand on passe en retraite. Après ca va dépendre bien sûr du niveau de retraite qui pour ma part sera tres moyenne car il me manque pas mal de trimestre pour ne pas avoir de décote ( parti en préretraite à 50% et sans surcotisation ) . Quelle part j’ ai privilégié la qualité de vie au salaire mais après je pouvais me le permettre.

Enfin je ne suis pas tres optimiste sur l’ avenir de la France, et je me dis qu’il pourrait y avoir des problèmes dans les années futures.. mais je sais que quand je partirai, il en restera pas mal . Je ferai en sorte qu’ il en reste le moins possible pour l’ état, privilégiant le caritatif si je reste en dernier.

En fonction de la valeur de son patrimoine le jour J, pourquoi ne pas le basculer entièrement sur des placements sécurisés (Livrets, fonds euros) ? Reste à déterminer le jour J :slight_smile: . Si celui-ci était aujourd’hui où tous les indices sont au plus haut, c’est ce que je ferai, en une fois, comme ça je ne me poserai plus de question et je grignoterai mon capital petit à petit. Si celui-ci se termine avant moi, tant pis, n’oublions pas qu’on vie dans un pays historiquement socialiste, au pire, il y a l’ASPA pour finir ses jours sous assistance :slight_smile:

Ah j’ oubliais de dire que je ne travaille plus depuis presque 4 ans avec la préretraite. Bon il y a du pour et du contre. Si au travail ca se passe bien et vous avez la santé, il vaut mieux y rester. Si par contre c’est moyen moyen, vous pouvez envisager l’ arret de travail mais il ne faut pas croire que c’est le bonheur de ne pas travailler. Vous voyez surtout des retraités par exemple en salle de sport , dans la rue. Vos amis , votre femme, eux ils travaillent donc c’est pas toujours evident, Vous allez etre d’ avantage seul… même si vous avez quelques activités sauf activité prenante.

Donc ceux qui fantasment de ne plus travailler à 40 ans, ca reste un fantasme qui ne doit pas être réalisé en général :slight_smile:

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Moi je me fixe un max de 20% actions , au moins 15 % d’ or ( sorte d’ assurance) et des produits à risque intermediaire pour 32 % et 33% de produits à faible risque. Après ca depend du montant total… En gros c’est la règle de 1/3 risque fort, 1/3 moyen ( avec un bémol sur les SCPI) , 1/3 faible.
Historiquement j’ ai fait 6,5 % annuel depuis 20 ans et là en retraite je viserai plutôt 5%.

Pour moi si mon capital est assez gros, ça sera vraiment un minimum de risque. Je mettrai jusqu’à 80-85% en livrets et fonds euros (les 3% me suffiront). Je garderai 15-20% en ETF actions et SCPI (je sourierai si je les perds, ou en cas de krach :slight_smile: ) juste pour maintenir mon suivi du marché et bulletins trimestriels, et aussi les différents forums du coup, et éviter l’ennui :slight_smile:

Tu as peut être raison, mais pour moi ce serait plutôt après 70 ans :slight_smile: Pour l’ instant je ne me vois pas basculer dans ce schémas dans les années futures sauf si je commence à perdre la tête :slight_smile:
Après pour l’ Ehpad je viserai le groupe Korian , je n’ ai pas envie de louper ma sortie! Donc il en faut sous le pied…

De rien, si on fait tout cela c’est bien pour atteindre un objectif. Après c’est pas forcément simple d’exprimer complètement les choses sans raconter sa vie.

J’avais supprimé la dernière partie de mon message où effectivement quand on arrête toute activité, il faut être sûr d’avoir des occupations. Malheureusement quand je vois les différents aînés autour de moi, c’est très très limité… (souvent faute de moyens aussi).

En tout cas, je me fais souvent la réflexion, dans l’état actuel de la réforme, je pourrais partir à 63 ans (carrière longue) et aller jusqu’à 70 ans. Dans mes collègues, j’ai plutôt des collègues qui poussent assez longtemps 65 ans minimum, 67… et même 70 ans cette année. Pour certains c’est pour un réel besoin financier, pour la plupart, je pense que c’est parce qu’ils ne sauront plus quoi faire ensuite.

Et en effet le quatrième objectif (j’étais pas réveillé ce matin :slight_smile: ) est de pouvoir financer une très bonne structure pour la fin de vie si nécessaire et là je pense qu’il faudra piocher dans le capital…

Bonjour,

Je me reconnais assez dans cette réflexion, même si ma situation est un peu particulière.

Mon objectif patrimonial est assez simple : me constituer une retraite en tant qu’entrepreneur. Une bonne organisation patrimoniale me permet aujourd’hui d’être encore endetté, mais avec l’idée d’être beaucoup plus serein dans une dizaine d’années.

Je n’ai pas vraiment d’attirance pour le luxe, les grosses voitures ou les voyages à répétition. Mon objectif est plutôt de pouvoir vivre normalement, sans avoir à me demander en permanence si je peux me permettre telle ou telle sortie ou dépense. Finalement, acheter un peu de liberté plutôt que du matériel.

La transmission du patrimoine est en cours (donation nue-propriété). La vente d’une partie de mes actifs interviendra probablement lorsque les enfants auront terminé leurs études. À ce moment-là, je pense d’ailleurs sérieusement passer à mi-temps.

Ce qui me motive de moins en moins, c’est de travailler dans le monde tel qu’il évolue. Une forme de « je-m’en-foutisme » ambiant me dégoûte (client/fournisseur), et je sens que je risque de devenir de plus en plus aigri.

Mon scénario idéal serait assez simple : une petite retraite, complétée par des dividendes d’une holding patrimoniale, avec un patrimoine constitué notamment du produit de la vente de d’ actifs pros et de quatre biens immobiliers.

J’ai construit toute cette organisation pour réduire les risques de ma vie professionnelle, et je voie maintenant la fiscalité évoluer au point de remettre en cause l’intérêt de l’endettement et de l’investissement immobilier. Je vais regarder mon patrimoine en me disant : « tout ça pour ça ».

Je ne suis pas dans une logique de fuite à l’étranger, au Brésil ou ailleurs. Le déracinement n’est pas une solution pour moi.

Au fond, mon objectif est beaucoup plus modeste : arriver dans dix ans avec une liberté financière pour choisir mon temps de travail, ne pas courir après plus et pouvoir enfin me dire que je peux vivre sans trop me préoccuper du prix des choses.

Bref, pas vraiment la recherche de la richesse. Plutôt la recherche de la tranquillité.

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J’ai 60 ans, j’utilise mon stock de congés.

Je ne m’ennuie pas : 25h de sports par semaine.

Bresil 6 semaines. Je serai à Rio à midi.

Madrid le 2 septembre où j’ai laissé en réparation ma voiture équipée pour y vivre.

Portugal probablement jusque mi octobre où je finirai la saison « en van ». La liberté. Des vacances « gratuites », je déplace parfois la voiture de 15 km juste pour varier les randonnées pédestres.

Pyrénées pour randonner.

Et je compte skier 30 jours cette saison à compter du 21 novembre.

Pour l’instant le patrimoine s’étoffe. A partir de la retraite, je puiserai dedans.

J’estime que le capital sera grèvé par :

  • l’inflation : mon capital progressera dans les 10 premières années de retraite mais sans doute de la seule inflation

  • l’absence de revalorisation des retraites des riches. Ma retraite initiale sera conséquente (mais plus d’intéressement, participation, actions, CE) mais 10 ans plus tard, l’inflation aura fait son œuvre.

  • la taxation des patrimoines et des retraites

Je considère 3 phases dans l’utilisation du capital

  • Phase où je serai la moitié de l’année en vadrouille : je puiserai dedans hors inflation (objectif que le capital augmente du niveau de l’inflation)
  • Phase où je puiserai pour compenser les pertes de revenus en raison de l’inflation et de la fiscalité : le montant du patrimoine baissera
  • Phase où la maison de retraite puisera dans le patrimoine

NB1 : je raisonne pour le couple

NB2 : j’inclus le logement dans le patrimoine. Ça ne me fera ni chaud ni froid s’il faut le mettre en viager si nous devons etre centenaires

La difficulté est de gérer le dilemme :

  • Avoir assez pour vivre
  • Ne pas laisser un gros patrimoine : à quoi ça sert de se priver si on part en laissant tout le fruit de la privation ?

Après la phase globetrotter, en 2ème phase es-tu sûr d’avoir besoin de beaucoup plus de ressources pour vivre en étant plus tranquille ? Vu ton descriptif j’aurais pensé que tu aurais besoin de piocher léger en phase 1, puis beaucoup en phase 3 (si elle existe, on peut avoir la chance de mourir en « bonne santé » à la maison).

Le point un est l’essentiel.
Si tu construis ton patrimoine en te privant, en effet, vaut mieux profiter de ce qu’on a tant qu’on le peut. Pas d’envie ou de besoin de transmettre à une génération du dessous ?

Ta situation semble beaucoup plus complexe que les nôtres, mais en effet, au final vivre sans se préoccuper du prix des choses, c’est çà « le luxe ».

D’ailleurs Hervé parle beaucoup de la revalorisation de l’inflation, il n’a pas tord. Si les grosses pensions ne sont plus revalorisées dans un avenir proche, au bout de 10, 20 ans, ca fera sûrement une grosse différence.
Et grosse retraite risque d’être dans les 2000€ (hors complémentaire) j’imagine.

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[quote=« Alain, post:12, topic:261766, username:OX58057 »]

Après la phase globetrotter, en 2ème phase es-tu sûr d’avoir besoin de beaucoup plus de ressources pour vivre en étant plus tranquille ?

[/quote]

J’aurai moins de besoin. Mais entre temps mon revenu sera entamé par l’inflation.

[quote=« Alain, post:12, topic:261766, username:OX58057 »]

Si tu construis ton patrimoine en te privant, en effet, vaut mieux profiter de ce qu’on a tant qu’on le peut. Pas d’envie ou de besoin de transmettre à une génération du dessous ?

[/quote]

Disons que je me suis privé 14 ans : mes 5 ans d’études et les 9 ans suivants où j’etais pauvre car je m’etais surendette pour les études.

Après j’ai eu un boulot avec 60% d’augmentation. C’est là que j’ai commencé à épargner car j’avais pris l’habitude de la simplicité. En fait j’épargne naturellement car je suis capable de partir très souvent en vacances (6 mois en 2025) sans gros budgets et jd trouve ridicule de faire une dépense ostentatoire (exemple voiture)

Et j’ai hérité il y a 4 ans (150 000€) dont je n’aurai pas besoin avant la phase 3.

Bien sûr mes enfants hériteront mais je n’ai pas besoin de leur laisser un pactole et j’espère qu’ils n’hériteront pas avant l’âge que j’ai aujourd’hui, donc leurs vies seront construites bien avant.

L’été 2025, dormant dans la voiture, mangeant parterre, randonnant dans un canyon et prenant une douche solaire, je me suis dit que c’etait ça le luxe : vivre librement sans contraintes ni de temps ni de monnaie.

L’argent, il faut avoir été serieux afin d’avoir assez pour ne pas en avoir besoin.

Après, j’ai aussi pris des réflexes de pauvre : je prends l’avion le jour de la semaine pas cher, je négocie les locations Airbnb, je préfère un pic nique à un restaurant, les terrasses de café sont de la perte de temps, j’ai tout mon matériel de ski, j’optimise tous les déplacements (je gagne du temps), smartphone avant dernière génération, jamais d’Apple, j’ai acheté ma TV Oled la veille de mon depart 1600€ au lieu de 3400€ au lancement de juillet 2025 car le modèle sortait de gamme (j’ai négocié un remboursement de 1000€ par l’assurance pour une TV de 2010)… J’ai pris goût à négocier et faire des bonnes affaires.

Après, je ne pinaille pas. Je viens d’arriver à Rio, hôtel classe avec grande piscine.

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Après il faut savoir se faire plaisir . Je ne compte pas dans mes dépenses courantes ( mange bio par ex) , suis pas radin avec les autres mais je n 'aime pas me faire avoir par un commerçant (pas pour l 'argent mais pour l 'égo ).
Je fais plusieurs voyages en Europe par an dans des beaux lieux , surtout l 'europe du sud . Je compte même acheter une voiture électrique type compacte ( suis un bagnolard en fait ! ) . En dehors de cela je vis comme un français moyen …

L 'argent sert surtout comme le dit Garfield , à avoir l 'esprit tranquille du côté matériel . Après on peut avoir ( et on aura ) d 'autres soucis de type santé quand on vieillit …

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« Approchant la retraite, je pensais sécuriser bcp plus le capital »

Je raisonne de façon plus lissé.

Si tu avais un portefeuille actions en futur apport personnel pour l’achat d’une maison dans 2 ans, ce serait logique de sécuriser.

Là, à la retraite, l’idée c’est de consommer sur des decennies soit le rendement, soit même plus tard le capital.

Donc commencer au fur et à mesure d’etre plus diversifié, je comprends, mais pas besoin de mouvements brutaux.

J’avais entendu autrefois une regle :

Part d’actions = 100-age.

Mais bon, c’est ancien, depuis on a gagné des années de vie, je pense sûon peut miser au dessus, surtout qu’a l’époque, vois aviez des obligations à 5% avec 1% d’inflation, ce qui justifiait une part obligataire bien supérieure (le temps était bien rémunéré)