Le marché européen est actuellement le moins cher du monde!

L’interview de Thierry Pauwels d’Ofi AM.

Quelles sont vos prévisions
à court terme ?
La valorisation des marchés d’actions
européennes est très attrayante.
C’est actuellement la zone la
moins chère du monde. Par ailleurs,
la dynamique des résultats
d’entreprises est restée positive au
troisième trimestre, les deux tiers
des résultats publiés étant supérieurs
aux attentes. Tant que les
valorisations sont basses et que les
résultats des sociétés restent positifs,
il faut rester investi sur lesmarchés
actions européens.
Quelles sont vos zones
géographiques préférées ?
Nousnefonctionnonspasparzone
géographique. Malgré tout, nous
privilégions actuellement les valeurs
françaises, qui sont lesmoins
chères d’Europe en termes de qualité/
prix.
Quels sont vos secteurs
d’activité préférés ?
Nous raisonnons plutôt en termes
dethèmed’investissement.Premier
thème : le type de valeurs. Nous
pensons qu’il faut préférer les grandes
aux petites ou moyennes, qui
ontdéjàbienperforméenEuropeet
aux Etats-Unis. Les grosses capitalisations
sont actuellement décotées
deprèsde30%par rapportauxplus
petites, alors que ce sont elles qui
disposent des plus fortes liquidités.
Deuxième thème, le rendement.
Parmi les grandes capitalisations, il
yacertains secteursoùledividende
est très élevé comme dans les télécommunications
(avec un taux de
rendementmoyen de 6%) ou dans
l’assurance (supérieur à 6 % pour
AXA et Allianz par exemple). Troisième
thème : les valeurs cycliques
oubliées. Il y a eu un fort rebond
dansuncertainnombredesecteurs
cycliquesetnotammentdeceuxqui
ont bénéficié de la dynamique des
marchés émergents. Deux grands
secteurs ont été négligés : les matériaux
de construction et les transports
aériens.
PROPOS RECUEILLIS PAR
MIREILLEWEINBERG

FRN le pense aussi vu le dernier arbitrage :slight_smile: J’attends la fin de l’acte 2 de la crise PIIGS pour décider :slight_smile:

est-ce que certains parmi vous sont sur le fond « NORDEN » ?

J’avoue que je suis très partagé également. A deux doigts ce matin de mettre quelques billes à l’abri…

La crise grecque, avec le recul, fut une opportunité d’achat. Là on est dans la crise irlandaise. Reste nos amis espagnols, dont les besoins de refinancements seraient bien plus importants que ceux de l’Irlande et des grecs réunis. Et ça, est-ce que la zone € sera capable de le supporter ?

Vraiment très, très partagé… Surtout que je n’ai pas pu suivre l’actu comme je voulais ces dernièrs semaines, ce qui n’arrange rien : je navigue à vue.