Investissez vous en obligations émergents ? A fuir si vous n'aimez ni la macro, ni la géopolitique

Etes vous investis sur les dettes de pays émergents ? Sur quels pays ? Avec quels risques et quels potentiels ?

Ici, nous sommes pour la plupart largement exposés aux obligations à travers les fonds €.

Pour ma part, je ne cherche pas d’exposition additionnelle aux dettes françaises, européennes, américaines ni japonaises, car je crains le surendettement.

NB : cette file s’adresse à ceux qui, par leur biais " très long terme ", sont intéressés par la macro-économie et la géopolitique.

Je passe par des fonds (type Carmignac 2031) qui peut avoir 30% en emergents.
D’une manière générale, en obligataire, je n’ai que du daté (sauf une petite ligne IVO Emerging Markets). Le but est principalement un peu de diversification.

Si on compare le rendement obligataire au rendement actuel d’un ETF World, ca pose question. Le monde voit: une érosion de la monnaie (le « surendettement ») ET/OU une hausse de productivité énorme (et c’est vrai que les P/E forward ne sont pas si extrêmes)…

D’une manière générale, en macro, la corrélation est forte avec le dollars et leurs taux d’intérêt US (corrélation négative). Avec du daté, j’achète un taux de toute façon. Au final, l’impact macro est surtout vrai sur du court terme.
Dans le cadre de Carmignac, l’allocation exacte, je délègue de toute façon

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Aujourd’hui, les taux à 10 ans des principales places mondiales.

Pays Taux
Suisse 0.356
Chine 1.745
Japon 2.577
Allemagne 2.963
Pays-Bas 3.069
Portugal 3.339
Espagne 3.384
Canada 3.394
France 3.588
Grèce 3.624
Italie 3.681
Corée Du Sud 4.195
Nouvelle-Zélande 4.427
États-Unis 4.462
Royaume-Uni 4.822
Australie 4.843
Inde 6.879
Afrique Du Sud 8.335
Mexique 9.032
Brésil 14.360
Russie 15.100
Turquie 33.195

J’ai IVO Emerging Markets Corporate Debt et j’en suis très satisfait.
Il a mieux passé le détroit d’Ormouz que Carmignac Portfolio Credit ou les fonds datés.

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Je viens de regarder mais 2 choses m’ennuient :

  • duration de 2,8 : presqu’une OPCVM monétaire alors que je cherche plutôt du 10 ans, voire plus
  • l’OPCVM est hedgee alors que je cherche à diversifier mon exposition en devises versus euro et dollar. Les dettes sont émises en euro et dollar car elles sont émises sur les marchés internationaux.

Du coup le risque est côté 2.

J’avoue cependant que le couple rendement/risque est excellent, avec une qualité de crédit : entreprises beaucoup moins endettées que leurs pairs occidentaux tout en captant indirectement la prime des rendements souverains. Au 30 mai perf annualisée de 9.30% sur 3 ans.

Je ne dis pas non car c’est une belle alternative au fonds €.
Mon avis : il faut souscrire et ne jamais vendre pour deux raisons : la duration courte vous procure la rotation du portefeuille donc rien ne sert de prendre ses bénéfices ; les frais de souscription sont de 2 % donc il faut plusieurs mois pour amortir. A noter des frais courants de 2.12% logique pour une gestion très active vue la duration

Souvent les frais de souscriptions en AV sont ramenées à 0 (le 2% est un 2% max)
Mais effectivement, c’est ça peut être une alternative aux fonds euros si on n’arbitre pas. Le fond euro masque un peu de volatilité (au prix de la liquidité dans les cas extrêmes)

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Comment distingue t on à l’avance un OPCM dont le taux est in fine pas appliqué ?

C’est le contrat qui prime sur la fiche du taux… Après, j’avoue que ce n’est pas forcément très clair.

Chez Linxea, il me semble que c’est toujours à 0 pour l’ensemble de contrat (mais à confirmer sur votre cas réel)

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Pour confirmer sur ce type de fonds, je ferai une souscription à 1000€ pour tester avant d’investir

Il n’y a jamais aucun frais à l’achat ou à la vente sur un OPCVM en AV, ni de minimum de montant ou de nombre de parts, tous ces aspects mentionnés sur le DICI ne s’appliquent qu’en cas de souscription en direct.

Seuls les fonds soumis à avenant, avec donc des conditions spécifiques explicitement acceptées, peuvent en appliquer (ETF, SCI/SCPI/OPCI, FCPR, …).

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Pourquoi la monnaie brésilienne s’envole sur le marché des changes

Les Echos : La devise brésilienne affiche une valorisation en forte hausse. La conséquence d’une conjonction de paramètres.

Souvent bousculé sur le marché des changes en raison des crises à répétition, le real brésilien prend sa revanche. La devise est celle qui s’est la plus appréciée depuis le début de la guerre en Iran. Elle a ainsi clôturé la semaine à 4,89 reals pour 1 dollar.

Il s’agit de son plus bas niveau en deux ans et demi, après être passé sous la barre symbolique des 5 reals le mois dernier. Même tendance par rapport à l’euro, qui cotait vendredi soir 5,76 reals, après avoir atteint un record de 6,55 reals à la fin de l’an dernier. Soit une appréciation de près de 15 % en moins de six mois.

Champion toute catégorie

La tendance n’est donc pas seulement liée à une baisse du billet vert. « Le real a enregistré la meilleure performance sur le marché international des changes à la fois depuis le début de l’année et depuis les attaques en Iran », selon les analystes de la banque BTG Pactual. Il s’octroie ainsi la première marche du podium dans toutes les catégories, pays émergents, pays développés et exportateurs de matières premières inclus, souligne le rapport.

L’explosion du prix du baril de brut liée au choc pétrolier a largement contribué à ce dynamisme. Exportateur d’or noir, le Brésil est parvenu à augmenter sa production de 15 % au cours de l’année écoulée, à 4,6 millions de barils par jour.

Et il n’y a pas que le pétrole, souligne Paulo Gala, professeur d’économie à la Fondation Getulio Vargas, le Brésil étant également un grand exportateur de soja et de minerai de fer. L’excédent commercial pourrait atteindre 90 milliards de dollars cette année, soit un tiers de plus que l’an dernier, selon BTG Pactual.

« Carry trade »

En outre, la politique monétaire restrictive de la Banque centrale a encouragé une stratégie de « carry trade » sur le marché. Les taux d’intérêt brésiliens sont restés pendant près d’un an à 15 % et n’ont été réduits qu’à 14,5 % récemment.

Une occasion en or pour certains investisseurs. « Ils empruntent de l’argent dans les pays où les taux d’intérêt sont bas et investissent dans les pays où les taux sont élevés. Comme le loyer de l’argent est très élevé au Brésil, cela attire des flux de capitaux permanents vers le pays », explique Paulo Gala. Résultat des courses : les flux de capitaux ont enregistré un solde positif record de 9,3 milliards de dollars pour le seul mois d’avril.

« Le différentiel entre les taux brésiliens et ceux pratiqués aux Etats-Unis et dans les marchés émergents explique ce phénomène, selon Martin Castellano, chef économiste de l’Institut de la Finance Internationale (IIF) pour l’Amérique latine. Cet ensemble d’éléments a transformé le real en cible privilégiée pour les investisseurs internationaux en quête de protection et de diversification. »

Le fait que le Brésil ne soit pas directement impliqué dans un monde en guerre et dans les grandes crises géopolitiques est également de nature à rassurer les investisseurs. Toutefois, la situation politique interne et les incertitudes liées à la présidentielle d’octobre - qui se jouera vraisemblablement entre Luiz Inacio Lula da Silva et Flavio Bolsonaro - pourraient déclencher une nouvelle vague de volatilité sur le marché des changes.

Thierry Ogier (Correspondant à São Paulo)