Culture de l'inflation

Le Figaro : " Comment transformer 50.000 euros d’épargne en revenus réguliers ?"

Les medias prennent les lecteurs pour des gogos.

Ils jouent sur le rêve de vivre de ses rentes en oubliant que :

  • Les sommes mises en avant sont ridicules pour quelqu’un esperant une rente qui change sa vie pour les 30 ou 50 ans à venir
  • En omettant l’effet d’inflation qui rogne tant le capital que le rendement
  • En faisant fi de la CSG
  • En faisant comme si le rendement était acquis et le risque zéro

Et certains incitent même à emprunter …pour acheter des SCPI ! :rofl:

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Il y en a qui empruntent pour acheter des véhicules, certains pour de l’électroménager, d’autres pour consommer, pour de l’immobilier y compris les SCPI…etc. parmis ces emprunts il y en a qui conduisent les emprunteurs au sur-endetement, d’autres à la richesse grâce à l’effet de levier. Si, pour ces derniers, par malheur ça tourne mal il ne faut pas s’en moquer. Ça peut arriver à n’importe qui. C’est comme se moquer d’un viticulteur girondin qui s’est endetté l’année dernière et, au moment de récolter ses raisins, tout est parti en fumée. Est-ce que c’est de sa faute ? Ce n’est pas sympa. Quand on vient sur un forum d’investissement, me concernant en tout cas, c’est pour échapper à un quotidien de plus en plus anxiogène, pas pour s’intoxiquer davantage.

À bon entendeur.

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J’ai emprunté :

  • Pour mes études, sinon je n’aurais pas pu les faire, même en ayant travaillé l’été. En fait c’etait une avance sur salaires.
  • Pour mon premier véhicule sinon je n’aurais pas pu accepter mon premier travail. Là aussi c’etait une avance sur salaires
  • Pour mon logement car je n’aurais pas pu acheter 1 m2 chaque mois. Et là c’etait une avance sur economie de loyers.

Tous ces emprunts m’ont permis de me faciliter la vie.

Mais qui m’oblige à emprunter pour épargner ? Seulement l’appât du gain, pour jouer à l’effet de levier, si je compare le rendement escompté (en réalité des plans sur la comète ou le fameux rendement passé) à un taux fixe du prêt, le tout dans une logique de defiscalisation et en oubliant la liquidité…

Cet emprunt est juste un choix déraisonnable, ça peut très bien se terminer avec un levier profitable mais l’effet de levier joue dans les 2 sens. Et je ne suis pas joueur de loto.

Techniquement il n’est pas nécessaire d’avoir recours à l’emprunt pour bénéficier d’un effet de levier sur un investissement. Il reste possible d’utiliser des produits financiers avec effet de levier dans les deux sens sur à peu près tout. Ceux qui veulent emprunter pour faire de l’immobilier locatif ou des SCPI, pourquoi pas, c’est un investissement plutôt courant qui a bien fonctionné pendant des décennies. Il y en a même qui ont fait des crédits conso pour acheter du bitcoin… Même avec le risque le plus élevé, ça reste toujours une décision plus appropriée que de jouer la même somme au casino, au moins l’espérance de gain n’est pas mathématiquement négative.

Personnellement je ne le fais pas, d’une part car je n’ai ni d’attrait ni de conviction de long terme sur l’immobilier (les SCPI ces 2 dernières années ont fini de me convaincre), mais surtout car je préfère risquer de perdre une partie de que j’ai déjà plutôt que ce qui ne m’appartient pas encore, au moins je dors mieux. Après je respecte ceux qui le font, dans la mesure où c’est une décision éclairée avec la conscience du risque associé. Les seuls qui seront gagnants dans tous les cas seront le banquier, l’assureur et l’Etat.

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La Réserve fédérale étale ses divisions sur l’inflation

La Fed ne manque pas de banquiers centraux prêts à relever les taux d’intérêt. Le ralentissement de l’inflation devrait contribuer à solidifier le statu quo en septembre.

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Taux d’intérêts

BCE

Kevin Warsh souhaite réduire la fréquence des réunions de politique monétaire de la Fed. (REUTERS)

Par Bastien Bouchaud

Publié le 19 août 2026 à 22:04

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La Réserve fédérale lève le voile sur la « bonne dispute de famille » évoquée par Kevin Warsh après la réunion de politique monétaire tenue fin juillet. La Fed avait alors maintenu ses taux d’intérêt entre 3,5 % et 3,75 %. Les trois votes favorables à une hausse marquaient déjà un record de dissensions en près de dix ans. Mais le contingent de banquiers centraux prêts à relever les taux dès juillet comptait également plusieurs partisans parmi les non-votants.

Le nouveau président de la Fed va devoir composer avec de nombreux « faucons », c’est-à-dire de banquiers centraux dont la priorité est la lutte contre l’inflation, à lire la retranscription des échanges anonymisés par la Banque centrale, publiée ce mercredi. Le FOMC, qui fixe les taux d’intérêt directeur, est composé de 19 membres, dont 12 se prononcent sur la politique monétaire. Un obstacle pour obtenir la baisse rapide des taux demandée par Donald Trump, ce que le président a semble-t-il fini par accepter, se refusant pour le moment à critiquer son choix pour diriger la Fed.

Les « colombes » reprennent l’avantage

A défaut d’espérer une politique monétaire plus accommodante, les dernières données économiques ont probablement éloigné la menace d’une rébellion plus large du FOMC en faveur d’un relèvement des taux. « De nombreux participants ont estimé qu’un durcissement de la politique monétaire serait probablement nécessaire si l’inflation ne refluait pas », mais elle a de fait marqué le pas après avoir rebondi dans la foulée du déclenchement de la guerre en Iran.

Lire aussi :

Du jamais-vu depuis 2011, 2007 ou même 1996… Pourquoi les Etats n’ont pas payé aussi cher pour emprunter depuis des décennies

Une bonne surprise pour les membres du FOMC, dont beaucoup craignaient de voir l’inflation repartir durablement à la hausse, tout en insistant sur « l’incertitude prononcée ». « La plupart des participants s’attendaient à ce que l’inflation ralentisse d’ici la fin de l’année, à mesure que s’estompent les effets des droits de douane et des hausses antérieures des prix de l’énergie, mais nombre d’entre eux ont souligné la possibilité que l’inflation reste à un niveau élevé de manière plus durable », résume la Banque centrale.

Les banquiers centraux favorables à un statu quo monétaire, qualifiés de « colombes », ont engrangé des arguments de poids depuis la dernière réunion du FOMC. Au-delà des chiffres de l’inflation, le dernier rapport sur l’emploi a largement déçu, tout comme les ventes au détail du mois de juillet. Les tensions toujours vives autour du détroit d’Ormuz n’ont pour le moment pas causé de nouvelle flambée des cours du pétrole, avec une hausse limitée de 7 dollars par baril à 85 dollars.

Kevin Warsh veut réduire le rythme des réunions

« Tout bien considéré, notre scénario demeure celui d’une majorité en faveur du statu quo jusqu’à la fin de l’année et durant l’hiver, favorisé par la langueur du marché du travail et l’apaisement progressif des pressions inflationnistes internes », estime ainsi Samuel Tombs, l’économiste en chef pour les Etats-Unis de Pantheon Macro, en réaction à la publication des minutes.

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Fed : les marchés commencent à douter de la crédibilité de Kevin Warsh face à l’inflation

La Fed de Kevin Warsh pourrait donc se faire discrète à l’avenir, d’autant qu’il souhaite réduire le rythme des réunions. Le nouveau président a proposé aux membres du FOMC de passer de 8 à 6 réunions seulement dans l’année. Le planning pour cette année n’est pas remis en question, a précisé la Banque centrale. Kevin Warsh souhaite renouer avec une tradition de banquiers centraux moins transparents sur leur vision de l’économie et de la politique monétaire.

Il pourra s’en expliquer lors de la conférence de Jackson Hole, organisée chaque année dans le Wyoming par la Banque centrale américaine. Les présidents de la Fed y tiennent traditionnellement le discours principal où ils en profitent souvent pour envoyer un message aux investisseurs qui suivent toujours avec attention les échanges.

Les marchés sont toutefois davantage préoccupés par la remontée des taux longs sur les dettes d’Etat à travers le monde ces derniers jours, et c’est le Trésor dirigé par Scott Bessent qui semble être à la manoeuvre. L’intervention du ministère des Finances mercredi a permis de ramener le calme dans l’immédiat sur les marchés obligataires.

Bastien Bouchaud (Bureau de New York)

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