Culture de l'inflation

La culture de l’inflation s’est perdue alors qu’elle était intégrée par chaque français des années 70-80, épargnant comme non épargnant.

Personne n’aurait eu idée de dire qu’il avait été augmenté si son salaire avait progressé de 14 % avec une inflation à 14%.

Aujourd’hui, cette culture est quasi absente.

  • Cf ce jour le sondage du Figaro : " Combien allez-vous gagner avec votre Livret A en 2026 ? Découvrez notre simulateur"
  • Gagner ? :rofl: Avec un placement à 1,7% et une inflation à 2,1% ? Il serait préférable d’avoir un simulateur précisant le pouvoir d’achat perdu

Par ailleurs, je ne vois nulle part les performances hors inflation.

  • Cf. toujours dans Le Figaro ce jour : "Le CAC 40 atteint un nouveau record" : quid du CAC déflaté ?

Enfin, nous sommes nombreux à nous porter sur l’or en escomptant un profit à très long terme, compte tenus des dettes publiques. En réalité, si nos prévisions sont exactes, nous avons de fortes chances que l’explosion de notre placement en valeur ne soit pour l’essentiel qu’une protection contre l’inflation induite pas la gestion des dettes publiques. Nous achetons de l’or par défiance du dollar, euro et yen car nous imaginons que les dettes seront monétisées.

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je ne voudrais pas vous saper le moral.

l’endettement des pays est tel qu’il parait impossible de rembourser sans une spoliation.

Nous avons en mémoire les fameux emprunts russes qui n’ont pas été remboursés.

demain certains pays et emprunteurs feront défaut et le chateau de carte s’écroulera.

Aux premier sons du canon, faudra sécuriser notre épargne.

Toutes les idées sont le sbienvenues !

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Je comprends le problème, je m’en défies depuis 2008… mais je ne vois pas la solution.

L’or permet d’éviter la spoliation indirecte par la monétisation de la dette ; mais pas la spoliation directe décidée en toute urgence par prélèvement de toute épargne.

Sauf à émigrer vers un pays soit non surendetté, soit qui a assez de courage pour générer un excédent primaire.

Dans les principes, il faudrait privilégier la propriété de biens physiques qui seront les derniers à être saisis.

On n’oublie pas que leur valeur ne vaut que que celle que le marché lui donne à l’instant t. exemples : l’or physique, les oeuvres d’art, les bijoux, l’immobilier physique, les terres (non car saissables ), …mais aprés un temps il en vient un autre.

On n’est pas protégé à 100% mais il y a une gradation des risques.

je penses que cela commencera par les obligations. d’ETAT ? privées ? …des entreprises disparaitront. Notre épargne sera saisie.

Des dictatures se mettront en place avec une gouvernance centralisée.

que fera la rue.?

Ce scénario me parait peu réaliste.

anticiper n’est pas la bonne solution.

Acceptons le fait que nous sommes démunis.

premiere priorité à mon sens : un toit avec un terrain, qui donne la possibilité de cultiver des légumes, situé proche d’une rivière ou mieux d’une source…

Je pense que beaucoup d’épargnants omettent le fait que la fameuse « inflation cible » des banques centrales, de 2 %/an, divise par deux un capital en l’espace de 35 ans.
Et comme vous les dîtes Hervé : les gens raisonnent en rendement brut & net, mais rarement en rendement réel alors que c’est pourtant hyper important.

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Pas la peine de se faire des scénarios de fin du monde . A partir d 'un certain age ( et ici il y en a pas mal) , on a plus de chance de mourir d 'une maladie grave que de vivre cela .

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L’alarmisme fait vivre certains et mourir à petit feu d’autres. Je constate en lisant certains échanges sur ce forum que depuis le 26 février (début de la guerre isrélo-amerloque et résurgence de l’inflation), certains ont parié sur un effondrement du monde économique et boursier. Ils ont pris les portes de saloon. Je me demande quelles opportunités ont fait perdre à eux mêmes et aux autres pauvres qui les ont suivi naivement. L’inflation a toujours existé et elle existera toujours (c’est ce le fonds de commerce des banques centrales). Certains d’entre nous, plus agés, se rappellent certainement des taux courts à 2 chiffres. Ce n’est, forte heureusement, pas cela qui a empêché les entreprises d’avancer et les investisseurs de les accompagner et gagner de l’argent au retour. Soyons optimistes et constructifs au lieu de crier au loup à chaque signal (dieu sait, les signaux il y en a pléthore). À bon entendeur.
P.S : étant un novice des marchés financiers, des messages alarmants véhiculés par ci par là m’ont fait perdre beaucoup de belles opportunités. Maintenant je commence à me roder :slight_smile: , ce qui me donne un peu de légitimité de passer à ceux qui débutent le message suivant : « si vous sautez le pas et décidez d’investir, n’écoutez pas les discours type jancoviciste pour qui la fin du monde est inéluctable et imminente. Avancez avec vos convictions et pas celles des autres. Vous serez récompensés ».

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Je me suis toujours opposé à cet alarmisme et ca m 'a valu beaucoup n 'inimitié de la part de ceux qui tenaient ce discours . Je ne l 'ai fait non pas pour mon ego mais pour mettre en garde les débutants et d 'autres qui pouvaient douter , ce qui est légitime car le cerveau humain retient surtout les mauvaises nouvelles ( esprit de survie) et visiblement je n 'ai pas réussi . Une fois de plus , il est très difficile de prédire le marché action à partir de faits macro économiques.

Oui les taux ont monté , le marché obligataire corporate a des performances médiocres en 2026( sauf les émergents ) mais par contre les marchés actions ont des performances très correctes en 2026 et sont proches de leurs records . Pour ma part j 'ai continué à investir sur les actions et de manière soutenue. et je continue comme j 'ai encore au moins 10 % de cash dans ma poche actions.

Voilà après faut rester modeste, on n 'est pas à l 'abri d 'une baisse des marchés surtout actions mais c’est la vie des marchés .

Vous dites : "depuis le 26 février (début de la guerre isrélo-amerloque et résurgence de l’inflation), certains ont parié sur un effondrement du monde économique et boursier"

Je me permets de répondre car j’etais et suis le plus alarmiste.

Personne ici n’a parlé d’effondrement.

Pour ma part j’ai parlé de stagflation et d’un avant et un apres 27 février.

Soit moins de croissance et plus d’inflation. Un parallèle avec les années 70 avec cependant beaucoup moins de croissance et beaucoup moins d’inflation. Et les années 70, ce n’etait pas l’effondrement mais une rupture avec les 30 glorieuses.

Du point de vue macro-économique, c’est ce à quoi nous assistons.

Du point de vue marchés, nous avons :

  • Un krach obligataire
  • Le renversement de perspective de politique monétaire
  • Un krach sur l’or (je m’etais trompé ) et les métaux précieux
  • Un marché action insensible

Quant à moi, j’etais peu exposé, j’ai vendu le 27 février et racheté mes maigres positions moins de 4 semaines après. J’aurais pris des positions en cas de panique (- 20%). Depuis j’attends les publications du T3.

NB : quant à l’effondrement, vous faites sans doute confusion avec les perspectives de très long terme des dettes publiques. Sujet qui motive l’achat d’or. Un univers où tout va très bien jusqu’au week-end où des mesures drastiques seront peut être prises

Regardons la CSG qui a été mise en place lors de la désinflation et dont les taux ont cru en période d’inflation tres basse.

La CSG s’applique sur la plus value.

Et la plus value s’apprécie en nominal.

Donc la CSG s’applique sur l’inflation.

Exemple : vous placez 100 000 € le 1/1/2026

20 ans plus tard votre placement est à 180 000 €.

Vous allez payer csg et crds = 18,6%

80 000 x 18,6% = 14 880 €

Imaginons que pendant ces 20 ans, l’inflation ait été de 3% par an.

Au bout de 20 ans, vos 180 000 € valent 96 716€ de 2026.

Donc, déflaté, votre patrimoine est en moins value et vous avez cependant payé de la CSG sur la plus value.

Ce raisonnement, je ne le vois nulle part…car nous avons perdu la culture de l’inflation.

Finalement tout le monde est content …

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Il n’y a point de stagflation, ni de crack obligataire d’ailleurs (elles étaient à combien les OAT jadis ?) Si on commence à faire les Touati et Cie, en posant plein de scénarios noirs (stagflation, crack obligataire, faillite de l’état français, chute des métaux, parité euros-dol, chute du marché action…et j’en passe), on finit toujours par avoir raison un jour (le pauvre ça fait 5 ans qu’il attend d’avoir raison, il peut encore attendre).

Posons les faits : le marché obligataire est un marché sage. Il réagit logiquement à un contexte d’incertitude. Donc il se gonfle à court terme et il se dégonflera à moyen terme (les états sont très fort là-dessus, avec les baisses des taux court, quantitative easing, baisse des bilans…etc. ils laisseront jamais leur monnaie s’effondrer ni l’inflation s’installer durablement, ils en sont doués).

Le marché action quant à lui n’est pas moins intelligent : la macro va bien, la micro encore mieux, les résultats du 2ème trimestres sont stratosphériques, y compris en Europe. Donc c’est logique que le S&P, le Dow, le CAC, le DAX les Euros Stoxx sont tous à leur plus hauts historiques, la tech a quasiment effacé toutes ses pertes du mois de juillet. Alors pas la peine de chercher des poux là où ils n’existent pas. Les fondamentaux sont là et sont incontestables.

Ceux qui attendent une chute, elle n’arrivera que lorsqu’ils ne l’attendent plus. Pendant ce temps là, je suis vacciné, je renforce à chaque baisse. La dernière en date la semaine dernière. Il ne me reste plus que quelques 8% de mon cache à déployer au prochain coup de gueule de TACO :slight_smile:

Un krach est une baisse soudaine de 20%.

C’est ce que nous avons constaté par exemple sur le 10 ans US, le 10 ans FR, l’or, l’argent…

Ca n’a rien à voir avec la question rationalité/irrationalite ou evolution ponctuelle/durable.

C’est un calcul mathématique que chacun peut faire en prenant les valeurs au 27 février et celles apres le dernier rapport de la FED.

Pour illustrer le risque obligataire dans les 20 ans à venir et qui nous motive à une protection sur l’or.

Rapport du 4 mars de l’OCDE intitulé "Soutenir la résilience d’un marché de la dette sous une tension croissante".

Écris juste avant le mini krach.

https://www.oecd.org/fr/publications/2026/03/global-debt-report-2026_59d2d627.html

"78 % : La part des emprunts contractés par les administrations des pays de l’OCDE en 2026 qui serviront à refinancer la dette existante.

Le coût croissant de l’emprunt à long terme accentue les risques de refinancement à court terme"

Mon analyse :

  • La spirale classique du surendettement où les nouvelles dettes ne servent qu’à payer les échéances
  • La gestion à courte vue où, pour maîtriser le service de la dette, les Etats émettent des obligations courtes, D’où une accélération des échéances
  • Hors rapport : la dette française est très appréciée car le recouvrement de l’impôt est efficace et l’épargne privée abondante (sur laquelle en fait est indirectement gagée la dette publique = en cas de catastrophe financière, il suffit d’une mesure d’ordre fiscale pour redresser la situation en une nuit)

Justement, nous n’avons pas eu une baisse soudaine de 20% sur les obligations. Les taux ont augmenté de 20% entre leur plus bas de fin février et leur plus haut de fin juillet (du moins pour l’instant), ce qui les ramène sur des niveaux de 2023. Par contre les obligations déjà émises n’ont baissé en valeur que de maximum 5%. Idem pas de véritable renversement de politique monétaire à ce jour, juste un arrêt des baisses de taux avec quelques ajustements.

Le véritable krach obligataire et renversement de politique monétaire était en 2022/2023 où les taux ont été brutalement multiplié par 4 (approximation mathématique pour les taux européens qui sont partis d’un niveau négatif en 2021). Dans ces conditions, les obligations ont effectivement perdu plus de 20% de leur valeur.

L’ancienne obligation perd de la valeur sur le marché secondaire jusqu’à ce que son rendement facial devienne égal au taux actuel du marché.

Le taux et le prix évoluent strictement et mathématiquement dans une relation inverse.

Règle de la sensibilité : dans votre portefeuille obligataire, La baisse exacte dépend de la duration (la maturité restante) : plus l’échéance est courte, plus la chute du prix est faible.

Bien entendu oui, la valeur sur le marché secondaire va s’ajuster en fonction de la différence entre le taux au moment de l’émission et le taux actuel. C’est juste le calcul qui est incorrect pour considérer un krach, car une hausse relative de 20% du rendement ne va pas faire chuter strictement de 20% le cours d’une obligation déjà émise, sauf à considérer une duration extrêmement longue de plus de 30a.

Si on prend l’exemple d’une OAT 10a avec une duration résiduelle de +/- 8a qui est généralement représentative, une hausse de 20% des taux ne la fera baisser que d’environ 5%. Il aurait fallu une hausse beaucoup plus conséquente (en pourcentage ou en valeur absolue) pour être dans une situation de krach comme on l’a connue il y a 3ans.

On est passé de 3.2. % ( au 27 /02/2026 ) à 4% au max sur l 'OAT 10 ans . Ca fait un écart de 0.8 % . La duration moyenne étant de 8 ans , ca fait une baisse de 0.8 * 8 = 6.4 %

On est très loin d 'un krach obligataire !
Je valide donc ton raisonnement . D 'ailleurs personne dans la presse économique ne parle de krach oblig en 2026 car il n 'y en a pas sauf ici ! :slight_smile:

D 'ailleurs au passage , si on a 6.4 % de baisse au max sur l 'OAT 10 ans , on a beaucoup moins sur les fonds corporate qui ont des durations autour de 3 à 4 ans , qui ont surtout des coupons qui tombent, ce qui compense en partie la perte de valeur des obligations qui composent le fond . Par ex Carmignac 2031 a perdu au pire 0.7 % sur ses plus hauts cette année . Alors qu ‹ en 2022-23 c › était une vraie boucherie car c était un vrai krach pour le coup .


Vu ça récemment, j’ai pensé à votre post :slight_smile:

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Merci.

Ca me rassure sur le fait que tout le monde n’est pas aveugle.

Tout le monde sait que l’inflation réduit la valeur du placement mais peut se rassurer en prenant des actifs réels (actions, immobiliers)… en oubliant l’effet taxes !