Le CAC ne perd que -2,95% depuis le début de l’année.
On pourra dire qu’avec la hausse attendue de ce jour, il ne s’est rien passé depuis le 28 février, on oublie tout et repart d’où on était restés.
Circulez, il n’y a plus rien à voir après cette belle victoire.
Quelle décorrélation entre la finance et l’économie réelle…
-2,95% et avec la hausse d’aujourd’hui, ce sera effacé!
Pourtant :
1- Le niveau du 1er janvier était très élevé, avec une progression en ligne droite depuis le Libération Day
2 - le contexte actuel est grave et surtout incertain puisque nous ne savons plus rien sur les fondamentaux : PNB, inflation, rupture des chaînes d’approvisionnement, prochaines récoltes…
J’apporte seulement une toute petite nuance : la baisse serait à calculer à compter du 27 février.
De mon côté, je préfère garder mes fonds €, celui de Spirica sur lequel j’avais mis en juillet 135000€ me rapportera environ 3% plus 1,2% de bonification jusqu’au 31 décembre, soit un niveau globalement proche de ce que j’estime que sera l’inflation. Je reste bien au chaud avant de voir les pays qui s’en sortent et ceux qui vont déguster.
Le dollar va reprendre son trend baissier provisoirement suspendu par le débouclage de positions et le besoin de pétrodollars.
Ça ouvre un rallye sur l’or, et plus encore sur les mines d’or puisque l’extraction est consommatrice d’énergie.
L’or avait fortement chuté et connu son jour de panique le 25 mars ce qui pour moi a été le signal d’achat. Les anciens traders au jour le jour du bitcoin s’étaient rué sur l’or en décembre et janvier entraînant un marché purement spéculatif. Là ces acheteurs sont peut-être dégoûtés et ne viendront j’espère plus perturber un marché de l’or qui concernait jusqu’alors des banques centrales et particuliers en recherche d’une couverture de très long terme.
L’or n’est pas une valeur refuge mais un outil de diversification : sa corrélation avec le marché action est faible.
Oui mais c’est toujours comme cela.
J’ en ai connu sur ce forum des Hervé au carré qui nous annoncaient la chute des marchés et à chaque fois ca ne se passait pas comme prévu.
Je l’ avais dit en début de crise.
Philippe, c’est ce que dit Norayk : « Quelle décorrélation entre la finance et l’économie réelle… »
Il n’y a aucune raison que le marché soit au-dessus du 1er janvier, pourtant il l’est (personne ne connait l’impact physique de la crise), donc je reste à l’écart dans l’attente des résultats du T3, sauf sur certaines zones riches en matières premières et sur l’or
Ai je dit le contraire?
Bon de mon côté je n’avais rien vendu pendant toute la crise. C’est déjà un bon point…par contre quand je vois les cours aujourd’hui, j’ai le regret de ne pas avoir poussé la chose jusqu’à recharger…trop attendu un « un peu plus bas » et pourtant j’avais anticipé/intuité que trump annoncerait un report de son bombardement.
Hervé en revanche je n’ai pas compris votre stratégie de vendre y compris les petites lignes. Ça avait déjà beaucoup baissé et ça allait forcément remonter tôt ou tard ?
J’ai 9 contrats : 4 PER pour moi et mon épouse, 5 assurance vie.
Ça devient compliqué quand je veux faire le point car sur chaque contrat j’ai plusieurs ETF.
Donc là comme je considère que l’économie est durablement affecté, j’ai vendu les petites lignes de quelques centaines d’euros chacune sur les marchés européens hors nordiques, américains (je n’ai presque rien) et japonais. Sur la plupart de ces lignes j’étais en plus values car j’ai acheté le petit creux de janvier et celui de mars. Avec moins de lignes je ferai le point plus facilement.
Là je suis satisfait, je vais prendre 5% de plus et accroître mon ETF mines d’or (l’or devrait sortir gagnant à moyen termede ces montagnes de dettes US occasionnées par la guerre et la folie d’armements) et matières premières (après la baisse de ce jour, le potentiel de baisse sera réduit)
La hausse du jour est légitime, la nouvelle vaut largement les 5%.
Mais que l’Europe soit aujourd’hui au-dessus du 1er janvier, ça c’est trop fort. Sincèrement je préfère détenir une action au 1er janvier qu’au 8 avril, entre temps, sa valeur intrinsèque a chuté.
L’explication est l’envoutement des marchés par Trump. Comme les marchés savent que si baisse trop, Trump interviendra, ca baisse peu. Par peur de louper la sortie de crise, ils ne valorisent pas la crise. En gros les marchés achètent sans cesse depuis 5 semaines le rebond qui démarre aujourd’hui, sans jamais prendre en compte les dimensions physiques et économiques. Trump fascine les marchés comme Ka dans le livre de la jungle, les marchés oublient les fondamentaux.
Moi qui m’intéresse surtout à ceux-ci et veux acheter massivement pour le long terme, je suis surtout à l’écoute du nombre d’infrastructures détruites et leurs impacts sur le PNB et l’inflation.
En ces temps troubles il vaut mieux ne pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué…
J’ai fait un point de mes AV et PER depuis le début de l’année : je gagne 10 032 € soit + 4,4 %, mais comme j’ai 71,7 % sur le fonds €, ça veut dire un gain de plus de + 20 % sur les fonds hors €. Je suis très exposé aux mines d’or (10,5%), peu sur les actions hors mines d’or (11,7%), et un peu matière premières (6,1%).
Mes gains, je les ai fait sur la période du 1/1 au 27/2, depuis je suis à l’équilibre (+175€) : mes pertes sur l’or ont été compensées par les matières premières et l’achat le 25 mars des actions que j’avais vendues le 27 février avec une exposition renforcée sur Australie et Brésil.
Sinon mon petit PEE baisse de 534€ depuis le début de l’année (mines d’or achetées au petit creux de début février).
Et mon petit PEA progresse de 3 519 € (+18,53%) grâce aux actions Total et Derichebourg. Ca démontre juste que j’ai un portefeuille depuis toujours déséquilibré en matières premières et industrie.
Total des gains depuis le 1er janvier 13 017 €. Hors fonds €.
J’ai bien timé les actions (vente le 27 février et achat le 25 mars) et favorisé Emergents et Pacifique mais me suis trompé sur les mines d’or.
Au final avec peu de risques car j’avais sur la période entre 71 et 75 % sur fonds €.
Mais bon, j’aurais préféré que les marchés s’écroulent et que je puisse investir massivement pour le long terme.
Si c’est pour du long terme il n’est pas nécessaire d’attendre que les marchés s’écroulent pour investir. Un bon 10% de rabais est déjà bien
10% m’aurait suffit pour m’exposer massivement si la valeur de l’économie mondiale n’avait pas perdu 10% dans le même temps + l’incertitude s’est accrue, personne ne connait l’impact sur la croissance des prochains 24 mois.
Par exemple j’avais débuté un cycle d’achat dans le petit trou d’air du début du trimestre car il ne se passait rien sur le fonds.
« Deux superpétroliers chinois ont franchi le détroit d’Ormuz samedi »
A ce rythme là, le flux de 100 pétroliers par jour ne va pas être atteint d’ici longtemps.
Je ne suis pas pressé de me délester de mon ETF matières premières (14 522 €) ni de mes actions TotalEnergies (7 232€) !
Je reste inlassablement sensible uniquement aux informations sur les données physiques : circulation des pétroliers et des marchandises, destruction d’installations par l’Iran et l’Ukraine. Alors que les marchés actions réagissent surtout à des sentiments, surtout les Tweets de Donald Trump alors qu’il n’a pas les cartes.
1- Dans une guerre, il y a 3 acteurs : les 2 cobelligerants et la guerre qui suit sa logique propre. La guerre échappé à ses auteurs.
2- Même si l’Iran et les USA font la paix, ça ne fait pas immédiatement un pétrolier débarquant son pétrole au Japon ou à Rotterdam, ni des infrastructures réparées. Les avions ne décollent pas de Roissy avec des Tweets mais avec du kérosène extrait, raffiné, transporté.
Nous sommes toujours en pénurie et le seront encore très longtemps après le début du cessez le feu. Et rien ne dit que l’Ukraine ne poursuivra pas sa stratégie de destruction des installations ports de la mer noire et la mer baltique afin d’éviter que le monde puisse remplacer du pétrole, gaz et engrais de la peninsule arabique par des matières premières russes.
Comme les marchés sont proches de leurs plus hauts historiques, dans un climat dégradé, j’ai pris des bénéfices la semaine dernière pour ramener mes ETF actions hors mines d’or à 10 % de mes AV et PER. Sauf panique du marché, je ne reviendrai à l’achat en Europe qu’à la publication des résultats du T3.
Je n’ai plus rien aux USA (1 771€), plus grand chose en Europe (6 061 €). Jai maintenu mes positions sur l’Australie, le Brésil, les émergents dont Chine et les pays nordiques et rachèterai à la baisse.
Sur le Japon, je vois que le taux à 10 ans grimpe en ligne droite depuis novembre 2021 (il est à 2.44% !) , sortant d’une situation de taux zéro depuis des décennies en raison de la dette japonaise. Je vais bientôt accroitre mes positions actions au Japon car la hausse des taux finira par inciter les japonais à rapatrier leurs avoirs au Japon, faisant ainsi dégringoler Wall Street et le dollar.
Je ne vois aucune penurie comme tu le dis. Aucune file d’ attente à la pompe à essence. J’ ai pris l’ avion à Roissy il y a quelques jours, sans problème. Pourquoi dramatiser? Et pourquoi mettre l’ Ukraine en gras? C’est pas l’ europe qui achète du petrole à la Russie..et encore moins les produits raffinés qui ne sont pas exportés ( ce sont les raffineries qui sont touchées par les ukrainiens)
Le marché du pétrole est mondial .
Ainsi depuis 2022 l’Inde est devenu exportateur ; il achète u pétrole a la Russie, le refine et le revend et nous faisons semblant de croire que c’est du pétrole indien.
l’Arabie Saoudite importe du pétrole russe, le consomme puis vend 100% de sa production.
J’ai mis l’Ukraine en gras car elle intensifie depuis quelques semaines ses destructions d’infrastructures d’exportations énergétiques, officiellement pour que nous ne puissions pas avoir recours a ces importations en remplacement de celles du Golfe.
Mon opinion est qu’il s’agit surtout pour l’Ukraine de mettre sous pression l’Europe.
Les Etats n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts.
L’Ukraine a raison de s’en prendre a nous puisque nous avons renoncé à défendre nos intérêts.
Le lobby des aéroports européens estime qu’une « pénurie systémique de kérosène deviendra une réalité » si le détroit d’Ormuz ne rouvre pas d’ici trois semaines.
Pour la France, moins de 15% de notre pétrole transite par le détroit d’Ormuz donc le risque de pénurie est limité. Choc de prix oui mais pénurie non.
Pour les pays asiatiques c’est déjà plus problématique.
"A Davos le jeudi 22 janvier, Volodymyr Zelensky a prononcé un discours confrontationnel à l’adresse des Européens.
Pour le président ukrainien, le sursaut européen n’a pas encore eu lieu — et la faiblesse de la réponse à Trump sur le Groenland en est un signal.
Sur les actifs russes gelés comme sur les munitions, il déclare sèchement que « Poutine a réussi à arrêter l’Europe.
Sur l’Iran, il fustige des dirigeants européens « en vacances » qui n’ont pas réussi à empêcher le bain de sang.
Comment comprendre le choix d’une intervention si agressive ?
Il pourrait s’agir d’une stratégie visant à ne pas antagoniser Trump juste avant une rencontre bilatérale".
En gros, l’Europe est un paillasson pour Zelensky qui voudrait que nous nous mettions en guerre. Zelensky a raison puisque nous avons abdique de nos intérêts stratégiques, en nous infligeant un blocus des approvisionnements peu chers en gaz…
Zelensky est fort et impoli avec les faibles (Europe) et faible et obséquieux avec le fort (Etats Unis)
Guerre au Moyen-Orient : Donald Trump annonce que les États-Unis vont mettre en place un blocus naval du détroit d’Ormuz
Trump va bloquer un détroit déjà bloqué : quel est le génie stratégique qui le conseille ?