Que faire en 2017?

Cette multi-boutique qui gère 1.700 milliards de dollars explique ses convictions pour 2017
Publié le 28 Novembre 2016

Newton IM et Insight, deux des principales boutiques de BNY Mellon, annoncent leur stratégie 2017 sur les actions et les obligations.

Anne-Laure Frischlander, Directrice générale de BNY Mellon IM France.

BNY Mellon (The Bank of New York Mellon), avec 1.700 milliards de dollars sous gestion, représente à l’heure actuelle la 5ème plus grande société de gestion d’actifs à l’échelle mondiale juste derrière BlackRock, Vanguard, State Street et Fidelity Investments. En France, BNY Mellon IM est dirigée par Anne-Laure Frischlander.

BNY Mellon est néanmoins très différente des autres sociétés citées, étant caractérisée par son modèle de « multi-boutique ». BNY est en effet composée en réalité de 13 sociétés de gestion dont la principale, Insight Investment, gère à elle seule plus de 600 milliards de dollars.

Parmi les autres sociétés de gestion de la multi-boutique BNY se trouvent également Mellon Capital (341 milliards USD sous gestion), Standish Mellon AM (157 milliards), Newton IM (69 milliards), Alcentra (25 milliards) ou encore The Boston Company AM (36 milliards).

La conférence annuelle de Thanksgiving organisée par BNY Mellon à Paris était notamment l’occasion d’en savoir plus sur les convictions d’investissements d’Insight et de Newton IM sur les marchés obligataires et les marchés actions.

Marchés obligataires : les convictions d’Insight

Insight Investment, spécialisé sur la gestion obligataire, a continué de voir ses encours s’envoler en 2016, avec désormais 626 milliards d’euros sous gestion fin septembre contre 550 milliards fin 2015, à comparer aux 126 milliards de la fin 2010.

Pour Andrew Wickham, Directeur adjoint de la gestion obligataire chez Insight, « Le défi pour l’année prochaine sera de gérer de l’argent dans un probable contexte de hausse des taux » sur les obligations d’Etat, notamment lié à la mise en pratique du programme de Donald Trump.

En effet, « La Fed devrait relever très progressivement ses taux dans le sillage de l’élection américaine », ce qui influencera naturellement le marché obligataire. Ainsi, pour l’an prochain, « Les principaux risques concerneront la normalisation des rendements des marchés développés ».

Malgré cela, « L’intervention des banques centrales devrait permettre de soutenir globalement les marchés du crédit », c’est-à-dire des obligations d’entreprises, estime Andrew Wickham, et cela « même si les obligations d’entreprises éligibles au programme de la BCE commencent à paraître surévaluées ».

Par ailleurs, « Nous restons optimistes sur les obligations émergentes » a-t-il souligné.

Dans ce contexte qui se complexifie pour les marchés obligataires, Andrew Wickham a insisté sur l’idée que « Les stratégies d’absolute return trouveront tout leur sens » en 2017.

La stratégie d’absolute return obligataire d’Insight se caractérise par le fait d’« investir sur l’ensemble de l’univers obligataire » (emprunts d’Etat, obligations indexées sur l’inflation, obligations émergentes, devises, crédit investment grade, ABS, high yield…), éventuellement en position « short » sur certains de ces actifs, avec pour objectif de dégager à long terme un rendement brut de frais correspondant à la rémunération du cash +3%.

Marchés actions : les convictions de Newton IM

Newton IM, avec 63 milliards d’euros sous gestion fin septembre 2016, est pour sa part une boutique de gestion plutôt spécialisée sur les marchés actions, bien que la gestion obligataire fasse également partie de son expertise.

Pour Raj Shant, Gérant actions internationales chez Newton IM, « Les sujets politiques représenteront un challenge pour l’année prochaine » sur les marchés, notamment en Europe avec la « montée des partis eurosceptiques » dans un contexte de « faible reprise économique ».

Face à la conjoncture économique poussive, « Les gens veulent des réponses faciles, mais il n’y a pas de réponse facile » a-t-il souligné, jusqu’à ironiser : « If Trump is the answer, please tell me what the question was ! ».

À cela s’ajoute le fait que « Le monde a désormais plus de dettes qu’en 2007 ». Pour le gérant, la hausse de l’endettement des entreprises, du crédit à la consommation, du crédit automobile et des prêts étudiants aux Etats-Unis est symptomatique du « grand retour des excès ».

Dans ce contexte, pour Raj Shant, la solution en termes d’investissements pour l’an prochain consiste à « parier sur des entreprises solides qui versent des dividendes réguliers », de manière à assurer un rendement capable de porter ses fruits à long terme. En effet, « Au niveau mondial, les rendements du dividende sont attrayants par rapport aux autres sources de revenus ».

Répondant à une question du public, le gérant a souligné que « Les entreprises qui versent de bons dividendes ne sont pas trop chères » en Bourse, contrairement à ce qui se dit souvent.

L’expertise de Newton IM sur les marchés actions est notamment mise en œuvre à travers le fonds BNY Mellon Global Equity Income Fund (+6,83% YTD), distribué en France.

Très transparente dans sa sélection de valeurs, Newton affiche dans la plaquette de ce fonds ses principaux paris sur des valeurs comme Microsoft, Procter & Gamble, Western Union ou encore Cisco Systems. A noter que le fonds n’est investi sur aucune des « GAFA » (Google, Apple, Facebook, Amazon), ce qui permet notamment au fonds d’avoir un historique de performance moins volatil que le FTSE World, pris comme indice de référence.

Bonjour PVT83,
2 remarques :

  • si on n’arrive pas Ă  baisser le chĂ´mage, on ne produira pas assez de richesses en France par rapport Ă  nos besoins. Et c’est carrĂ©ment le maintien des retraites actuelles qui sera impossible, avec de fortes baisses en vue.
  • la hausse de la CSG s’appliquera Ă©videmment aussi au capital
  • actuellement, la CSG sur les retraites est de 7.4%. Elle est de 15.5% sur les plus-values.

Si je résume les 16 risques probabilisés… on arrive à 500% de risques
soit encore 5 risques avérés autant dire que AMUNDI annonce UNE ANNEE 2017 CATASTROPHIQUE

Khan, Oui je sais bien que pour que les 16 risques arrivent il faut les multiplier.

Mon propos n’est pas que les 16 arrivent.

Mon propos est de dire que si on retient les proba proposées pour chacun des 16 risques,
en cumul (c’est pour cette raison que j’additionne) on arrive à 500%
soit une espérance mathématique de 5 risques (ce qui est énorme)
Vu le contenu des risques, on peut dire 2017 = année catastrophique si on s’en tient aux % proposés.

Y’a pas de mal ! … en réalité la moitié de mon alloc UC’s

J’ai pour ma part compris qu’il était question dans le programme d’EM d’une taxe unique de 30% sur les revenus du capital (dividendes et PV), incluant CSG+CRDS+impôt (la répartition entre PS et impôt à l’intérieur de ces 30% importe peu)… mais effectivement pour les AVs existantes l’augmentation des PS serait bien de 1,7%.
A noter que sur les salaires, le total CSG non déductible (5,1%) CSG non déductible URSSAF (2,4%) et CRDS (0,5%) est donc actuellement de** 8%**, la CSA de 0,3% faisant elle partie des cotisations employeurs., contre donc 7,4% pour les retraites (sauf les petites), répartis entre 6,6% pour la CSG, 0,5% pour la CRDS et 0,3% pour la CSA.

[quote=René78D4]

Visiblement, aucun parti politique ne soulève cette injustice qui consiste à ne plus indexer les revenus (retraites et salaires) sur le coût de la vie. Etonnant quand même ?

D’ autre côté , CSG réduite , abattement pour frais professionnels (ca peut faire sourire) … : c’est cadeau non ?

Au moins , ceux qui y sont déjà auront gagné des années de retraite par rapport aux actifs actuels . Ca vaut bien des efforts en contre partie non ?

Et je rassure , travaillant dans un groupe du CAC 40 , nous avons eu royalement 350 € bruts d 'augmentation annuels (et ca fait plusieurs années que c 'est comme cela) .

Au final un cumul d’ injustices !

Effectivement ,j 'ai des SCPI en direct , ca servira plus tard en complément de retraite

En sorte c’est comme l 'immobilier , ca peut monter pendant des années encore

bonsoir
ça me parait, aussi un peu trop radical, comme recommandation

du coté de Yomoni, depuis le 29 /11, il surpondère l’Europe et les actions au global
perso en P8: je passe de 20% d’obligs a 13,6%

PERSPECTIVES D’INVESTISSEMENT POUR 2017 Franklin Templteton

Toujours aussi familier à ce que je vois ! … le fait de s’exprimer en anglais ne dispense pas de courtoisie, you nerd !

P’têt ben qu’oui, p’têt ben qu’non ! … ce sera peut-être l’occasion pour les plus jeunes en attente d’acquérir un palace pour une poignée de cacahuètes de faire des affaires … ou pas .

Polémique mise de côté sur la question sensible de l’immo, j’ai lu il n’y a pas très longtemps dans un article US le même genre d’inquiétude (ou d’espoir, selon le côté où l’on se place !), exprimé sur la valorisation des actions lorsque les Babyboomers d’outre-atlantique vont commencer à vendre les leurs pour profiter de leur bas de laine … qui vivra …

Et donc pour poursuivre sur l’évolution démographique et sur ses effets … que faire en 2017 ?

1- Diversifier (çà c’est vrai dans tous les cas).
2- Investir dans le marchĂ© du 4ème age (on parlait par exemple de la SCPI « Primovie Â» dans une autre file
3- … des enfants (…pour ceux qui sont encore en age d’en faire, et de subvenir à leurs besoins pendant 20-25 ou plus)

Le lien plus haut était interessant (merci Coreinvest) , mettant en relief les différences de démographie (et d’espérance de vie) d’un pays à l’autre.
Quelques remarques:
1-On peut discuter le ratio actifs/inactifs optimum: l’inactivitĂ© n’est pas uniquement liĂ© Ă  l’âge, et les actifs supportent tout autant les retraitĂ©s que les chomeurs ou les « Tanguys Â» … donc la solution simpliste disant, on dĂ©cale l’age de la retraite jusqu’à obtenir le bon ratio est loin d’être la rĂ©ponse Ă  la pyramide des ages.
2-Le raisonnement est à vases clos… hors il y a du mouvement d’un pays à l’autre (souhaité comme par Angela Merkel pour compenser la démographie déclinante en Allemagne par l’accueil de jeunes migrants, ou rejeté par d’autres qui veulent élever des murs pour l’empêcher) … un élement à considérer également.

Pour calculer la probabilité que les 16 risques surviennent, il faut multiplier les probabilités, pas les additionner…

Et ce n’est pas qu’un risque survient qu’il y a nécessairement krach derrière (cf Brexit, élection de Trump, remontée des taux de la FED, etc., en 2016…).

Bref, chacun prĂŞche pour sa paroisse
Entre petits fours et coupes de champagne
Elle est pas belle la vie de gestionaire de fonds
En admirant les joailliers de la place VendĂ´me ?

Matières premières : la demande va faire remonter les cours en 2017

Les cours des produits énergétiques devraient enregistrer une sensible remontée de leurs cours dans les prochains mois selon la Banque mondiale. Alors que les prix des produits agricoles devraient continuer sur la même tendance que l’année précédente, les produits énergétiques et les métaux devraient enregister une hausse assez importante en raison notamment d’une forte demande dans un contexte d’offre relativement tendue.

Enfin une petite fenêtre d’éclaircie pour l’économie africaine en ce début d’année marqué par l’amplification des incertitudes et la poursuite de la morosité qui a affecté durement le continent durant l’année qui s’est écoulée.

Les cours des matières premières industrielles notamment l’énergie et les métaux, devraient connaitre un redressement sensible en 2017, en raison d’un resserrement de l’offre et de l’augmentation de la demande. C’est ce qu’anticipe la Banque mondiale qui vient de publier son édition 2017 de sa publication trimestrielle sur les perspectives des marchés de matières premières, Commodity Markets Outlook. Selon les nouvelles prévisions, les indices des prix des produits énergétiques et non énergétiques devraient augmenter respectivement de 26 et 3 % en 2017 alors que l’indice des prix agricoles devrait rester stable. Dans les détails, le rapport fait ressortir que les prix des produits industriels qui semblent avoir atteint leur point le plus bas en 2016, devraient augmenter sensiblement cette année en raison de la forte demande et de l’offre restreinte. « Les prix de la plupart des matières premières semblent avoir atteint leur plus bas niveau l’année dernière et sont en bonne voie pour remonter en 2017 », a fait remarquer John Baffes, économiste senior et auteur principal du périodique Commodity Markets Outlook pour qui « des revirements dans les politiques pourraient toutefois infléchir cette tendance ».

La Banque mondiale qui a maintenu ses prévisions concernant les prix du pétrole brut pour 2017 à 55 dollars le baril, soit un bond de 29 % par rapport à 2016. De quoi apporter un brin d’optimisme pour les pays africains exportateurs de l’or noir qui subissent de plein fouet l’impact de la baisse des cours enregistré en 2016. Toutefois, les prévisions pour les prix de l’énergie reposent toutefois sur l’hypothèse selon laquelle les pays membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et d’autres pays producteurs de pétrole se conformeront en partie à l’accord de limitation de la production après une longue période de production effrénée.

La Banque a également révu à la hausse ses prévisions de croissance des prix des métaux et anticipe désormais une augmentation de 11 % contre les 4 % annoncés dans ses prévisions d’octobre dernier. Cette reprise des cours s’expliquerait par un nouveau resserrement de l’offre et de la forte demande de la Chine et des économies avancées.

S’agissant des prix des métaux précieux, les prévisions tablent sur leur contraction à hauteur de 7 % avec une augmentation des taux d’intérêt de référence et le ralentissement des placements refuges.

Stabilité pour les prix des produits agricoles

Tout n’est pas pour autant rose puisque selon les mêmes anticipations, les cours des produits agricoles dans leur ensemble devraient augmenter de moins de 1 % en 2017. De légères augmentations sont toutefois prévues pour les huiles et les produits oléagineux et d’autres matières premières agricoles, mais les prix des céréales devraient diminuer de près de 3 % à la faveur des perspectives plus favorables de l’offre. Cette tendance devrait apporter une bouffée d’oxygène pour les gros importateurs du continent notamment les pays d’Afrique du nord mais aussi ceux des autres pays d’Afrique subsaharienne qui paie une facture assez salée en matières d’importations de produits alimentaires de base.

Vent d’optimisme

Dans son rapport, la Banque mondiale n’a pas manqué de revenir sur l’évolution du marché des matières premières dans les économies émergentes et les pays en développement notamment les grands exportateurs de ces produits, lesquels ont été durement affectés par la contraction des cours. Ce qui a pour effet, le ralentissement de la croissance des investissements, qui sont passés de 7,1 % en 2010 à 1,6 % en 2015.

« La faiblesse des investissements, aussi bien publics que privés, freine tout un éventail d’activités dans les pays émergents ou dans les économies en développement qui exportent des matières premières » a souligné Ayhan Kose, directeur du groupe chargé des perspectives de développement à la Banque mondiale. Et d’ajouter que « la plupart de ces économies dispose de peu de marge de manœuvre pour contrer le ralentissement de la croissance des investissements et doivent donc recourir à des mesures visant améliorer l’environnement des affaires, promouvoir la diversification économique et améliorer la gouvernance pour ouvrir de meilleures perspectives de croissance à long terme ».
En attendant l’évolution de la situation pour les prochains mois, ces prévisions sont de nature à tempérer le vent de pessimisme ambiant avec lequel a débuté l’année et en partie engendrée par les perspectives de croissance assez moroses annoncées par la plupart des économies africaines. Même si les cours sont loin de leur niveau qui ont permis au continent d’afficher de taux de croissance assez reluisants, les nouvelles projections permettront assurément à certains pays de limiter la dégradation de leurs finances et ainsi la récession qui frappait à la porte de certaines économies comme les pays de la CEMAC ou le Nigéria. Cette relative embellie qui se profile devrait aussi permettre au pays dépendants de l’exportation des matières premières notamment le pétrole, de disposer d’un peu de marge pour mettre en œuvre les réformes structurelles nécessaires à la diversification de leurs économies.

Et pour le moral (bis)

« Nous tablons sur une hausse de 15 % des actions europĂ©ennes en 2017 Â»

Louis Bert, directeur général en charge des gestions de Dorval Asset Management, privilégie les valeurs européennes et en particulier les financières.
Le Point.fr : La hausse des marchés ces dernières semaines vous paraît-elle exagérée ?

Louis Bert : La hausse est justifiée : elle ne nous a pas surpris. Les marchés ont pris conscience avec la hausse des taux d’intérêt que l’économie était en phase de normalisation. Que le discours sur la stagnation en Europe devenait obsolète. Le tournant a été l’élection de Donald Trump, même si les conditions au retour de l’inflation étaient déjà en place : accélération de la croissance, baisse du chômage, hausse des salaires… C’est vrai aussi en Allemagne avec une hausse des prix de 1,7 % en rythme annuel. L’enseignement qu’il faut en tirer : c’est que les taux ont atteint leur point bas et qu’il n’y a donc plus d’argent à gagner avec les obligations contrairement aux huit dernières années. D’où la décision prise déjà par certains investisseurs de vendre leurs titres et d’acheter des actions.

**Comment voyez-vous les marchés évoluer ? **

Ils devraient continuer de monter dans le sillage des valeurs financières, secteur qui a été massacré ces dernières années. Nous n’excluons pas une progression de 15 % du marché si le risque politique – l’arrivée de partis anti-européens au pouvoir – se réduit. Les investisseurs internationaux reviendront alors massivement sur l’Europe.

La hausse des taux va permettre aux banques de restaurer leurs marges tandis que l’assainissement des banques italiennes devrait se poursuivre. Après avoir été constamment revue à la baisse, la croissance des bénéfices des entreprises devrait s’accélérer notamment pour les groupes exportateurs dans les pays émergents (reprise de la croissance attendue au Brésil, en Russie…) ou liés aux matières premières. S’y ajoutent deux autres moteurs de croissance. Le change, tout d’abord, avec une baisse de l’euro par rapport au dollar favorable aux sociétés exportatrices et l’impact du mouvement des opérations de fusions et acquisitions opérées depuis 2015.

**La croissance est-elle complètement atone en Europe ? **

Elle est modeste, mais réelle, autour de 1,5 %. Nous sommes entrés dans une dynamique positive.

Hausse des taux et progression des actions sont-elles compatibles ?

La hausse des taux n’empêche pas les actions de progresser. Au contraire, elle induit une rotation des portefeuilles en faveur des actions.

Sur quels secteurs et valeurs investir en priorité ?

Les banques, notamment le Crédit agricole, les télécoms sur la thématique des fusions-acquisitions avec Orange ou Axway, le groupe Tarkett qui devrait bénéficier du rebond de l’économie russe et du développement du marché de la rénovation dans le bâtiment, des valeurs qui profitent de la hausse du dollar comme Pernod Ricard ou Cap Gemini.

La suite pour 1€

Actions Européennes : « On ne peut plus dire que ce n’est pas cher » explique ce stratégiste

Au cours des derniers mois, Pictet AM s’affichait résolument optimiste au sujet des marchés actions, mais ce ton a désormais changé.

« Nous avons été acheteurs pendant plusieurs trimestres mais nous avons commencé à prendre nos bénéfices en juin. Depuis début juillet, nous sommes neutres sur les actions » a expliqué Frédéric Rollin, stratégiste chez Pictet AM, à l’occasion d’une récente conférence dédiée à la stratégie d’investissement de la société de gestion.

Ce dernier préfère attendre « de nouveaux points d’achats » pour revenir sur les marchés, lorsque les prix des actions seront redevenus plus abordables.

Les banques centrales en ligne de mire

Cette nouvelle prudence de Pictet AM tient aux évolutions de la politique monétaire : « C’est les banques centrales qui sont aujourd’hui notre facteur essentiel de soucis » explique le stratégiste. En effet, « Malgré le contexte économique solide, les banques centrales vont commencer à agir » en adoptant une politique moins accommodante

Aux Etats-Unis, « La Fed peut continuer voire accélérer son resserrement monétaire » car « les conditions financières aux Etats-Unis se sont améliorées ». Le stratégiste envisage une nouvelle hausse des taux de la Fed en décembre prochain puis encore trois hausses supplémentaires en 2018. Ces hausses s’inscriraient dans le contexte « reflationniste » à l’œuvre aux Etats-Unis.

En Europe, la BCE continuera à soutenir l’économie l’an prochain, mais ce soutien va progressivement s’estomper. « La BCE va passer d’ultra-accommodante à accommodante » résume-t-il.

Les actions européennes sont devenues chères mais gardent du potentiel

Malgré cette évolution stratégique, les préférences de Pictet AM au sein des marchés actions n’ont pas changé : « On préfère toujours les actions européennes et japonaises par rapport aux actions américaines » explique Frédéric Rollin.

Aux Etats-Unis, ce dernier alerte sur la « complaisance » des investisseurs. « Notre indice de complaisance consiste à diviser le P/E par le VIX », c’est-à-dire la valorisation des actions par l’indice de volatilité des marchés. Or, « On est sur des niveaux très élevés aujourd’hui » signale Frédéric Rollin, cet indice de complaisance n’ayant jamais été aussi élevé depuis le début des années 1990.

En revanche, en Europe, « La croissance est tout à fait solide et les indicateurs montrent une accélération de cette croissance ». Dans ce contexte porteur, les actions européennes pourraient encore bénéficier du « relai des fusions-acquisitions ».

Le stratĂ©giste prĂ©vient nĂ©anmoins : « L’Europe, on ne peut plus dire que ce n’est pas cher. Si on reste sur ce segment de marchĂ©, c’est uniquement pour le « momentum Â» », c’est-Ă -dire pour profiter de ce mouvement d’accĂ©lĂ©ration de la croissance en zone euro.

Marchés émergents : l’optimisme reste d’actualité

Frédéric Rollin reste optimiste au sujet des marchés émergents. « L’Inde est un pays qu’on aime beaucoup » a-t-il rappelé, « même si c’est toujours un marché très cher ».

Du côté de la dette émergente, le stratégiste considère que les marchés conservent « encore du potentiel » du fait que les actifs obligataires des pays émergents « restent sur des niveaux de valorisation relativement peu chers ». Les rendements des obligations émergentes sont jugés plus attrayants que ceux du « high yield » européen, qui pourrait être quant à lui « l’une des premières cibles en cas de problèmes en Italie ou ailleurs en zone euro ».

Frédéric Rollin reste rassurant au sujet de la Chine. L’endettement chinois « est inquiétant, mais le pays est auto-suffisant et son économie est très dirigée ». Ainsi, « Le ralentissement chinois est programmé et contrôlé ». Le stratégiste anticipe une croissance chinoise conforme aux prévisions émises par l’Etat chinois d’environ 6,5% en 2017. « Un jour on arrivera peut-être au pied du mur, mais le mur est encore loin. Sur un horizon de 12 à 18 mois, normalement il ne se passera rien » estime-t-il.

Préférences sectorielles : robotique, digital, sécurité

Enfin, en termes de secteurs, « On est toujours très robotique, communication digitale et sécurité » explique Frédéric Rollin, faisant notamment allusion aux fonds Pictet Robotics (+11,69% YTD), Pictet Digital (+14,99% YTD) et Pictet Security (+8,06% YTD), quelques fonds emblématiques de la gamme Pictet AM.

« On aime aussi le secteur de l’IT », c’est-à-dire des valeurs informatiques, « qui n’est pas plus cher que les autres » affirme-t-il.

Le stratégiste reste enfin très positif sur le secteur des biotechnologies, malgré leur volatilité. « On a un bon démarrage des biotechs depuis le début de l’année. Le rallye est justifié car les résultats cliniques publiés dans ce domaine sont plutôt bons, notamment dans le domaine de la recherche génétique » a-t-il conclu.

http://www.h24finance.com/news-9962.html

En + du post du dessus, voici un autre post que j’avais oublié de poster sur Trump et la société Airbus de Toulouseuuu (avec l’accent) !

Pourquoi il faut encore prendre le train boursier de Trump

Un mois après, on peut constater que les investisseurs ont ben pris le train de l’Amérique de M. Trump. 4 % de progression pour les indices de grandes valeurs américaines et 10 % pour l’indice large Russel 2000 permettent à Wall Street d’inscrire record sur record. Le Dow Jone affiche une hausse de 4% depuis le début de l 'année, la performance étant majorée par l’appréciation du dollar dans le même temps (+2,5%).

Cet appétit renforcé des investisseurs pour les actions américaines se traduit aussi dans l’analyse des Bourses européennes. Cette semaine, des seuils techniques ont été dépassés et l’indice CAC 40, désormais en progression de 2,7 % depuis le début de l’année s’approche de 4.800 points. La hausse s’est concentrée sur les secteurs cycliques et les valeurs financières.
La Bourse de Milan remonte après le référendum

L’actualité avait pourtant de quoi mettre la tendance à l’épreuve. Le premier épisode a été le rejet du référendum constitutionnel italien dimanche. Il était attendu, mais la réaction des marchés financiers a été cependant plus que sereine : au-delà d’une réaction épidermique sur les valeurs bancaires, le mouvement général de hausse a été suivi et le MIB 100 de Milan gagne même 6,5 % en cinq séances. Le retard des valeurs industrielles depuis le début de l’année a soutenu la cote, alors que la Banque Centrale Européenne, qui s’est dite prête à agir pour soutenir les obligations d’État (et donc les banques italiennes qui portent 50% de l’encours), a finalement assuré la stabilité des marchés de taux et des valeurs financières.

Le deuxième épisode marquant de cette semaine boursière a précisément concerné la BCE qui tenait le dernier des conseils des gouverneurs de l’année. Ses conclusions ne sont pas faciles à lire, compte tenu d’une volonté de concilier les positions des partisans d’un rabotage du programme d’injections de liquidités et de la nécessité de soutenir l’économie et de favoriser l’inflation. Les achats d’actifs aux banques seront réduits de 80
milliards à 60 milliards par mois à partir d’avril 2017. Mais le dispositif, annoncé jusqu’en décembre, pourra être amplifié et/ou rallongé en cas de besoin. Par ailleurs, l’institut d’émission élargit le champ de ses achats, ramenant de deux ans à un an l’échéance des dettes rachetées et se laissant la possibilité d’acheter des obligations assurant un rendement inférieur à son taux des prises en pension (donc en perdant de l’argent sur sa propre monnaie).

La BCE a finalement recadré son objectif, une inflation durablement stabilisée autour de 2%, en constatant que les données sont loin d’être réunies en raison du taux de chômage et des surcapacités dans l’économie. Les tendances de plus forte hiérarchie des taux d’intérêt en fonction de la durée (ce qui améliore les marges des banques) et de hausse du dollar face à l’euro se trouvent finalement renforcées par ce maintien de la politique favorable à la croissance de la BCE.
Airbus : une belle décote à mettre à profit

La banque centrale prolonge à sa manière les effets Trump des marchés financiers. Ils conduisent à un nouvel accroissement des actions au sein des portefeuilles, à Wall Street, au Japon et plus encore en Europe… Les choix sont très tranchés : il faut éviter les défensives et les valeurs profitant de taux bas (immobilier, concessions, valeurs d’abonnement, …), et privilégier le cycle : industrielles, bancaires, ainsi que les exportateurs qui profitent de la tendance haussière du dollar.

**Airbus Group (code mnémonique AIR) est le conseil de bourseacademy.com cette semaine. **

Le géant européen de l’aéronautique (deuxième au monde derrière Boeing) est une valeur industrielle, une cyclique – avec un cycle cependant décalé – et une valeur dollar. 60% du chiffre d’affaires est réalisé en devise américaine pour seulement 40% des coûts.

Le carnet de commandes de près de 6.700 appareils représente dix années d’activité. C’est dire la visibilité dont bénéficie le management alors que le facteur de change a un effet positif sur les marges dans une marché mondial des avions commerciaux qui est de fait un oligopole. Les estimations de chiffre d’affaires sont très précises et la progression de près de 9 % en 2017 et de près de 14 % en 2018 permettent de tabler avec une certaine sécurité sur une avance des bénéfices par action respectivement de 27 et 38%, après une stagnation cette année et l’année dernière.
La Bourse est très conservatrice : la capitalisation représente seulement 10 fois les estimations de bénéfices pour 2018. Le potentiel de l’actions (35 % à 18 mois) est à la mesure de cette modeste valorisation actuelle. Le titre est à acheter pour le cour, le moyen et le long terme