Les marchés actions n’ont chuté que temporairement après la victoire de Mr.Trump aux Etats-Unis et la majorité des indices boursiers actions ont fini le mois en nette hausse. En particulier, le S&P 500, indice d’actions américaines, a grimpé de 7,16% en euros, aidé par l’appréciation du dollar par rapport à l’euro de 3,34%.
Le marché a ainsi intégré des attentes d’une croissance plus dynamique à la suite de l’élection de Mr Trump – aux alentours de 3%. En effet, le programme économique de Donald Trump est interprété comme étant pro-business et pro-croissance: augmentation des dépenses d’infrastructure, réduction des impôts sur les entreprises (de 35% à 15% ) et dérégulation dans plusieurs secteurs d’activité.
Les marchés obligataires ont quant à eux souffert à la suite de l’élection : la perspective d’une croissance économique plus forte pourrait entrainer une montée des taux plus rapide et les investisseurs anticipent des moins-values sur la valeur des obligations aux Etats-Unis. Les marchés émergents ont également évolué à la baisse, la politique commerciale de Mr.Trump qui s’annonce plus protectionniste pouvant être un frein à leurs économies.
Nous sommes néanmoins prudents concernant ces anticipations alors que quelques mois auparavant les marchés anticipaient une possible récession aux Etats-Unis. De plus, nous gardons en tête que Mr.Trump est élu pour quatre ans, et que, malgré un programme qui propose des changements radicaux, il pourrait manquer de flexibilité et de temps pour les implémenter.
En Europe, le referendum en Italie s’est soldé par la démission du premier ministre Matteo Renzi le weekend dernier et entraîne le pays, déjà à la traîne en termes de croissance économique, dans une phase d’instabilité politique. La mise en place d’élections anticipées en Italie fait craindre l’avènement du mouvement populiste « 5 étoiles » qui prône une sortie de l’Italie de la zone Euro. Enfin, le plan de sauvetage concernant plusieurs banques en Italie pourrait s’en trouver compromis. Néanmoins, les marchés anticipaient déjà ce résultat et ont très peu réagi à la nouvelle.
Les profils ont évolué en hausse au mois de novembre notamment grâce à l’exposition aux fonds d’actions américaines, qui ont contribué largement à la performance. En revanche, les actifs des pays émergents ont été les moins bons contributeurs autant sur la partie actions que sur la partie obligataire.